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Les banques mutualisent des services

Par L'Economiste | Edition N°:1926 Le 28/12/2004 | Partager

. Sept chantiers informatiques pour moderniser les prestations. C’est celles-ci qui intéressent le plus la clientèle . La modernisation des systèmes de paiements au cœur des projets à lancerPratiquer la banque autrement. Imaginez que vous encaissez immédiatement de votre banque un chèque tiré sur une agence installée dans une autre ville. Imaginez encore que vous effectuez des placements financiers indifféremment de votre réseau bancaire. Imaginez enfin que l’on vous donne la possibilité de régler vos achats, factures de téléphone ou d’électricité en ligne, via Internet. Tout cela dans des conditions de sécurité maximale et à des coûts faibles. Les banques y travaillent pour 2005, dans le cadre d’une réflexion menée actuellement par le Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM). L’idée est de mutualiser les chantiers informatiques communs susceptibles d’amener ces changements, qui tardent à venir. Chaque banque ne perçoit pas encore l’utilité de se lancer individuellement dans de tels projets puisque le niveau d’activité ne justifie pas de tels investissements. C’est pourquoi “la mutualisation apparaît comme une alternative d’accélérer la modernisation des activités et services bancaires, comme elle permet de renforcer la sécurité de place dans le cadre de la réglementation prudentielle qui se prépare”, souligne le GPBM.Deux groupes de travail, constitués pour l’occasion, ont identifié sept activités qui ne sont plus aujourd’hui des domaines de concurrence entre les banques. Il s’agit de la prise en charge des réglementions relatives aux accords de Bâle II, au dispositif antiblanchiment d’argent, à la généralisation du système interbancaire de télécompensation et à l’éditique (relevés bancaires, chéquiers et toutes les correspondances des mouvements bancaires). Mais également l’exploitation de plateformes communes d’Internet et de réseaux de télécommunication pour le développement de nouvelles activités en ligne et des prestations relatives au plan de continuité d’activité (back up). Il s’agit enfin de mutualiser les différentes acquisitions stratégiques, comme les guichets automatiques bancaires ou encore le développement des services collectifs de monétique. De la réussite des projets listés dépendra en fait la concrétisation de différentes réformes bancaires en cours, à travers notamment la facilitation des échanges en ligne d’informations, selon des référentiels communs. Un aspect qui revêt toute son importance par exemple dans la traçabilité des opérations pour la lutte contre le blanchiment d’argent. Un dispositif qui, dès son entrée en vigueur, exigera des banques la capacité d’identifier l’origine des mouvements de fonds et détecter les masses des transferts illégaux. Cette tâche, qui devrait être industrialisée pour une meilleure lecture des transferts interbancaires, ne peut être faite que lorsque les systèmes d’informations respectifs des banques permettront l’échange en ligne de données, selon des référentiels informatiques communs. Les procédures de télécompensation s’en trouveraient également simplifiées. Les réseaux bancaires qui devront être équipés de ce dispositif pourront effectuer mutuellement des transferts en ligne dans des délais beaucoup plus courts qu’aujourd’hui. Peut-on imaginer qu’il faille encore plus de 15 jours pour encaisser un chèque ou effectuer un transfert entre les réseaux bancaires de deux villes! Jusque-là, c’est l’hétérogénéité des schémas directeurs informatiques des banques qui retarde cette évolution des plus élémentaires dans les systèmes de paiements comparables. Les réseaux de télécommunication interbancaires concernent le développement du commerce en ligne ou encore les opérations de placement. Cela pourrait encourager l’investissement en Bourse ou dans les OPCVM quels que soient le réseau et les filiales spécialisées bancaires. Du côté de la réglementation prudentielle introduite par Bâle II, dont une bonne partie concerne la sécurité de place, le GPBM insiste sur la nécessité de mutualiser les coûts lourds de développements aussi bien au niveau industriel que conceptuel. Les projets de mise en place des systèmes de gestion des risques financiers et opérationnels au sein des banques n’ont pas encore abouti. En raison notamment de la difficulté d’investir dans les applications et process nécessaires à la gestion industrielle des activités. Une réflexion commune devrait accélérer le processus. Cela est facilité par le fait que les banques opèrent dans le même système et sont confrontées pratiquement à des risques identiques. Déjà, des projets communs sont lancés dans ce sens, comme la centrale des incidents ou de bilans. L’objectif est que soit facilitée la distinction entre bons et mauvais payeurs au niveau commun et non individuellement par les banques.B.E.Y.

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