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Politique

Le G77 adopte la «Déclaration de Marrakech»

Par L'Economiste | Edition N°:1667 Le 22/12/2003 | Partager

. Il faut renforcer la coopération Sud-Sud sans oublier le Nord. Le développement des pays du Sud leur incombe en premier lieu Le développement des pays du Sud n’incombe qu’à eux. C’est la première conclusion que l’on peut tirer du texte de ce qui a été appelé «Déclaration de Marrakech». Réunis au plus haut niveau trois jours durant dans la ville ocre, les pays du G 77 et la Chine ont clos leurs travaux vendredi dernier par l’adoption d’un projet de texte qui appelle à la consolidation de la coopération Sud-Sud. Le document qui insiste sur la nécessaire reconnaissance de «l’importance de la compréhension et du partenariat avec le Nord», rappelle que c’est aux pays du Sud de veiller à leur développement. C’est à eux qu’il «incombe en premier lieu». La «Déclaration de Marrakech» constitue, en fait, une «continuation des recommandations » du premier Sommet du Sud (La Havane, avril 2000). Elle vient confirmer la volonté des 133 membres du Groupe, de donner à la coopération entre leurs pays, la place qu’elle mérite dans un contexte de mondialisation galopante. Son renforcement est devenu plus qu’une nécessité et n’est nullement une option mais un impératif. Ce dernier devrait, logiquement, «compléter la coopération Nord-Sud en vue de contribuer à la réalisation des objectifs du millénaire concernant le développement».Aussi, les pays membres s’engagent-ils à « renforcer la coopération dans tous les domaines, notamment en matières de technologies de l’information et de la communication, de commerce, d’investissements, de finances, de gestion de la dette, d’agriculture, d’eau, de santé et d’éducation» et, évidemment « dans tout ce qui a trait aux relations Nord-Sud».Il est certain que les recommandations de la Conférence de Marrakech n’ont pas un caractère «obligatoire» pour l’ensemble des pays membres. Mais elles fournissent matière à réflexion autour du développement. Ce dernier, notent les observateurs présents à Marrakech, reste tributaire «d’une réelle volonté politique des gouvernements et des groupements régionaux». Le bon sens édicte à ces derniers d’aller aux devants du renforcement d’une coopération Sud-Sud avant d’aller vers une coopération Nord-Sud tous azimuts. Les défenseurs des regroupements entre pays du Sud trouvent dans cette thèse, la «meilleure manière de gérer comme il se doit la réaction face à certaines positions économiques, hautement protectionnistes, de certains pays du Nord». La Conférence de Marrakech pourrait apporter quelques éléments de réponse à la confirmation de l’existence de cette volonté politique tant souhaitée et recherchée. En effet, dans la «Déclaration de Marrakech», les pays membres se sont «engagés à consolider l’échange des ressources, des expériences et du savoir-faire dans cet espace afin que la coopération Sud-Sud contribue à l’essor économique et au développement soutenu des pays en développement». Ils n’ont pas, non plus, oublié de convenir «d’œuvrer pour assurer une complémentarité entre les modalités de la coopération Nord-Sud et Sud-Sud qui devraient converger vers les mêmes objectifs de développement».Cependant et malgré cette volonté de consolider la coopération entre les pays du Sud, on continue à «lier les succès ou les échecs enregistrés dans les échanges interrégionaux aux effets de la conjoncture internationale qui a un sérieux impact sur les politiques et stratégies de développement». Ce constat renforce toutefois les défenseurs des regroupements Sud-Sud dans leur conviction de la « nécessité d’une coopération directe entre les pays du Sud, laquelle coopération doit prendre en considération les intérêts des pays en développement». D’autant plus que les «économies de ces pays ont été désavantagées par la globalisation» qui les met dans de «nouvelles difficultés financières et sociales» qui les empêchent d’atteindre le développement escompté. C’est pourquoi la «Déclaration de Marrakech» insiste sur le fait de leur accorder «des facilités dans le système global des préférences relatif aux accords du commerce international». La même déclaration a « enregistré avec satisfaction que la proximité des marchés, la similitude des produits et les affinités culturelles» qui sont des facteurs non négligeables « à même d’offrir aux investisseurs de grandes opportunités et d’énormes avantages pour s’implanter dans les pays en développement».La Conférence de Marrakech aura donc accompli sa mission: dégager un consensus sur la nécessaire volonté politique d’oeuvrer dans le sens du développement et du renforcement de la coopération entre les pays du Sud. Elle aura également permis aux pays de membres de se concerter sur les moyens à mettre en oeuvre pour tirer les pays les moins avancés de leur situation précaire. Justement, la coopération semble être un moyen plus qu’efficace pour atteindre cet objectif. Jamal Eddine HERRADI

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