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Economie

Larache/transports urbains
Polémique autour de la gestion déléguée

Par L'Economiste | Edition N°:2089 Le 18/08/2005 | Partager

. Le Conseil municipal résilie le contrat qui le lie à la société délégataire de transport . Le marché est attribué à un concurrent dans des circonstances troublesDigne de Kafka, l’affaire du Transport urbain de Larache. La petite ville balnéaire du Nord vit depuis quelques semaines sous le rythme d’une affaire rocambolesque. Transport urbain de Larache, société créée depuis plus de trente ans, se voit refuser l’exercice de son activité par le Conseil municipal de la ville de Larache. Le 15 juillet dernier, la société se voit assignée par courrier d’arrêter toute activité. La lettre, qui émane du premier vice-président du Conseil municipal de la ville, dénonce la “situation illégale de la société qui travaillerait sans autorisation depuis 1998”. Faux, rétorque Abdelilah Lahyani, gérant de la société Transport urbain de Larache. La licence d’exploitation a bel et bien été prorogée en 1998 par une lettre émanant du même conseil, sur la base du cahier des charges du transport urbain, dûment contresigné par le ministère de l’Intérieur, pour une dizaine d’années, et n’arrivera à échéance qu’en 2008. Toute révocation doit être notifiée par écrit, après plusieurs avertissements, et surtout, elle doit disposer du visa du ministère de l’Intérieur, précise le cahier des charges du transport urbain. En plus, la nouvelle société doit prendre en charge le matériel roulant et l’ensemble des employés de l’ancien délégataire, ce qui n’a pas été fait. Le 5 juillet, une lettre du Conseil municipal, signée par le même premier vice-président, fait demande à la Société de transport dirigée par Lahyani de réserver un bus pour le transport des enfants des colonies de vacances de Ras Rmel, dans les environs de Larache. . Conseil provincialL’opération s’étendra jusqu’au 24 août et plus de 750 enfants seront transportés. Comment la commune a-t-elle pu traiter avec une société en situation de transport illégal dans ce cas, note Lahyani qui avoue ne pas comprendre ce qui s’est passé. Pour l’opération, un engagement sera signé le 8 juillet par le premier vice-président du Conseil municipal. Plus encore, un bon de commande est signé le 18 juillet dernier pour le transport de ces mêmes enfants pour un montant de 60.000 DH. Ce qui n’a pas empêché la police de se pointer dès 4 heures du matin du 16 juillet et d’interdire aux bus de sortir de leur entrepôt. “Même les bus assurant le transport des ouvriers des entreprises de la région ont été empêchés de sortir”, précise Lahyani qui crie au complot. Le 16 juillet, c’est une autre société de transport, d’origine espagnole, qui prend la relève. Cette société est autorisée cette fois-ci par le Conseil provincial de Larache, qui a demandé au passage de se voir déléguer la gestion du transport urbain. Une demande acceptée par le Conseil municipal sous condition de donner son aval au cahier des charges prévu pour la circonstance. Une formalité qui n’a pas été respectée et qui placerait, selon un membre du Conseil municipal, la société espagnole dans une situation d’exercice illégal.Il y a aussi le sort d’une quarantaine d’ouvriers de la société Transport urbain de Larache qui se sont retrouvés, du jour au lendemain, sans emploi. “Leur sort a été tributaire d’une décision administrative mal réfléchie”, souligne un conseiller municipal. Cette affaire est au centre d’une polémique au sein du conseil municipal. Des élus envisagent d’annuler la décision de délégation du transport urbain au Conseil provincial.De notre correspondant, Ali ABJIOU

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