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    La surliquidité dans les pays du Golfe alimente la Bourse

    Par L'Economiste | Edition N°:1909 Le 03/12/2004 | Partager

    . 9 milliards de dollars seront générés par des souscriptions de capital . Certaines actions rapportent 4% alors que les taux bancaires n’excèdent pas 1,5 %Les énormes revenus générés dans les pays du Golfe par la flambée des cours du pétrole profitent à la Bourse, comme en témoigne la multiplication des souscriptions publiques ou ouvertures de capital déjà lancées par des entreprises ou en préparation sur le marché régional.Ces opérations devraient représenter cette année quelque 3,1 milliards de dollars, contre moins de 1 milliard de dollars en 2003, selon les analystes.Selon les estimations, d’ici à la fin 2005, quelque 9 milliards de dollars seront générés par plusieurs souscriptions publiques de capital dans les six pays composant le Conseil de Coopération du Golfe (CCG): Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar. “Les cours très élevés du brut ces trois dernières années ont produit des revenus colossaux dans la région et ces liquidités sont en quête d’opportunités d’investissement sous forme d’actions”, a affirmé Ziad Dabbas, de la Banque nationale d’Abou Dhabi.“Les opérations sur les actions ont progressé de manière spectaculaire dans tous les pays du Golfe en raison des énormes profits des entreprises commerciales résultant de l’amélioration de l’économie, de la hausse des cours de brut et de l’augmentation des dépenses aussi bien publiques que privées”, a-t-il poursuivi.Certaines actions ont rapporté plus de 4% l’an, alors que les taux d’intérêt sur les dépôts bancaires n’excèdent pas 1,5%. Rien d’étonnant donc à ce que les réponses à plusieurs souscriptions lancées récemment aient atteint des niveaux records. Aux Emirats, par exemple, les appels de capitaux lancés par Amlak Finance, Finance House et Arabian Technical Construction ont été souscrits pour des montants égaux à 33, 78 et 64 fois leurs plafonds respectifs. Même chose en Arabie saoudite, où Etihad Etisalat Consortium, filiale de l’entreprise émiratie Etisalat, choisie pour être l’opérateur de la deuxième licence de téléphonie mobile dans le royaume, a recueilli en octobre 13,6 milliards de dollars lors de l’ouverture de 20% de son capital, soit 51 fois les 267 Millions de dollars qu’elle recherchait. Selon le groupe financier Samba, il s’agit de “la plus grande souscription de l’histoire du marché saoudien”. Le nombre de personnes ayant demandé à acheter des actions d’Etihad Etisalat avait atteint le chiffre sidérant de 4,28 millions. “La ruée des investisseurs sur les actions est due aussi aux performances records des entreprises et à la crainte psychologique d’investir à l’étranger”, a expliqué l’analyste économique saoudien Ihsan Bu Hulaiga. La plupart des entreprises cotées en bourse ont réalisé des bénéfices très élevés ces trois dernières années. Mais “les craintes nées des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis persistent et les investisseurs des pays du Golfe préfèrent désormais investir dans ces pays plutôt qu’aux Etats-Unis”, a-t-il ajouté. Dabbas a confirmé que les mouvements de capitaux des pays du CCG vers les marchés étrangers étaient très faibles.Cette préférence donnée aux marchés intérieurs “prévaut non seulement dans les pays du Golfe, mais aussi à travers le monde arabe”, a-t-il dit. Les investisseurs, d’après lui, “craignent que leurs fonds puissent être gelés à tout moment aux Etats-Unis ou dans d’autre pays”. En raison du succès retentissant des dernières souscriptions et de l’appétit croissant pour les actions, quatre nouvelles souscriptions viennent d’être lancées ou le seront d’ici à fin 2004 aux Emirats.Synthèse L’Economiste

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