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    International

    La pistache iranienne en sursis

    Par L'Economiste | Edition N°:1786 Le 09/06/2004 | Partager

    . Elle contiendrait une substance cancérigène Les amateurs européens de pistaches iraniennes devraient pouvoir continuer à déguster la petite graine à l’apéritif au moins quelques mois. Le temps laissé à la République islamique pour dissiper de graves inquiétudes sanitaires, selon des responsables et professionnels iraniens. L’Iran était en émoi depuis fin avril. La pistache, fierté de la production traditionnelle nationale avec le tapis et le safran, risquait d’être frappée d’interdit par l’UE. Selon le chef de la Chambre de commerce de Téhéran, Mohammad Reza Behzadian, Bruxelles avait donné 40 jours à l’Iran, premier producteur mondial, pour prendre les mesures qui s’imposaient contre les aflatoxines contenues dans ses pistaches. Sous ce nom se dissimule une substance toxique reconnue comme favorisant les cancers du foie et des reins. Elle est produite par des moisissures se développant sur des céréales ou des arachides conservées dans de mauvaises conditions. “L’Iran s’est engagé à diminuer la contamination”, a indiqué le chef de la direction des pistaches au ministère de l’Agriculture, Behrouz Qaybi. Selon des sources iraniennes, l’UE a donné à l’Iran six mois pour réduire de 16% l’an dernier à 10% la proportion des chargements de pistaches refoulés aux frontières européennes. Les Européens l’y aideront par leur expertise, d’un bout à l’autre de la chaîne, le conditionnement constituant l’un des handicaps majeurs de l’agroalimentaire iranien. Selon les mêmes sources, les services sanitaires européens, qui contrôlent aujourd’hui toutes les cargaisons de pistaches iraniennes, pourraient ensuite ne plus procéder qu’à des inspections aléatoires. Les Iraniens savent à quoi ils s’exposent de la part d’Européens qui observent les normes les plus strictes au monde sur l’aflatoxine. En 1997, l’UE avait suspendu les importations iraniennes pendant trois mois après avoir décelé des contaminations 200 fois supérieures à la réglementation. Certes, la part refoulée est revendue dans des pays moins exigeants et à moindre prix. (AFP)

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