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La BCE ne durcit pas sa politique monétaire

Par L'Economiste | Edition N°:1944 Le 25/01/2005 | Partager

. Les taux ne connaîtront pas de hausse. Pas de grosse inquiétude sur l’inflation en 2005 Le chef économiste de la Banque centrale européenne, Otmar Issing, a laissé entendre vendredi dernier qu’une hausse de taux n’était pas imminente, en déclarant que l’institut n’avait aucune obligation de durcir sa politique et que la croissance en zone euro était encore peu vigoureuse.“Nous observons la situation et nous ne souhaitons rien d’autre que de voir l’économie croître à un rythme tel que cela nous permette d’envisager un tel scénario (hausse des taux)”, a-t-il souligné. Une manière de dire que le moment n’est pas encore venu pour durcir la politique monétaire. La BCE a maintenu la semaine dernière lors de sa réunion de rentrée son taux directeur à 2%, niveau qui n’a plus changé depuis juin.Issing a ajouté que la Réserve fédérale américaine, qui a commencé l’an dernier à durcir sa politique monétaire, et dont le taux de référence (2,25% depuis le 14 décembre) est désormais supérieur à celui de la BCE, était confrontée à une situation économique différente de la zone euro.“La Fed et la BCE agissent chacune à leur manière”, a-t-il fait valoir. L’économiste, considéré comme le dirigeant de la BCE le plus influent après son président Jean-Claude Trichet, a ajouté que la croissance en zone euro évoluait actuellement, en glissement annuel, à un niveau proche de son potentiel, défini par la BCE à un peu plus de 2%. “Cela n’est pas mal, mais beaucoup trop faible pour contribuer de manière décisive à la réduction du chômage”, a-t-il estimé. Sur le front de l’inflation, Issing s’est aussi montré un peu insatisfait. Les prévisions sur le long terme en zone euro sont en ligne avec la définition de la stabilité des prix de la BCE, à savoir une inflation légèrement inférieure à 2%. “Toutefois les indicateurs des marchés financiers, tels que celui qui ressort des obligations françaises indexées sur l’inflation, reflètent une anticipation à 5 ans d’environ 2,2%”, a-t-il relevé. Un niveau supérieur à la limite de 2% souhaitée par l’institut. “Cela doit baisser et cela va baisser”, a-t-il ajouté.Otmar Issing a également déclaré vendredi qu’il n’était pas préoccupé par les perspectives 2005 d’inflation dans la zone euro, en dépit des quelques tendances défavorables observées récemment. “Nous ne sommes pas préoccupés, mais nous avons remarqué plusieurs développements à court terme qui ont pris une direction qui n’est pas pour nous satisfaire”. Les projections en matière d’inflation à un horizon de cinq ans donnent 2,2%. “C’est appelé à changer et cela changera”, a indiqué Issing. La définition que donne la BCE de la stabilité des prix est un taux annuel d’inflation juste inférieur à 2%, et le conseil des gouverneurs de la banque a déclaré à intervalle régulier que l’inflation devrait tomber sous ce chiffre dans le courant de l’année. Les prévisionnistes de la BCE tablent sur une inflation de 1,5 à 2,5% en 2005.


Pas de projections!

Interrogé sur les propos du gouverneur allemand Axel Weber, qui a déclaré que les taux directeurs de la BCE, aujourd’hui à un plus bas historique de 2%, devraient revenir à la normale une fois que la croissance se sera installée, Issing a répondu qu’il ne faisait jamais de projections sur les taux d’intérêt. Il s’est également montré très critique vis-à-vis des discussions actuelles au sein de l’Union européenne sur la réforme du Pacte de stabilité et de croissance de l’euro. “Les gouvernements et les politiques doivent savoir clairement qu’une zone euro stable n’est pas possible sur le long terme sans un cadre solide pour les finances publiques”, a-t-il souligné.Synthèse L’Economiste

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