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    Affaires

    L’ONA fait la promo du produit Maroc à Londres
    DNES, Mohamed Benabid

    Par L'Economiste | Edition N°:1914 Le 10/12/2004 | Partager

    . Les Britanniques sont «très sensibles» aux problèmes de gouvernance. En concurrence avec les pays de l’Est européen, la Chine et l’Algérie…Londres n’est pas connue seulement pour l’humidité de son climat mais aussi pour ses investisseurs réputés difficiles. Pour faire du business dans la capitale du Royaume-Uni, le nec plus ultra en ce moment, c’est le jogging dans un square tout près de la City. Vous pouvez y rencontrer banquiers d’affaires, golden boys et avocats qui y discutent contrats et dernières recettes pour garder la forme.Une autre solution est de choisir un bon relais pour faire porter votre message. C’est la solution qu’a retenue Bassim Jaï Hokimi. Il a donc présenté le produit ONA (et le produit Maroc), mercredi 8 décembre 2004, au Travellers Club de Londres devant un parterre d’hommes d’affaires, de gens de la finance et de journalistes.L’initiative était organisée en collaboration avec la Chambre de commerce britannique au Maroc et du BCCB, une sorte de club d’investisseurs et de lobbying.«L’accès a un club comme celui-ci permet nécessairement de cibler un cercle plus large, à condition de soutenir une action permanente dans ce sens», souligne le PDG de l’ONA. Le premier groupe privé du pays a joué à fond la transparence dans un exercice pourtant périlleux où il faut concilier entre les exigences de financiers (Merryl Lynch, HSBC notamment) habituellement intéressés par les ratios boursiers ou les aspects macro-économiques et les attentes des investisseurs plutôt à l’affût des opportunités commerciales et industrielles. Derrière les chiffres et le rappel des réformes engagées par le Maroc ( avec des interventions remarquées d’Amine Benabdeslam de la Bourse de Casablanca et de Dounia Taarji du CDVM), il a surtout été question de gouvernance, un argument auquel les Britanniques sont particulièrement sensibles comme l’a confié à L’Economiste Chris McHugo de la société Discover Ltd qui gère un projet qui allie tourisme et développement durable dans le Haut Atlas. Habilement, Hokimi semble avoir donné suffisamment de gage à l’assistance. Les premiers échos sont favorables comme l’a souligné Graham Hand, président du BCCB dans une déclaration succincte, mais on ne peut plus pragmatique: «La disponibilité des informations est la clef de tous les investissements». Le Maroc n’a guère le choix que de multiplier ce genre d’opération, d’autant qu’il doit rivaliser avec maintenant les pays de l’Est (ne parlons même pas de la Chine). Pour cela, il faut poursuivre les réformes et aussi profiter d’un certain tropisme anglo-saxon compte tenu du nombre croissant de Marocains formés dans des universités britanniques et américaines. Mais il y a aussi des contraintes. Le Royaume-Uni reste dominé par l’industrie des services. Pour attirer ce type d’investissement, il faut développer davantage le marché financier. Or il ne faut pas se leurrer, la faible liquidité de la Bourse de Casablanca, même si l’OPV de Maroc Telecom a montré de réelles capacités de mobilisations, peut constituer un handicap.


    British humor

    Dans une brochure remise à l’assistance par les organisateurs du BCCB, il n’y avait rien sur le Maroc. En revanche, les détails concernant une mission de prospection du même club en Algérie du 21 au 24 janvier étaient abondamment fournis….Les Britanniques vont y prospecter sur les cinq prochaines années la construction d’infrastuctures (routes, aéroports, ports) pour un marché de, tenez-vous bien...50 milliards de dollars (soit plus d’un an et demi de PIB marocain!!!). A bon entendeur...

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