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Infrastructures
Les grands chantiers s’accélèrent

Par L'Economiste | Edition N°:1874 Le 13/10/2004 | Partager

. Pour les autoroutes, la cadence a atteint 100 km par an au lieu de 50 km . Le calendrier pour la réalisation de Tanger-Med sera respectéLA salle était comble lors de la conférence-débat organisée par la Fédération de l’énergie lundi dernier à Casablanca. L’intervention de Karim Ghellab, ministre de l’Equipement et du Transport a suscité beaucoup d’intérêt. Le ministre était très attendu pour donner sa vision et surtout rassurer les opérateurs économiques sur l’état d’avancement des grands projets d’infrastructures. Ces derniers sont estimés à 40 milliards de DH, répartis entre le port de Tanger-Med (11 milliards), le réseau autoroutier qui détient la part du lion (soit 17 milliards de DH), la rocade méditerranéenne (5 milliards), les chemins de fer (3 milliards) sans oublier l’extension des aéroports ainsi que la réalisation de stades de football. La maintenance des ports et aéroports devra également nécessiter un budget non négligeable. Globalement, «Il s’agit d’opérations visibles, contrôlables que l’on peut apprécier», estime Ghellab. Mais qui ont un effet accélérateur de l’économie. Pour le ministre, le port de Tanger-Med est une plate-forme qui devra transformer complètement la configuration du Nord. Ce dernier devient «une composante d’intégration du Maroc dans le bassin méditerranéen et l’Europe avec un terminal de 1.600 mètres linéaires». Ceci est à même d’offrir au Royaume la capacité d’une destination de prédilection des navires porte-conteneurs du marché asiatique et chinois. Selon Ghellab, l’état d’avancement des travaux ne souffre d’aucun retard, «le chantier avance à une vitesse conforme à l’échéancier et le port sera opérationnel vers mi-2007». Il en est de même pour la voie ferrée entre Tanger et Oued Rmel. Sans oublier la zone franche qui totalise 1.300 hectares en cumulant TFZ, Gueznaîa, Fnideq… «Il s’agit là d’un complexe d’une dimension de haut niveau qui permettra un réel ancrage économique au Nord», commente le ministre.Incontestablement, le programme autoroutier reste le projet-phare avec un budget de 17 milliards de DH. Sur ce registre, les travaux sont bien avancés au niveau de Tétouan et Tanger. Ces deux villes seront aussi reliées par une double voie. Dans son ensemble, le schéma prévoit un réseau reliant Agadir à Tanger et El Jadida à Oujda. Au total, près de 1.500 km sont prévus à l’horizon 2010. Auparavant, le rythme observé était moins de 50 km par an. Aujourd’hui, il est de près de 100 km. C’est désormais avec cette cadence que les travaux se poursuivront jusqu’à 2007. A ce jour, ce sont quelque 340 kilomètres qui sont en cours de réalisation. Pour Marrakech-Agadir, soit quelque 233 km, le début des travaux est prévu vers octobre 2005. Le tronçon Fès-Oujda sera réalisé à l’horizon 2010. «Le montage financier pour cette partie d’autoroute est en cours d’élaboration», précise le ministre du Transport et de l’Equipement.L’état d’avancement des travaux laisse supposer que la plupart des tronçons seront achevés en 2006. Tel est le cas pour Settat-Marrakech. Quant au contournement de Settat et le tronçon Asila-Tanger, ils seront opérationnels respectivement en mai et juin 2005.Le chantier de la rocade méditerranéenne est non moins important, car il permettra de relier les deux extrêmes Est-Ouest. La fin des travaux entre Al-Hoceima et Ras Afraou est prévue vers fin 2006. Parallèlement, le tronçon Jebha-Al Hoceima prendra fin en 2007. «La rocade constitue la colonne vertébrale du développement et du désenclavement du Nord», indique le ministre. Selon lui, l’histoire a révélé que les infrastructures routières donnent plus d’intérêt aux régions et permettent de mener de vraies actions de proximité. A titre d’exemple, Ghellab cite la route reliant Tanger à Ksar Seghir qui a donné plus de réalisme à Tanger-Med. Mais tout au long des routes, le désenclavement ainsi que la création d’un axe côtier seront d’un énorme secours pour le développement économique et la création d’activités créatrices de richesses et d’emplois, estime le ministre. Ceci passe aussi par le réseau ferroviaire. La voie reliant Taourirte à Nador devra accompagner la mise en place d’un complexe industriel et d’infrastructures à même de concurrencer le bassin méditerranéen. Le démarrage des travaux est prévu pour fin 2004 et le trafic deviendra opérationnel vers fin 2007-début 2008. Au total, le budget de la voie ferrée est de 1,860 milliard de DH, financé en partie par la BID, la BEI et l’AFD.


Cap sur le Nord

L’assistance lors de ce débat n’a pas manqué de soulever l’intérêt des gros projets qui profiteront aux provinces du Nord. Certains vont même jusqu’à prévenir contre le risque de créer un déséquilibre économique cette fois-ci au profit du Nord. A ne pas oublier aussi les provinces du Sud qui ont besoin de se doter d’importantes infrastructures, mais qui souffrent d’un manque flagrant. Côté centre, des opérateurs de la métropole craignent que les richesses de la capitale économiques ne soient réinjectées ailleurs, particulièrement au profit du Nord. Déjà, certains constatent qu’il n’y a pas de retour sur investissements en termes d’infrastructure.Amine RBOUB

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