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    Affaires

    Hokimi séduit les investisseurs espagnols

    Par L'Economiste | Edition N°:1909 Le 03/12/2004 | Partager

    . Le PDG de l’ONA a présenté le Maroc et la holding fin novembre à Madrid . Une opération réalisée avec l’appui de l’Institut Empresa Après sa rencontre avec le Medef (patronat français) en septembre dernier, afin de drainer des investissements étrangers, le management de l’ONA a mis le cap sur Madrid cette fois-ci. Accompagné de son staff, Bassim Jaï Hokimi, PDG du groupe, aura séduit le milieu des affaires espagnol, auquel il s’est adressé en anglais. “Je veux surtout attiser votre curiosité pour le Maroc”, a-t-il lancé devant un parterre de chefs d’entreprise réunis dans l’un des nombreux locaux de l’Institut Empresa. Les applaudissements fusaient de partout. Pour convaincre les opérateurs espagnols d’investir chez nous, le management de l’ONA a mis en avant la modernisation de l’environnement de l’entreprise. “Le code du travail, les projets d’infrastructure, les ALE… tous les ingrédients de réussite des investissements sont actuellement disponibles au Maroc”, a indiqué Hokimi lors de sa présentation les 29 et 30 novembre dernier. Afin d’encourager les investissements, la holding entend créer en son sein même, un fonds d’appui dédié aux opérateurs étrangers. Ce fonds leur assurera une aide, notamment pour l’accès au financement à travers Attijariwafa bank. “Nous sommes actuellement en train d’étudier et de repérer les opérations qui peuvent en bénéficier. Nous privilégierons celles d’une certaine taille et focaliserons les efforts sur des secteurs déterminés”, explique Hokimi. Pour le groupe, il n’est pas question de se disperser. En effet, l’ONA s’intéresse davantage à des secteurs tels que l’énergie, les nouvelles technologies, l’outsourcing ou encore le tourisme et l’environnement. Pour illustrer ses propos, Hokimi cite quelques exemples de “success stories” espagnoles sur le territoire marocain. Les plus connues restent certainement celles de Méditel qui appartient à l’opérateur hispanique Téléfonica et Altadis (Tabac). Dans le domaine financier et bancaire, c’est le partenariat entre Attijariwafa bank et Banco Santander (la plus grande en Espagne) qui a été mis en avant pour expliquer aux opérateurs la valeur ajoutée d’investir au Maroc. Signalons que pour approcher les hommes d’affaires espagnols, la holding a fait appel à l’Institut Empresa. Il s’agit d’une école d’affaires mondialement connue et qui met annuellement sur le marché l’essentiel des hauts cadres et chefs d’entreprise en Espagne. Bien que classé troisième parmi les meilleures “business schools” dans le monde, l’Instituto de Empresa n’est pas connu des étudiants marocains. “Il n’y en a eu que deux, voire trois ces dernières années”, affirme Celia de Anca, directrice de Empresa. Celle-ci compte beaucoup sur la visite du staff de l’ONA et sur la convention signée entre les fondations des deux entités (ONA et Empresa) pour faire connaître cette école au Maroc.


    Partenariat dans la recherche et l’enseignement

    Lors du voyage du management de l’ONA à Madrid, une convention de partenariat dans la recherche et l’enseignement a été signée par Rachid Slimi, président de la Fondation ONA et Rafael Puyol, vice-président de la Fondation Empresa. Via ce partenariat, les deux parties envisagent de promouvoir la recherche en management ainsi que tous les aspects économiques et sociaux. Les deux fondations s’engagent également à diffuser les résultats de leurs actions lors de forums internationaux. Selon Slimi, “cette convention aidera à une meilleure compréhension des réalités économiques et sociales des deux pays. Ce qui favorisera à l’évidence les échanges et les partenariats commerciaux”.


    Trois questions au PDG de l’ONA
    «La notion de champions nationaux ne décourage pas les investisseurs»

    - L’Economiste: Que pensent du Maroc les hommes d’affaires espagnols que vous avez rencontrés?- Bassim Jaï Hokimi: J’ai rencontré avec mon staff une vingtaine de sociétés espagnoles opérant dans plusieurs secteurs tels que l’énergie, la bancassurance, les services, le textile. Leurs dirigeants ont été très attentifs au climat des affaires ainsi qu’aux opportunités du business au Maroc. Un intérêt certainement ravivé par l’amélioration des relations politiques entre les deux Royaumes. Ces chefs d’entreprise ont surtout apprécié le fait de pouvoir s’informer sur la santé de l’économie marocaine. C’est d’ailleurs le but de notre mission: informer les investisseurs espagnols et étrangers en général sur l’économie marocaine et les opportunités qu’elle offre, au-delà de l’actualité des relations politiques entre les deux pays. Il convient de signaler à cet effet, que malgré des relations fluctuantes ces dernières années, les échanges commerciaux se sont maintenus et se sont même accrus. - Est-ce que les opérateurs espagnols ne sont pas découragés par la notion de “Champions nationaux” que développe la holding ces dernières années?- Non. Cette notion ne les décourage pas parce qu’ils sont familiarisés avec les grands opérateurs qui sont des leaders régionaux. De plus, nous leur avons expliqué que notre stratégie vise le leadership et non l’exclusivité. De toutes les façons, l’exemple de notre partenariat avec Banco Santander qui détient 20% d’Attijariwafa bank les rassure sur notre stratégie et sur le climat des affaires au Maroc. Il nous reste maintenant de chercher comment les attirer. Et c’est dans ce sens que nous envisageons de créer un fonds pour accompagner leur entrée au Maroc. L’ONA les assistera pendant une dizaine d’années avec une possibilité de sortir du capital après cette période. - Avez-vous abordé des sujets politiques tels que le Sahara ou l’émigration clandestine?- Certains sujets comme le Sahara ont été en effet abordés par les hommes d’affaires espagnols, mais uniquement dans leur aspect économique. Ces investisseurs se sont demandés si le problème du Sahara n’affecte pas économiquement tout le Maghreb. Puisqu’il empêche l’instauration d’un grand marché commun qui donnerait ainsi des avantages supplémentaires à la région. La question de l’émigration a également été abordée pour discuter des besoins de l’Espagne en mains-d’œuvre mais aussi des efforts à fournir afin de lutter contre la clandestinité. De notre envoyé spécial à Madrid, Naoufal BELGHAZI

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