×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

International

Hiroshima, Nagasaki, toujours la même menace nucléaire

Par L'Economiste | Edition N°:2080 Le 05/08/2005 | Partager

. Elle est de plus en plus présente avec l’Iran et la Corée du Nord . Des cérémonies seront organisées le 6 août pour la 60e commémorationIl y a soixante ans, le monde découvrait l’apocalypse nucléaire à Hiroshima et Nagasaki, premières et seules cibles de la bombe atomique, mais la menace n’a pas pour autant disparu.Capitale mondiale du pacifisme, la ville d’Hiroshima (sud du Japon) commémorera ce samedi 6 août le jour où la planète a basculé dans l’ère nucléaire. D’autres cérémonies auront lieu trois jours plus tard à Nagasaki (sud).La catastrophe s’est produite le 6 août 1945, à 08h15 exactement, à l’heure de pointe, quand le bombardier B29 américain «Enola Gay» a largué la bombe A sur Hiroshima, alors cité de garnison et port militaire. La bombe a explosé à quelque 600 mètres d’altitude, rasant instantanément le centre-ville.Environ 140.000 personnes (près de la moitié de la population de la ville en 1945) sont mortes soit immédiatement dans l’explosion, soit dans les mois qui ont suivi, des suites des radiations ou de brûlures extrêmes.Le 9 août, ce sont 74.000 personnes qui ont péri dans le second bombardement atomique sur Nagasaki.Le 6 août 2005, les «hibakushas» (survivants irradiés), de plus en plus âgés, et les hommes politiques formuleront une fois de plus des voeux de paix lors des commémorations. Le 30 juillet, un «monument-promenade» pour la paix, conçu par les Français Clara Halter et Jean-Michel Wilmotte, a été inauguré dans la ville japonaise d’Hiroshima. En inaugurant «les Portes de la Paix», le maire de la ville, Tadatoshi Akiba, a plaidé pour l’abolition des armes nucléaires.Cet ouvrage est situé le long du grand boulevard de la Paix, face au célèbre Parc de la Paix, créé en 1949 par l’architecte japonais, Kenzo Tange.D’une centaine de mètres de long, il est composé de 10 arches translucides de neuf mètres de haut, réparties sur un parvis de pierre sur lequel est gravé le mot «paix», également décliné en 49 langues et 18 alphabets.Soixante ans après Hiroshima, l’apocalypse nucléaire guette encore le monde. Les armes nucléaires continuent de menacer la sécurité internationale, comme le prouvent les crises nord-coréenne et iranienne.Pays voisin du Japon, la Corée du Nord s’est vantée en février dernier de posséder l’arme atomique. Le démantèlement de son programme nucléaire est actuellement au coeur de négociations très difficiles à Pékin, avec la Chine, les Etats-Unis, la Corée du Sud, le Japon et la Russie.Dans un entretien avec l’AFP, le maire de Nagasaki, Iccho Ito, a exhorté Pyongyang à abandonner ses ambitions nucléaires, pour le bénéfice de la région, «parce que tout le monde sait bien que ces armes sont trop dangereuses, qu’elle peuvent éradiquer la race humaine en un instant».Au même moment, l’Iran annonce la reprise de son programme d’enrichissement nucléaire, remettant en cause l’accord de Paris arraché par l’Union européenne après plusieurs mois de discussions en novembre 2004.Plus inquiétant encore pour la communauté internationale, le risque d’un «11 septembre nucléaire» récemment évoqué par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), dans l’hypothèse où l’arme atomique tomberait entre les mains de terroristes.En février 2004, le père de la bombe atomique pakistanaise, Abdul Qadeer Khan, considéré comme un héros national, a reconnu avoir procédé à des exportations illicites de technologie nucléaire au bénéfice de l’Iran, de la Corée du Nord et de la Libye.Aujourd’hui, au moins huit pays peuvent se targuer de posséder l’arme nucléaire: Etats-Unis, Russie, Grande-Bretagne, Chine, France, Inde, Israkl, Pakistan et peut-être la Corée du Nord. Il y a peu d’espoir qu’ils renoncent à leur arsenal.En mai 2005, les Etats parties au traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP), n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur une révision majeure de ce traité, entré en vigueur en 1970, qui apparaît de plus en plus obsolète.Synthèse L’Economiste

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc