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    Economie

    Hausse du carburantFortes inquiétudes chez les opérateurs économiques

    Par L'Economiste | Edition N°:2084 Le 11/08/2005 | Partager

    . Les transporteurs sollicitent des mesures d’appui . Les industriels redoutent une morosité économique . Le patronat préconise la vérité des prix, mais…La hausse des prix du carburant a encore une fois provoqué des remous auprès des opérateurs économiques et autres professionnels du transport en commun et de marchandises. Car il s’agit de la deuxième augmentation survenue en moins de 3 mois sur les prix des hydrocarbures et de la troisième en moins d’un an (cf.www.leconomiste.com). Rappelons que cette hausse, datant du 7 août, a atteint les 300 DH pour la tonne du fuel industriel et 50 centimes pour le gasoil de 10.000 PPM. Au lendemain de l’application de cette mesure, les fédérations des transporteurs, toutes catégories confondues, se sont réunies afin d’étudier les incidences sur le processus de développement de leur activité. Selon elles, «en moins d’une année, les prix du gasoil ont connu une hausse de 21%». Et d’ajouter que le gasoil est la matière première de base du transport routier. A lui seul, ce carburant représente quelque 35% du prix de revient de la profession. La Fédération nationale du transport routier (FNTR) estime que «face à des cycles haussiers de plus en plus rapprochés, et en l’absence de solutions de substitution, les entreprises de transport se trouvent au premier plan pour amortir les chocs pétroliers».Pour Abderrahim Chennaoui, de la Fédération générale du transport sur routes et ports, les opérateurs sollicitent les pouvoirs publics à réfléchir, dans le contexte actuel, à des mesures d’appui au secteur, telles que le gasoil professionnel ou encore une baisse de la Taxe intérieure sur la consommation (TIC). Pour sa part, la FNTR réclame la création à nouveau «d’un mécanisme d’indexation» et la mise en place d’un plan de sauvetage des entreprises et de l’emploi.En attendant, les fédérations ont décidé de ne pas répercuter cette dernière hausse sur les tarifs du transport. En revanche, les professionnels du transport tirent la sonnette d’alarme. «Si la situation reste inchangée, les opérateurs vont recourir à des moyens légitimes de revendications», précise un communiqué des transporteurs.Pertes de parts de marché à l’international L’inquiétude est également de mise chez les opérateurs économiques qui se disent préoccupés par les incidences de cette hausse sur l’économie nationale. Certains se sont montrés plus vigilants. Tel est le cas de Savola Maroc qui a anticipé sur la situation. «Nous avons switché du fuel industriel au butane dont les prix sont restés inchangés. Nous n’avons donc pas connu d’incidence», souligne Malik Jamalddine, directeur d’usine. Toutefois, il précise qu’au niveau de la distribution, un léger impact a été ressenti face à la hausse du prix du gasoil qui a augmenté de 50 centimes le litre.De son côté, Hassan Chami, le patron des patrons, avance que la CGEM a toujours préconisé la vérité des prix. Sauf que «le gouvernement n’applique la vérité des prix que lorsque cela l’arrange», précise-t-il. Pour Chami, la liberté des prix doit être assortie d’une visibilité sur les taxes prélevées sur le pétrole. «La logique veut que la vérité des prix soit aussi accompagnée par des comparaisons des prélèvements qui sont opérés dans des pays concurrents ou à économie comparable», ajoute le président de la CGEM. Selon un autre membre du patronat, la dernière hausse devra entraîner des conséquences néfastes sur le coût de revient des opérateurs économiques. Un handicap vis-à-vis des concurrents directs tels que la Turquie et l’Egypte, signale Hammad Kassal, président de la Fédération des PME-PMI. Parmi les premières conséquences, Kassal parle davantage de pertes de parts de marché à l’international (textile et agroalimentaire en l’occurence). Pour le président de cette fédération, «avec un prix du baril qui dépasse les 62 dollars, la hausse est aujourd’hui un mal nécessaire». Cela étant, ajoute-t-il, le plus grand danger aujourd’hui est de tomber dans une spirale inflationniste. «Le gouvernement a déjà du mal à faire face au chômage, maintenant il doit affronter le fléau de l’inflation importée. Heureusement que la monnaie n’a pas été dévaluée. Autrement, cela aurait été un suicide», souligne le président de la Fédération des PME-PMI. Une chose est sûre, et de l’avis de plusieurs opérateurs économiques, la dernière hausse des prix des hydrocarbures va entraîner un phénomène inflationniste et une morosité économique. Les professionnels parlent d’une répercussion sur les prix de revient. Du coup, le consommateur final verra son pouvoir d’achat baisser davantage. «Déjà nous avons du mal à recouvrer nos créances, avec la baisse de la demande et une stagnation de la production et donc de l’investissement, c’est au couple inflation/chômage que nous devrons faire face dans les mois à venir», précise Kassal. Aujourd’hui, les industriels prônent le retour au système d’indexation supprimé en l’an 2000 et la rupture avec la politique du coup par coup. Parmi les solutions envisagées, l’augmentation des salaires et la mise en place d’une politique énergétique cohérente inscrite dans la durée. Amin RBOUB

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