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    Affaires

    Grogne syndicale chez des pétroliers

    Par L'Economiste | Edition N°:2083 Le 10/08/2005 | Partager

    . Shell, Total, Mobil, Petrom, CMH… . Ouvriers et cadres ont manifesté lundi leur mécontentement Port de brassards, grève préventive, malaise et revendications… La tension monte d’un cran depuis quelques mois auprès de quelques compagnies pétrolières. Il s’agit particulièrement de sociétés dont les délégués du personnel sont affiliés à l’UMT (Union marocaine du travail). Avant-hier lundi, la Fédération nationale des travailleurs du pétrole, du gaz et produits assimilés, affiliée à l’UMT, a observé un mouvement de protestation afin «d’exprimer son mécontentement et sa désapprobation» au sein de plusieurs sociétés et filiales dont Shell, Total, Mobil, Petrom, CMH ainsi que dans d’autres filiales gazières (Gazber, Ouargaz, CEC…). Ce qui s’est traduit par un port de brassards général chez les cadres et ouvriers le lundi 8 août. Le mouvement a concerné les sièges, districts, dépôts et centres d’emplissage. «En fait, cette décision a été prise suite à des consultations avec la base et après la rupture du dialogue avec le management», déclare un représentant de l’UMT qui requiert l’anonymat. Selon lui, après consultation, il y avait unanimité sur la grève au lieu du port du brassard, mais le bureau fédéral a privilégié le brassard en premier lieu. «Si cette première sortie n’aboutit pas, nous comptions observer une grève préventive de 24 heures renouvelables le 15 août», ajoute la même source. A l’origine de ce mécontentement, des négociations avaient été menées par les représentants du personnel depuis le 29 janvier avec le management des sociétés concernées. Après sept réunions tenues respectivement durant les mois de mai, juin et juillet derniers, «il s’est avéré que les propositions des sociétés étaient très en deçà des attentes et aspirations du personnel et que les promesses d’une amélioration substantielle s’étaient évaporées au fil des réunions», précise le secrétaire général de la Fédération. Du coup, les deux parties campant chacune sur sa position se sont trouvées dans une impasse. En l’absence d’un terrain d’entente, la situation a dégénéré. Le dialogue a été rompu depuis le 15 juillet. La Fédération en a informé la Primature, les départements de l’Energie et de l’Emploi. Selon un représentant de la Fédération, le projet proposé par les représentants des sociétés consistait à exclure la majorité des cadres des négociations et «des augmentations générales avec des promesses d’amélioration substantielle de la situation du reste du personnel». Une manière de prendre le pouls du syndicat, commente un représentant de l’UMT. A l’heure où nous mettions sous presse, la commission administrative de la Fédération des travailleurs du pétrole décidait de surseoir au mouvement de grève, prévu pour le 15 août. Une réunion a été tenue hier, avec les représentants des sociétés pour la reprise du dialogue. Au terme de la réunion tenue hier mardi, les deux parties ont décidé de tenir une rencontre la semaine prochaine pour trouver un terrain d’entente.


    Cahier revendicatif

    Les personnels des sociétés de distribution des produits pétroliers et des centres emplisseurs, toutes catégories confondues, «espèrent, compte tenu des résultats obtenus et des efforts croissants constamment exigés tant au niveau qualitatif que quantitatif, un meilleur traitement que celui qui leur est réservé». A cet effet, ils ont élaboré un cahier revendicatif qui porte sur des augmentations de salaires généralisées (la dernière augmentation datant de janvier 2003), l’actualisation de la convention collective qui date de 1981 et ce, conformément aux dispositions du nouveau code du travail. Sur le plan social, les représentants du personnel demandent l’actualisation de l’indemnité de logement ainsi que des indemnités et fixes kilométriques, en plus des colonies de vacances et du Napht Club. A. R.

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