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Affaires

Formation professionnelle
Le blocage des CSF porte préjudice à la mise à niveau

Par L'Economiste | Edition N°:1805 Le 06/07/2004 | Partager

. Cette décision jusqu’à nouvel ordre de l’OFPPT irrite les industriels. Ils estiment que le système de FP en pâtit et retarde la mise à niveau. Pour l’Office, la suspension est effectuée dans l’intérêt du système Le scandale des dossiers fictifs relatifs aux contrats spéciaux de formation (CSF; cf. www.leconomiste.com), prend de l’ampleur. Et cette fois-ci, ce sont les industriels qui montent au créneau. En effet, la décision prise par la direction générale de l’OFPPT, de bloquer tous les remboursements des CSF ainsi que le refus d’étudier tout nouveau dossier du même type depuis le 16 avril dernier, “met tout simplement le secteur de la formation professionnelle à genoux”, s’écrie un opérateur mécontent. Selon lui, l’affaire n’est que la partie visible d’un problème encore plus grave, à savoir le malaise global qui règne au sein de l’Office. “La gestion autoritaire adoptée par la DG de l’Office est un véritable retour en arrière. Alors qu’auparavant, les procédures étaient relativement souples, la nouvelle direction a opté pour une gestion centralisée, et lourde”, ajoute-t-il. Selon Karim Tazi, industriel et président du pôle Formation au sein de l’Association marocaine des industries de textile et d’habillement, qui cogère 13 établissements de formation professionnelle avec l’OFPPT, “l’hypercentralisation de la gestion de l’Office, la perte d’autonomie des établissements de formation et la détérioration du climat social et des relations professionnelles ont conduit l’Office à une situation de quasi-paralysie”. Cette situation, poursuit-il, nuit à la formation des stagiaires mais surtout au déroulement de projets extrêmement importants pour la mise à niveau de l’Office tels que l’approche par compétence (APC) et Meda 2. Si en plus, la direction décide de bloquer les remboursements, c’est tout le tissu d’expertise et de formation qui sombre”, soutient un autre opérateur. Selon lui, plus de 300 dossiers n’ont même pas été étudiés, alors que de nombreux autres ayant déjà reçu l’approbation des comités régionaux des CSF attendent toujours le remboursement. Celui-ci avoisine les 30 millions de DH. Pour étayer ses propos, Tazi cite l’exemple de la convention signée entre le Maroc et le Canada. Il s’agit de l’implantation de l’approche par compétence dans la formation professionnelle. “Cette convention qui introduit une réforme majeure au sein du système marocain de formation a fait l’objet d’une obstruction incompréhensible de la part de la direction de l’Office”, explique Tazi. Le plus grave c’est que les deux chantiers étant étroitement imbriqués, le blocage de l’APC risque d’entraîner celui de Meda 2, qui est l’un des plus importants programmes de mise à niveau dont bénéficie le Maroc dans le cadre de la coopération avec l’Union européenne.“Le blocage a conduit à l’intervention de l’ambassadeur du Canada”, ajoute-t-il. Il convient de signaler que cette affaire a finalement connu une issue, notamment grâce au Comité conjoint de coordination présidé par Saïd Oulbacha, secrétaire d’Etat chargé de la FP, en sa qualité de président du conseil d’administration de l’Office. “Comité auquel la direction de l’Office n’a même pas assisté”, tient à préciser Tazi.Les responsables de l’OFPPT restent quant à eux très convaincus de la bonne gestion qu’ils adoptent pour les procédures des CSF. “Les délais de remboursement prenaient auparavant entre 6 mois et une année. Actuellement et depuis 2002, ce délai a été considérablement réduit pour s’établir à 45 jours”, soutient Larbi Bencheikh, DG de l’OFPPT. La décision de suspendre les remboursements, poursuit-il, est dans l’intérêt du système. “Nous avons décidé de suspendre ces remboursements afin d’assainir les dossiers restants qui peuvent aussi être entachés d’irrégularité; il en va de l’intérêt et de la pérennité de tout le système des CSF”, ajoute Bencheikh. Par ailleurs, et suite à une réunion de lecture du rapport de l’IGF sur la gestion des CSF tenue le 21 juin dernier, les représentants de l’UMT au sein des Comités régionaux des CSF (CRCSF) ont déclaré le maintien du gel des activités des CRCSF. Ils prétextent que “le rapport réalisé par l’IGF ne reflète pas ce qu’ils en attendaient”. Allégation à laquelle réplique la direction de l’Office, “l’IGF et les organes de la PJ sont des institutions de l’autorité publique. Elles sont les seules à pouvoir définir les responsabilités. Et personne ne doit s’ingérer dans leur travail”.


Deux tranches

La procédure de remboursement pour les CSF s’effectue en deux tranches. La première concerne le dossier de participation dont l’élément-clé est le justificatif de la participation de l’entreprise à la taxe de formation professionnelle. L’entreprise doit en plus apporter le plan de formation et le rapport d’ingénierie. La seconde étape est quant à elle relative à la demande de remboursement. L’entreprise doit alors présenter un dossier regroupant entre autres la facture de l’organisme formateur ainsi qu’un ordre de virement au profit de cet organisme. “Ce qui veut dire que, dans les cas de fraude, soit l’organisme formateur est impliqué dans l’arnaque, soit il n’existe même pas”, explique un expert de la FP. Selon lui, il est tout à fait possible que tous les documents du dossier de remboursement ne soient pas falsifiés. Auquel cas, la responsabilité de certains organismes de formation serait automatiquement engagée. Naoufal BELGHAZI

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