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Culture

Festival international de Marrakech Les couacs de l’organisation

Par L'Economiste | Edition N°:1913 Le 09/12/2004 | Partager

. Une logistique qui ignore les Marocains et encore plus les Marrakchis . Les critiques fusent de partout, malgré les efforts des dirigeants du festival Beaucoup de paillettes, de belles tenues, de beaux maquillages, des stars souriantes. Mais aussi des têtes d’affiche de grand calibre, de la trempe de Claudia Cardinale, Sean Connery, Filshburne, Alan Parker, Youssef Chahine et aussi Oliver Stone. De ce côté, l’organisation a fait fort et même mieux que les éditions précédentes. Ils sont tous à Marrakech pour la quatrième édition du festival du film qui se tient jusqu’au 12 décembre. Il a été probablement difficile d’attitrer autant de stars et c’est certainement au prix fort que le festival les a accueillies même si les organisateurs se plaignent “du petit budget qui leur est alloué pour organiser un si grand festival”. Un budget de 2, 5 millions de dollars en dehors des prestations en nature (hébergement, billet d’avions…).Pour certains critiques, le retour sur investissement n’est pas aussi évident. A l’inverse de Cannes, par exemple, les Marrakchis ne se sentent pas concernés. Normal, ils ne sont pas consultés. Du reste, un festival comme celui de Cannes a pu in fine réaliser son objectif. Celui de mettre en avant le cinéma français. Ce qui n’est pas le cas du rendez-vous cinématographique de Marrakech. Pis encore, les acteurs marocains d’une aussi grande production comme “Alexandre le Grand” étaient des persona non grata à l’avant-première du film.En réalité, les critiques adressées au festival de Marrakech fusent de partout et c’est presque une tradition. A Marrakech, les festivaliers sont de plus en plus mécontents et particulièrement les participants marocains, aussi bien ceux qui ont fait le déplacement que ceux qui ont tout simplement été oubliés à l’instar d’un Bachir Skirej (Cf l’Economiste.com). Idem pour quelques étrangers grands amoureux du Maroc. Ce n’est pas faute d’avoir voulu bien faire apparemment, car un Noureddine Sail et un Fayçal Laraichi se disent ouverts et tentent de réparer les dégâts, causés par une organisation qui ne tient pas compte des nationaux. C’est à une société française que l’organisation a été confiée, avec des équipes techniques, un protocole français. Du point de vue présentation, celle-ci a été presque impeccable, mais c’est la logistique qui laisse à désirer.  Au Palais des congrès, l’équipe a tout simplement ignoré les Marocains. Durant les deux premières journées du festival, aucun accueil ne leur sera réservé. La raison en sera toute simple: les chargés d’accueil ne les connaissent pas (ou ne voulaient pas les connaître) et la coordination marocaine était quasiment absente. Côté programmation, le panorama du film marocain a l’air d’être plutôt une programmation de complaisance. Preuve en est : seuls quelques films auront droit au Palais des congrès, lieu officiel du festival.


Echos

. Sauvé par la caméraHamidou Ben Messoud fut arrêté devant les portes du Palais des congrès. Motif : il n’avait pas d’invitation pour la soirée d’hommage à Sean Connery. Heureusement, que son entrée était suivie par le cameraman de TV5.   . Enigme des pastilles C’est un cafouillis total à ce niveau d’autant plus que certaines projections sont sur invitation. Autre énigme, celle des pastilles. Il y a les roses pour les journalistes, les bleues pour les invités, les rouges pour les “très invités”, des vertes, des violetles. Le traitement aux portes d’entrée dépend de la couleur. Les festivaliers, selon le jour, reçoivent à chaque fois une couleur différente.. ClansPolitique de clans. La nouvelle équipe du festival n’échappe pas à ce phénomène, comme elle n’échappe pas au favoritisme flagrant des artistes étrangers. L’organisation met en façade les responsables du CCM. Mais en réalité, ces derniers n’ont aucune responsabilité ni droit de regard sur la logistique. . Connaître le bon photographe  Il y a 4 ou 5 photographes à l’entrée officielle qui font et défont l’arrivée des invités. En en mitraillant un, les autres suivent, quel que soit l’objectif. S’ils l’ignorent, son entrée sera ratée. . Sos, salles de cinéma On l’a déjà dit : Marrakech manque de salles de cinéma. Les 65 films seront projetés dans les 3 salles. Heureusement que le Palais des congrès existe. . Productions étrangères Une autre production sera tournée au Maroc. Elle est française et comptera dans la distribution deux marocains Debbouze et Roschdy Zem. De notre correspondante, Badra BERRISSOULE

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