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Affaires

Fès: Une journée avec le wali

Par L'Economiste | Edition N°:1937 Le 13/01/2005 | Partager

. L’industrie, l’artisanat, le tourisme, l’assainissement des dossiers quotidiens. Assistance aux entreprises en difficulté Allure droite, maîtrise et confiance en soi, Ahmed Arafa fait partie de cette race d’administrateurs fonceurs. A la tête de la région Fès-Boulemane depuis fin 2002, le wali est décidément devenu une sorte de “patrimoine” dont il faut profiter. “Je suis en fin de carrière. J’ai une dette envers Fès, je dois l’honorer avant de partir”, se plaît-il à dire. A 63 ans, Arafa donne l’impression d’être beaucoup plus jeune. Son secret? Il travaille beaucoup. Et à un rythme effréné. Il est 9 heures 30 ce jeudi 6 janvier, le wali se dirige vers le Club Kahrama. Journée chargée pour Arafa. Sa première sortie en ce début d’année a été réservée au plan d’action 2005. Elus, chefs des services externes et journalistes sont au rendez-vous. “La rencontre s’achèvera vers 19 heures. “Nous allons aborder plusieurs sujets et vous allez voir que vers la fin, nous aurons une vision globale sur la ville de Fès”, confie-t-il. En fait, l’industrie, l’artisanat, le tourisme... tous les dossiers chauds figurent au menu. Les responsables du CRI ouvrent le bal. Ils présentent un bilan exhaustif. Duquel, on retient la création de plus de 428 entreprises en 2004: “Une hausse de plus de 20% par rapport à l’année précédente”. Au total, 1.143 certificats négatifs ont été délivrés. Dans ce lot, le secteur du commerce arrive en tête avec 63%. Les services suivent avec 23% des demandes. Les secteurs de l’industrie et des BTP occupent, quant à eux, le bas du tableau avec 7% chacun. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Le sujet semble être prioritaire pour Arafa. “Nous sommes conscients que Fès est un pôle industriel. Certes, il y a des secteurs qui connaissent des difficultés. Nous sommes en train de voir comment les résoudre efficacement. Les problèmes que nous pouvons régler localement seront résolus, les autres le seront au niveau central”, assure-t-il. Et d’ajouter que le CRI Fès-Boulemane anime une commission régionale de mise à niveau. Celle-ci est chargée de l’aide et de la sauvegarde des entreprises existantes. Tous les moyens sont mobilisés pour “soigner” les entreprises en crise. “Le tissu industriel de la région se renouvelle. Il peut être considéré comme le corps humain. Il y a des cellules qui naissent au moment où d’autres meurent. C’est la même chose pour les entreprises, mais il faut noter que c’est dû à l’ouverture des marchés et à la concurrence, aux problèmes de commercialisation”, explique-t-il.Il est presque 11h, l’heure du deuxième exposé qui sera consacré à l’artisanat. Sur ce volet, le wali est très optimiste. Il souligne que les produits d’artisanat fassis sont nettement meilleurs que ceux d’autres villes. “Il faut juste que les artisans aient confiance en eux et mettent en valeur leur production. Les autorités sont disposées à les soutenir”. Il est 12h30. Pause déjeuner. Les discussions ne s’arrêtent pas pour autant. Arafa, Hamid Chabat, maire de la ville, et d’autres présidents d’arrondissement se retrouvent à la même table. Une heure plus tard, on reprend. L’assainissement, l’habitat insalubre, la santé, le transport et la protection civile sont au programme de l’après-midi.  Pour l’assainissement, le directeur de la Radeef donne un aperçu de la situation. Le projet-phare est celui d’une grande station d’épuration qui sera fonctionnelle en 2012. Un projet d’envergure dont le financement sera assuré grâce à un prêt de l’AFD (Agence française de développement). Sur un autre volet, le directeur de l’Ader-Fès évoque le plan d’intervention d’urgence des maisons menaçant ruine. Un autre dossier qui préoccupe Arafa. Surtout, après le drame de l’effondrement d’une vieille bâtisse sur la mosquée Al Khayl faisant 10 morts et 5 blessés. “Nous avons tous les fonds nécessaires pour achever nos programmes, soit près de 231 millions de DH. Il faut juste respecter les délais de réalisation”, indique Arafa. Des présentations qui ont marqué la journée, celle de la Ratuf (Régie autonome de transport urbain de Fès). Le directeur de la Régie note qu’il y a des lignes qui font plus de 50 km aller-retour. Une manière de dire que si la Ratuf a enregistré un déficit de 52 millions de DH l’an dernier, c’est à cause de ces lignes “extraurbaines” et des abonnements scolaires et universitaires (plus de 40.000).S’agissant du secteur de la santé, il semble que c’est bien parti pour Fès. 2006 sera l’année de l’achèvement des travaux de construction du CHU-Hassan II. Ainsi, la ville pourra bénéficier d’une médecine de pointe. Toute la région en profitera d’ailleurs. Concernant la protection civile, le wali affirme que -ancienne médina, Jnane El Ouerd, Bensouda, Sidi Brahim et Doukkarat-, tous les sites sensibles auront leur propre caserne pour des interventions de proximité. Les exposés se succèdent. Et sur chaque volet, Arafa donne son opinion et justifie ses propositions. “Nous avons tous les moyens, tous les indicateurs sont au vert et tous les défis sont relevés pour que Fès soit à la hauteur des attentes”, dit-il. La réunion s’achève vers 20 heures. Tout le monde est épuisé. Le wali rentre chez lui. Il prépare une autre journée…


Parcours

Ahmed Arafa est né le 16 janvier 1942 à Sefrou. Après un bac scientifique au Lycée mixte de Fès, il prépare un diplôme d’ingénieur de l’Institut national agronomique et vétérinaire à Paris et un diplôme d’ingénierie rurale (infrastructures hydrauliques). Arafa a intégré le ministère de l’Agriculture et de la Réforme agraire où il a occupé plusieurs fonctions. Il a été notamment président adjoint de l’Association nationale de l’irrigation et du drainage, directeur de l’Office régional de mise en valeur agricole (ORMVA) de Ouarzazate en 1968 et du Moulouya en 1969 et directeur de l’Office régional d’investissement agricole du Gharb (ORMVAG) en 1972. Arafa a également occupé le poste de consultant de la Banque mondiale dans le domaine de la rationalisation des ressources hydrauliques, avant d’être nommé gouverneur des provinces d’Errachidia en 1985 puis d’El Jadida (1994) et wali de la région de Tadla-Azilal, gouverneur de la province de Béni Mellal (1998). Il a été de même nommé wali, secrétaire général du ministère de l’Intérieur en 1999. Arafa est marié et père de trois enfants. De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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