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Economie

Fès: Les riverains du Sebou manifestent contre le barrage Allal Fassi

Par L'Economiste | Edition N°:1667 Le 22/12/2003 | Partager

. C’est un «lâché inapproprié» qui serait à l’origine des dégâts qu’ils ont subis Suites aux inondations qui avaient frappé la région du Sebou, les agriculteurs ont décidé de réagir. «Nos terres ont été sous les eaux pendant plusieurs jours et nos pertes se chiffrent en millions de dirhams. C’est le barrage Allal Fassi, construit sur le Sebou, qui est à l’origine des dégâts. Pour réparer le tort, ce sera à la justice de trancher». En tout, ils seront près d’une vingtaine à ester en justice, cinq d’entre eux ont déjà entamé la procédure. Rappelons qu’en octobre 2000, Zouheir Chami, un des riverains le plus touché par les dégâts (200 hectares dévastés), avait intenté un procès contre la direction du barrage pour avoir fait un «lâché inapproprié». Chami a obtenu gain de cause et un dédommagement de 650.000 DH, représentant plus de la moitié de ses pertes.D’après certains agriculteurs, «les prévisions météorologiques prévoyaient de fortes pluies. En tenant compte de ce paramètre, les responsables du barrage auraient dû commencer à évacuer l’eau quelques jours avant l’arrivée de la crue». Le directeur de l’agence hydraulique du bassin du Sebou, Ahmed Belkheiri, explique que «d’abord la météo prévient 48 heures à l’avance en donnant des estimations pluviométriques en termes de millimètres et non en volume d’eau. De plus, le temps de propagation de la crue depuis le haut Sebou jusqu’au barrage est très court. Il varie entre 3 et 4 heures selon le débit. Ce temps ne nous permet pas de vidanger le barrage rapidement en lâchant par petits débits». Notons que chaque barrage possède un volume vide, ou un «creux» dans le langage hydraulique, destiné à stocker les surplus d’eau. «L’évacuation de l’eau à l’aval du barrage n’a démarré que lorsque le creux s’est rempli. Durant les trois jours qu’a duré la crue, nous avons ouvert les robinets progressivement. Le débit a varié de 70 à 525 m3/seconde maximum en fonction du débit entrant dans le barrage qui était de 600 m3/seconde. De plus, à chaque fois que nous faisons un lâché, nous en informons les autorités locales qui, à leur tour, se chargent d’aviser les riverains», précise Belkheiri. Sans le barrage Allal Fassi, les dégâts auraient été beaucoup plus importants. Le barrage a reçu en trois jours 44 millions de m3 d’eau, ce qui représente 67% de sa capacité totale. 10 millions de m3 ont été dérivés vers le barrage Idriss 1er, 8 ont été stockés et 26 évacués à l’aval de Allal Fassi.«Pour parvenir à stocker la crue, il faut garder le barrage vide, ce qui n’est pas possible puisqu’il est destiné à assurer des besoins en irrigation, en eau potable et en énergie », tient à préciser le directeur de l’agence. Allal Fassi a une capacité de stockage d’eau de 65 millions de m3. Comparativement aux apports d’eau moyens annuels qui sont de 700 millions de m3, on constate qu’il peut se remplir et se vider 11 fois dans l’année. Mouna KHAMLICHI

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