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Affaires

El Jadida: Un avocat agressé par… 3 femmes

Par L'Economiste | Edition N°:1945 Le 26/01/2005 | Partager

.Il défend les intérêts du mari de l’une d’elles dans une affaire d’adultère. Elles sont poursuivies pour coups, blessures et outrage à un corps organisé. Condamnation à des peines de prison fermeAucun avocat n’a voulu assurer la défense des 3 femmes, alors qu’une cinquantaine d’avocats du barreau d’El Jadida, solidaires avec leur confrère, le plaignant Me Hicham Karkaoui, se sont inscrits pour le représenter. “Par usage, même les avocats des barreaux d’autres villes ne voudront pas les défendre”, explique Me Youssef Wahabi, du barreau d’El Jadida. Le tribunal de première instance d’El Jadida vient de rendre son verdict dans cette affaire, lundi dernier vers 18h30. La principale prévenue, Aziza Anane, 25 ans, native d’El Jadida, était en détention préventive. Elle a écopé de 4 mois de prison ferme. Sa mère, Fatima Khayi, 46 ans, et Aziza Madi “amie de la famille”, mariée et âgée de 25 ans, native de Casablanca, ont été présentées en état de liberté provisoire. Elles ont été condamnées à 2 mois de prison ferme chacune. Les 3 femmes sont poursuivies pour coups, blessures et outrage à un corps organisé, conformément aux articles 401 et 265 du code pénal. Les faits: au cours de la soirée du lundi 17 janvier, Me Hicham Karkaoui en sortant de la Cour d’appel, a pris place à l’arrière d’un taxi pour se rendre chez lui à Saâda. A mi-chemin, sur la route de Sidi Bouzid, deux femmes ont hélé le taxi qui s’est arrêté pour les prendre. Elles s’installent, l’une à l’avant, l’autre à l’arrière. Elles reconnaissent l’avocat qui défend les intérêts de l’époux de Aziza Madi. Et ce dans le cadre d’affaires pénales d’adultère, incitation à la débauche et pour intérêts familiaux, indique Me Wahabi. Elles lui ont rappelé une intervention précédente devant le vice-procureur du Roi dans cette affaire les concernant, à l’évidence, toutes les deux. De l’avant, Aziza Anane assène à l’improviste un crochet au visage de l’avocat qui n’est pas, faut-il dire, de forte corpulence. A côté, son amie s’est jetée sur lui toutes griffes dehors pour lui lacérer le visage tout en lui donnant des coups sur la poitrine. L’avocat, tout en essayant de maîtriser les deux forcenées, demande au chauffeur du taxi, dépassé par la tournure des évènements, de se diriger vers le commissariat de police. La passagère assise à l’avant s’est alors jetée sur le volant pour stopper la voiture. Craignant un accident, le taxi s’était arrêté à hauteur d’un café. L’avocat est sorti rapidement pour maîtriser l’une des filles en attendant l’arrivée de la police. Par téléphone portable, Aziza Anane a appelé sa mère qui est rapidement arrivée sur les lieux. La police, elle, n’est arrivée qu’après deux bonnes heures d’attente qui ont paru interminables pour Me Karkaoui, raconte Wahabi. Une foule impressionnante s’était rassemblée pour assister à des scènes d’une rare violence, précise-t-il. Les coups pleuvent sur l’avocat. Tous les moyens sont bons pour le “rosser”: une planche, des coups de poing, de pieds... Mais, il ne lâche pas prise et continue à maîtriser une des femmes. Il n’a pas voulu réagir en frappant car c’est ce qu’elles attendaient pour crier à la violence contre une femme, continue encore Me Wahabi. Aziza Anane, ne pouvant se retenir, a crié à la foule que tous les avocats sont des “voleurs et des souteneurs”. Des propos accablants qui seront rapportés à la Cour par des témoins dont le chauffeur du taxi.


1 DH symbolique

Un certificat d’interruption temporaire du travail d’une durée de 21 jours a été délivré à la victime, Me Hicham Karkaoui. Traumatismes crâniens, faciaux avec oedèmes et impacts avec de multiples plaies à la face, y lit-on. En plus de contusions thoraciques avec gêne respiratoire et étouffement, mains et jambes comportant des oedèmes avec gênes fonctionnelles. Les lunettes de vue de l’avocat ont été également réduites en miettes. Et son costume en piteux état. Les avocats ont délégué Me Abdessalame Mrini pour la plaidoirie en faveur de leur confrère. Il a longuement soulevé la question de la protection de l’avocat dans l’exercice de sa fonction. Il a requis 1 DH symbolique pour le préjudice moral qui était, avait-il précisé, inestimable. De notre correspondant, Mohamed RAMDANI

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