×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Affaires

    El Jadida: Pas de “fleurs” pour les ouvriers de Prim’Rose

    Par L'Economiste | Edition N°:1907 Le 01/12/2004 | Partager

    . 400 ouvriers et ouvrières revendiquent l’application du code du travailLe bras de fer entre la direction de la société Prim’Rose et ses ouvriers dure encore. Une situation qui risque de s’envenimer davantage devant l’absence d’un réel dialogue entre la direction et ses ouvriers. Pourtant des négociations avaient commencé samedi sous l’égide des autorités provinciales d’El Jadida. Négociations qui, en principe, devaient aboutir sur un accord. Lequel accord aurait dû être validé, lundi, lors d’une nouvelle rencontre entre les patrons et le syndicat. La rencontre eut bien lieu et dura jusqu’à 22 h du même jour. Mais, finalement les deux parties se sont séparées sans avoir abouti à un quelconque accord.“Nous réclamons simplement un peu de dignité dans nos conditions de travail”. “Nos droits les plus élémentaires ne sont pas respectés et le code du travail tant vanté par le gouvernement n’est pas appliqué”. Les 400 ouvriers et ouvrières grévistes de la société Prim’Rose n’en attendent pas plus de leurs employeurs. Sur le terrain, le ton était monté d’un cran, mercredi dernier. Une intervention musclée des forces de l’ordre contre les grévistes a fait plus de 15 blessés parmi eux et conduit à l’arrestation de cinq autres par la Gendarmerie Royale d’El Jadida. Ils ne furent relâchés que quelques jours après. C’est la deuxième intervention en quelques jours.Sur les 927 ouvriers, les deux tiers sont des femmes. Ils travaillent tous pour la société depuis des décennies. Les 400 grévistes sont en sit-in permanent, depuis près de deux semaines, à travers les différentes exploitations. “Les ouvriers ne jouissent d’aucune prestation sociale, ni de la CNSS. Ils se sont fait inscrire par eux-mêmes à la CNSS depuis juin dernier. Ils ont donc bien une carte de la Caisse, mais sans valeur car les cotisations patronales n’ont jamais été versées ”, affirme un syndicaliste. La société Clémentine produit, entre autres, des tiges de fleurs coupées, essentiellement l’œillet. Cette activité a été lancée par les propriétaires au début des années 90. Quelque 300.000 tiges de fleurs coupées sont exportées tous les deux jours vers les pays d’Europe, d’Asie et vers l’Amérique du Nord. Les ouvriers travaillent depuis ces dernières semaines à 50 DH la journée pendant 8 à 10 h selon la production. “La nuit, nous travaillons pour le même salaire de 7 h du soir jusqu’à 7h du matin”, indique une jeune ouvrière bachelière. Celui qui est malade ou dans l’incapacité de travailler ne touche pas un centime, avance une vieille dame. Aucune assurance pour les accidents de travail. Des représentants des autorités locales et des inspecteurs du travail viennent sur les lieux chaque matin depuis plus de 15 jours. Du côté de la direction, les informations fournies s’avèrent contradictoires. En fait, l’on a eu affaire à plusieurs interlocuteurs et chacun y va de sa version des faits, notamment en ce qui concerne le nombre de grévistes qui ne “seraient qu’une dizaine d’agitateurs”. Mais sur les lieux, on peut aisément constater qu’ils sont bien plus nombreux. De notre correspondant, Mohamed RAMDANI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc