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    Economie

    El Jadida: Les chantiers inachevés

    Par L'Economiste | Edition N°:2082 Le 09/08/2005 | Partager

    . Des projets en suspens, d’autres abandonnés . Le centre commercial El Kalaâ, la corniche: Beaucoup de gâchis La province est en passe d’atteindre sa vitesse de croisière économique, enclenchant du même coup des mutations en profondeur. Plusieurs projets prometteurs ont été ainsi initiés et des réalisations s’installent. Pour n’en citer que quelques-uns, la grande station touristique Mazagan dont les travaux de construction sont prévus dans quelques mois, l’autoroute qui sera entièrement opérationnelle en 2006. Un atout fédérateur offrant un large spectre pour davantage d’activités structurantes. En outre, l’importance du port de Jorf Lasfar s’affirme graduellement mais sûrement. Alors Les préparatifs s’accélèrent pour l’aménagement du futur parc industriel de 500 hectares. D’autres projets sont en cours de réalisation ou à l’étude.Mais la croissance fonctionne en deux temps à El Jadida, note les observateurs. La capitale de la province est à la traîne avec plusieurs projets en suspens, avait remarqué un investisseur. Et d’ajouter que l’administration a du pain sur la planche avant d’embrayer. Les études sont encore aux stades préliminaires pour l’élaboration du plan d’aménagement de la ville. L’expansion urbanistique et les constructions s’effectuent à coup de dérogations. Des “tolérances” qui engagent des dépassements lourds de conséquences sur l’harmonie architecturale de la ville. La corniche est dans un état déplorable en cette période estivale. Le projet pour l’aménagement d’une promenade pour familles n’est pas encore près de voir le jour. La municipalité est encore à la recherche de fonds pour terminer les travaux avortés de l’année dernière. La Fédération des associations des quartiers vient de tenir son assemblée générale au théâtre municipal pour aborder les besoins de la ville. Les membres ont insisté sur la nécessité de la création de dispensaires de quartiers, le ravalement des voies de circulation ainsi que la création de nouveaux postes de sécurité dans les endroits éloignés. Ils ont aussi abordé le problème de l’éclairage public dans certains endroits urbains d’El Jadida. Sur un tout autre registre, les chantiers en cours pour la construction de 6 cafés pied dans l’eau n’arrangent pas les choses. Sans appel d’offres, deux de ces cafés ont été cédés en dehors des procédures. De son côté, le département de l’Equipement a déposé un recours pour l’arrêt des constructions non autorisées sur le domaine maritime. Trois autres cafés ont été ouverts plus loin sur la plage. Ils ont bénéficié de dérogations spéciales. Des constructions en dur qui étaient prévues pour des activités culturelles et touristiques. L’année dernière, la démolition de deux cafés a été effectuée pour libérer et harmoniser les espaces de la plage. Cette année, des autorisations pour 3 nouveaux cafés ont été accordées à des proches de l’administration de la commune. Par ailleurs, l’ouverture du boulevard Ennassr devant relier le centre-ville à la station balnéaire Sidi Bouzid n’est pas près de voir le jour. Cette route devant longer la mer et prévue pour décongestionner la circulation avait pourtant été annoncée l’année dernière. Des retards sont également constatés quant aux aménagements et au revêtement des voies du secteur 3 dont le boulevard Khalil Jabrane. Le dédoublement de la route reliant la ville à Marrakech devient aussi prioritaire. Cette entrée de la ville desservant la zone industrielle connaît un trafic routier intense. Zone industrielle qui s’étend sur une centaine d’hectares et dont les voies de circulation sont dans un état de délabrement avancé. En instance aussi, l’extension du quartier industriel qui a déjà fait l’objet de délibérations lors d’un précédent Conseil municipal. Quel sort est réservé également au centre commercial Al Kalaâ dont les travaux ont été lancés depuis plus de 2 décennies? Il a été question récemment de sa probable cession à des promoteurs privés. Les abattoirs d’El Jadida sont également loin de répondre aux normes de construction en la matière et à l’hygiène. Les installations vétustes, les conditions de travail et le transport des viandes rouges ne conviennent pas à une ville moderne. La nouvelle gare routière, en projet depuis 16 ans, est un autre chantier inachevé. L’actuelle gare est devenue inadaptée et est source d’une importante pollution dans le centre-ville. Les grands taxis s’agglutinant aux alentours rendent la situation intenable. L’éventuelle disponibilité du foncier de l’ancienne gare attise déjà bien des convoitises. Le complexe culturel, autre aberration, est en perpétuelle construction et reste un projet inachevé. Son équipement pose encore problème, dit-on. Les habitants s’interrogent aussi sur l’état d’avancement des études pour la mise en place du schéma directeur d’assainissement. Les rejets de la zone industrielle et domestiques se font encore librement vers l’océan. L’installation de stations de traitement devient pressante. La ville ne dispose pas de sanitaires publics. Les distractions et les espaces de loisirs ne sont pas non plus favorisés. Seulement, 3 maisons de jeunes pour 160.000 habitants.


    La commune vend ses villas

    Le Conseil municipal a pris la décision de vendre 10 villas et une maison louées à des prix avantageux à des responsables. Le dossier est déposé au ministère de l’Intérieur pour approbation. En principe, une commission sera constituée pour évaluer ces différents biens. Les villas situées dans des quartiers résidentiels du boulevard Ibn Toumart, Ibrahim Roudani et rue de Fès sont en principe à haute valeur immobilière. Les observateurs s’attendent à ce que les ventes s’effectuent sur la base de prix “d’amis”.De notre correspondant, Mohamed RAMDANI

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