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Economie

Développement touristique
Un parc naturel à Oulmès

Par L'Economiste | Edition N°:1917 Le 15/12/2004 | Partager

. Il aura une superficie de 53.000 ha. Il y est prévu un Safari Park, un complexe sportif, un parc d’attractions, un golf et un ensemble touristique. Le projet est initié par le Conseil régional de Rabat Salé-Zemmour-Zaer La région d’Oulmès est un site hors pair. L’attention de l’autorité régionale a été attirée par le fort potentiel touristique que représente ce site. Abdelkébir Berkia, parlementaire et président du Conseil régional de Rabat-Salé-Zemmour-Zaer a décidé de transformer ce qui paraît être une utopie, un rêve, en réalité. “Certes, il faut beaucoup de moyens. Certes, c’est un travail de longue haleine. Mais il n’est pas irréalisable”, affirme-t-il avec enthousiasme.L’idée a lors pris forme pour se transformer en projet de création d’un Safari Park. Premier en son genre au Maroc, le projet a pour objectif de construire, d’aménager et aussi de gérer un parc dans la région d’Oulmès. Une autre façon de promouvoir le concept d’écotourisme non seulement à l’échelle régionale mais également à l’échelle nationale. Le projet, qui peut être réalisé en 48 mois, après le lancement des travaux d’aménagement, sera étalé sur une superficie de 4.500 hectares. Il se composera notamment d’une réserve naturelle de 200 hectares, d’un parc d’attractions de 20 ha, d’un complexe touristique de 60 ha, d’un golf de 18 trous sur 140 ha et d’un complexe sportif de 30 ha.La création de ce parc naturel sur le plateau d’Oulmès se justifie, selon Berkia, par le fait que ce plateau se situe dans une zone où l’on peut développer le tourisme, mais qui demeure, malheureusement inexploitée. “Nous voulons y réhabiliter la faune et la flore notamment en introduisant l’éléphant, le lion, la panthère et tous les animaux, à l’image des parcs qui existent de par le monde”, indique Abdelkébir Berkia. “Cette faune a existé sur ce territoire et il est temps de la réhabiliter et de la faire revenir peupler cette région”, poursuit-il.Abordant le côté financement de ce projet grandiose, le président du Conseil régional affirme que “l’argent existe, mais ce sont les idées qui manquent”. De son avis, “à partir du moment que l’idée est valable, les investisseurs sont prêts à suivre”. Pourquoi pas après tout? Berkia raconte que lorsque l’idée a été annoncée aux élus, ils ont crié à l’utopie. Seulement, quelques jours après, des investisseurs allemands se sont dits prêts à financer le projet en entier. Il est vrai que la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaer a de solides relations avec de nombreuses fondations et organisations non gouvernementales allemandes. “Nous sommes donc en train de donner la forme juridique à ce rêve et la conception financière et administrative. C’est un travail que nous menons actuellement à différents niveaux et nous espérons le réaliser dans les meilleurs délais”, souligne Berkia. Dans son ensemble, le Parc naturel du plateau central d’Oulmès va s’étaler sur une superficie de 53.000 ha dont 92% sont situés dans la province de Khémisset. Il aura pour objectif d’assurer la conservation de la diversité biologique et la réintroduction des espèces rares, mais qui peuplaient la région. C’est le cas de la gazelle de Cuvier, du cerf de Berbérie, de la pintade sauvage et de divers rapaces. La richesse et la diversité des écosystèmes forestiers dans cette région est un atout supplémentaire qui peut faire le succès du projet. Chêne-liège, chêne-vert, thuya et même arganier sont autant d’espèces à protéger. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard que des Sites d’intérêt biologique et écologique (SIBE) existent dans la région notamment à Al Harcha, Bou Riah Beddouz et Tsili. Il est à noter que certaines actions d’aménagement ont été déjà entamées. Il s’agit de la pose des clôtures de deux aires pilotes de 100 hectares chacune : l’une à Tsili, deuxième arganeraie du Royaume et, l’autre, à Kharrouba en prévision de la réintroduction de la gazelle de Cuvier. Le projet ne manque donc pas d’ambition. Ses promoteurs affirment vouloir le mener à bout. Ils ont déjà conclu des partenariats notamment avec la Région Rhône-Alpes, le département des Eaux et Forêts, le département de l’Environnement, l’Ecole nationale forestière, l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II et le Parc zoologique national de Témara.


Complexe sportif

La région d’Oulmès est à 1.340 mètres d’altitude. C’est une altitude idéale très recherchée par les athlètes, particulièrement par les coureurs de fond. L’enneigement empêche notamment les athlètes européens de suivre leurs entraînements. Actuellement, ils se rendent jusqu’en Amérique latine pour s’entraîner, assure Abdelkébir Berkia. Là, le coup d’accès aux infrastructures est de l’ordre de 3.000 DH par jour. Il faut imaginer que ces athlètes pourront disposer d’un lieu d’entraînement aux portes de l’Europe et où il ne neige pas en hiver, ajoute Berkia.. Golf et tourismeLe Conseil régional de Rabat-Salé-Zemmour-Zaer ne veut pas faire dans la demi-mesure. En effet, le golf aura un parcours de 18 trous sur des greens aménagés sur un site naturel. Il comptera aussi une centaine de maisons individuelles de 220 à 340 m2 qui seront construites sur des îlots de 2.000 à 3.000 m2. Des “savana bungalows” sont également prévus. Ils seront au nombre de 240 et auront des superficies de 84 à 180 m2.En outre, le projet prévoit la construction d’un complexe touristique de haut standing. Un hôtel 4 étoiles de 290 chambres et un autre de 5 étoiles composé essentiellement de suites (au nombre de 65) sont prévus. Côté animation, les promoteurs du projet envisagent de le faire accompagner d’infrastructures d’animation (salle de spectacles, discothèque, cinéma, salles de cérémonie…). En plus d’un centre commercial et de 200 logements indépendants. Jamal Eddine HERRADI

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