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Davos: Un sommet de plus en plus européenDe notre envoyée spéciale, Nadia SALAH

Par L'Economiste | Edition N°:1945 Le 26/01/2005 | Partager

. Les élites de l’UE ont modifié leur regard sur ce forum. Faible présence marocaine. Les Turcs, toujours aussi bien organisés et fort nombreuxC’est un Davos plus européen que par le passé qui commence aujourd’hui dans la célèbre petite station de la Suisse allemande. En effet, cet après-midi du mercredi 26 janvier 2005, le président français, Jacques Chirac, prononcera un discours de plénière, puis le Premier ministre britannique, Tony Blair, inaugurera officiellement les travaux, sauf si le temps exécrable perturbe les arrivées. En effet, depuis lundi, il neige et gèle très fort dans ce coin des Alpes. En fait, les travaux du Davos 2005 ont commencé ce matin. Cette année, le thème central est “Prendre ses responsabilités en faisant des choix”. L’entrée en matière de ce matin correspond exactement à ces prises de responsabilité que les organisateurs souhaitent: un atelier sur la Chine, un autre sur l’islam, un troisième sur le réchauffement du climat, un sur la globalisation, et encore un sur la prolifération des armes, le Moyen-Orient, le leadership américain...Le World Economic Forum attend quelque 2.250 participants de 96 pays dont un millier de décideurs économiques, 25 chefs d’Etat et de gouvernement ainsi que 72 ministres. De même, des ONG, des leaders syndicaux et des religieux et de nombreux artistes les plus divers sont annoncés dans une débauche de mesures de sécurité. En fait, c’est un peu l’ordinaire de Davos. Ordinaire aussi la faible présence marocaine. Les organisateurs disent attendre André Azoulay, conseiller de SM le Roi Mohammed VI et personne-clef pour les développements au Proche-Orient, surtout maintenant que l’on redémarre un processus d’accalmie, en attendant quelque chose de mieux, peut-être. Le conseiller avait manqué plusieurs rendez-vous de cette envergure au cours de ces dernières années, ce qui avait fait baisser le poids du Maroc dans les affaires internationales. Pas de ministres annoncés, sauf passage de dernière minute. En face, les Turcs sont toujours aussi bien organisés et fort nombreux. Depuis longtemps, ils ont fait de Davos et des rencontres mondiales de ce genre, la plate-forme pour expliquer qui ils sont et se placer dans le concert des pays qui comptent.Durant les années 90 et jusqu’à 2003, les Etats-Unis utilisaient Davos comme caisse de résonance à leurs intentions politiques. C’est ici, par exemple, que Colin Powell, le secrétaire d’Etat sortant, avait annoncé l’invasion de l’Irak, bien avant qu’elle ne soit lancée, alors que le monde espérait encore qu’une solution pacifique interviendrait (cf. www.leconomiste.com). De ce fait, ou bien parce que, comme dit le proverbe, nul n’est prophète en son pays, les élites européennes regardaient de haut ce forum qui se tenait chaque année dans leurs montagnes alpines. Apparemment, ces élites ont changé leur façon de voir puisque le président français vient dès le premier jour et que Blair fera cet après-midi l’ouverture officielle. Vendredi, c’est Gerhard Schröder, le chancelier allemand, qui est attendu pour un “special message” aux participants. La semaine dernière, le chancelier a défendu dans plusieurs journaux européens l’idée selon laquelle le Pacte de stabilité ne devrait pas être appliqué avec autant de rigueur qu’il l’est aujourd’hui. Le pacte de stabilité est cet arrangement qui lie les pays de l’Union européenne leur interdisant, sous peine d’amende, de laisser dériver les déficits publics. Depuis la réunification allemande, Berlin dérape sérieusement, même si l’actuel gouvernement a réussi le tour de force politique de couper court aux déficits sociaux. Les Allemands soutiennent depuis une idée que le Maroc goûte avec délices: il faut du déficit pour lancer des chantiers et donc des emplois. Le souci de cette situation, c’est que tout ne marche pas ainsi à tous les coups. Il faut aussi reconnaître que l’euro bénéficie de plus de confiance internationale que le dirham tandis que les pays européens n’ont jamais eu à rééchelonner leur dette. Mais c’est une chanson qui aurait fait plaisir aux officiels marocains, s’ils n’avaient pas snobé Davos.

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