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Affaires

COS-ONE/CIH: Les habitants dehors… à deux doigts du dénouement

Par L'Economiste | Edition N°:1916 Le 14/12/2004 | Partager

. Les enchères placardées pour le 31 décembre, les familles au désespoir . Les parties étaient arrivées à une entente en mai dernier. Le Premier ministre avait pourtant intervenu en faveur des victimesInsécurité et désespoir grandissants. Tel est le lot des habitants des deux lotissements, M’Zouga V et Ain Diab II, les victimes du scandale immobilier du COS-ONE. Un nouveau rebondissement malheureux vient secouer un équilibre précaire fait de promesses que ces habitants ont réussi à arracher aux responsables depuis mai dernier (Cf www.leconomiste.com). Et pour cause, la Cour d’appel de Commerce a décidé de vendre aux enchères les lotissements M’Zouga V et Aïn Diab II le 31 décembre 2004 afin de régler les dettes contractées par le COS auprès du CIH. Un dossier qui n’en finit pas de créer le tollé vu les nombreuses aberrations qu’il comporte. Surtout que parmi les familles menacées, bon nombre d’entre elles se sont acquittées du coût total du logement en 1987, soit 4 ans avant que le COS-ONE ne donne les titres en hypothèque au CIH.Un coup dur assené à ces victimes qui commençaient à peine à reprendre espoir après l’accord conclu entre l’ONE, le COS-ONE et le CIH. Cet accord consistait à vendre certaines propriétés immobilières du COS-ONE afin de régler les dettes. Pour rappel, le COS-ONE avait soumis plusieurs biens à la banque qui s’est chargée de les expertiser à travers le cabinet Roux, avant de conclure positivement à cette expertise. Le montant réclamé par le CIH demeure toutefois très loin de la réalité, estiment les propriétaires. En effet, le montant global de l’emprunt n’excède pas les 150 millions de DH selon les habitants. Majoré des intérêts de retard il s’établirait à environ 300 millions de DH, alors que le CIH réclame le remboursement de 670 millions de DH. Le gap est en effet vertigineux. Arriérés, retards, intérêts sur les retards… Ça monte en flèche. Et ce sont les habitants qui trinquent.La lettre du Premier ministre datant du 17 mai 2004, adressée au directeur général du CIH avait conforté davantage les habitants dans l’espoir que cette affaire allait connaître un heureux dénouement. Dans cette missive, Jettou qualifie les habitants de victimes qui n’ont pas à pâtir des déboires de ces institutions, surtout qu’elles se sont acquittées du prix de leur logement. Mais les espoirs ont volé en éclats lorsque la banque a décidé de poursuivre son action judiciaire. Un sacré revirement de situation, alors que l’affaire semblait sur le point d’être résolue. La raison demeure inconnue. De nombreuses tentatives pour rencontrer Khalid Alioua, le nouveau DG du CIH ou du moins le responsable direct des contentieux, se sont révélées infructueuses. Mais les habitants de ces lotissements ne comptent pas rester les bras croisés. Ils iront en justice même si cela doit prendre des années pour rétablir leurs droits.“Nous n’assisterons pas encore une autre fois au sacrifice des droits de simples citoyens sur l’autel de l’assainissement de la gestion des organismes étatiques”, comme l’a souligné un des membres de l’Association M’Zouga V. “A chaque assainissement, c’est le citoyen qui paie”. Les habitants des deux lotissements seront-ils les boucs-émissaires de la gestion hasardeuse du COS-ONE? Personne ne le souhaite, mais l’historique de cette affaire renseigne sur les pratiques malsaines de ceux qui ont géré le COS-ONE. Cette mésaventure constituait pourtant au début des années 90 la réalisation d’un rêve pour de nombreuses familles. Celles-ci avaient enfin la chance d’acquérir des appartements à Ain Diab à Casablanca en contrepartie de sommes assez raisonnables. Le rêve tourne au cauchemar lorsque le CIH décide de vendre aux enchères les lotissements pour récupérer ses crédits. Les habitants des deux lotissements sont pris au piège car ils se sont acquittés de leurs traites sans avoir obtenu de titre foncier en échange. Pourquoi? Tout simplement parce que le COS-ONE avait entre-temps hypothéqué les terrains en échange des crédits contractés auprès du CIH. Dix ans plus tard, la banque fait valoir son hypothèque au titre des crédits immobiliers non remboursés. Par conséquent, les habitants étaient exposés au risque de perdre leurs logements qui leur ont coûté ente 1,7 et 2 millions de DH, la banque ayant décidé de les vendre aux enchères le 28 mai 2004. Face à la terrible nouvelle, les habitants se sont maintes fois réunis avec les responsables du CIH sans résultat. Le COS-ONE, pris entre le marteau et l’enclume, décide de trouver un accord avec le CIH. Cet accord qui, jusqu’à maintenant, n’a pas pris corps, risque de conduire à un véritable drame social. Des dizaines de familles vont se retrouver à la rue face à l’expectative d’un gouvernement qui se prévaut pourtant d’une politique sociale. Les responsables des deux organismes continuent quant à eux à faire la sourde oreille et à se renvoyer la balle. Les habitants des lotissements mis en cause se considèrent d’ailleurs comme “des spectateurs d’un combat que se livrent l’ONE et le CIH”. Partie faible dans un règlement de compte entre titans, les habitants des deux lotissements espèrent que leur problème trouvera une issue à l’amiable. Sinon c’est au pénal de trancher.


Avis de vente aux enchères

Sur la base de l’avis datant du 8 janvier 2004 en faveur du Crédit immobilier et hôtelier, la Caisse de mutuelle complémentaire d’action sociale (CMCAS) est tenue de s’informer sur le contenu du cahier des charges déposé le 8 avril 2004 et l’informe que le lotissement inscrit dans les registres de la conservation foncière sous le n° 1/61703 et baptisé M’Zouga 23-5 sera vendu aux enchères publiques le 31 décembre 2004 à 15 h au siège du tribunal de commerce de Casablanca. Morad EL KHEZZARI

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