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Affaires

Conservation foncière: C’est vraiment les vacances!

Par L'Economiste | Edition N°:2089 Le 18/08/2005 | Partager

. Les prestations se dégradent constamment . Le manque de personnel aggrave la situation en été«Si une guerre civile devait éclater au Maroc, son point de départ serait la Conservation foncière». Ce point de vue est celui d’un consultant juridique qui attendait, hier à 9h00 du matin, son tour pour consulter un titre foncier. Pour lui, le laxisme avec lequel sont traités des dossiers aussi sensibles que la propriété nuit aux intérêts des citoyens. Pourtant, le local de la Conservation foncière de Casa-Anfa est devenu plus attrayant avec une nouvelle disposition des services et la mise en place de nouveaux comptoirs. Ce toilettage qui intervient au même moment que l’arrêt des grèves peut, à première vue, augurer d’un changement dans la gestion. Il n’en est rien. En effet, le public est toujours déçu par la qualité des prestations offertes. Un clerc qui venait traiter un dossier a affirmé que les fonctionnaires ne daignent même pas offrir au client un accueil convenable. “Les employés ne sont pas courtois. Ils sont constamment tendus et se montrent désagréables”. Cependant, c’est la lenteur de la procédure qui constitue le problème récurrent. Pour consulter un dossier ou récupérer un document, c’est la croix et la bannière. Un jeune entrepreneur retournait pour la énième fois pour une simple attestation de propriété alors qu’il aurait dû l’avoir en deux jours. “J’ai déposé la demande le 4 août et je n’ai pas encore réussi à avoir mon attestation de propriété”. C’est clair qu’il faut, à chaque fois, “graisser la patte”  pour accélérer le traitement. “ Parfois, nous sommes obligés de payer entre 50 et 200 dirhams pour que nos dossiers ne traînent pas”, déplore un clerc. Mais la corruption ne peut pas régler tous les tracas. C’est le cas, par exemple, de la disparition assez récurrente de titres fonciers. L’informatisation des fichiers, qui n’existe que dans certaines conservations, n’arrive pas toujours à régler cet épineux problème. “Cela fera bientôt six mois que j’attends qu’on retrouve mon titre foncier”, déclare désabusé un promoteur. Selon lui, ce genre d’incidents, qui nuit à l’image de la Conservation foncière, est un problème d’organisation. D’abord, le personnel est insuffisant. “Il est inconcevable que seuls deux fonctionnaires traitent les demandes de centaines de clients à la Conservation de Hay Hassani”, s’exclame un notaire. Le problème prend plus d’ampleur pendant la période des congés et il n’est pas surprenant de voir un adjoint du conservateur donner un coup de main aux guichetiers. Ensuite, certains professionnels pointent du doigt l’absence de compétences juridiques capables de traiter des dossiers pointus. “Les erreurs juridiques commises engendrent parfois des situations dramatiques”. Le personnel vit, par ailleurs, un malaise social qui impacte négativement son rendement. “Le personnel ressent une injustice due à une répartition inéquitable des ressources. Et c’est le client qui paye”, regrette un client. La nouvelle organisation de la Conservation foncière dans la région de Casablanca ne fait pas, non plus, le bonheur de la majorité, la fusion entre certaines conservations n’ayant pas abouti à plus de fluidité dans la gestion des dossiers. Dans certaines sites, comme celui de Hay Hassani, le nombre impressionnant de demandes à traiter donne le tournis au personnel. Les MRE sont les premiers à souffrir des délais de plus en plus longs. “Nous venons pour passer des vacances avec nos familles et non pas dans les locaux de la Conservation foncière”, s’insurge un Résident marocain à l’étranger. De plus, ils sont indisposés par certaines pratiques telles que la corruption auxquelles ils ne sont pas habitués sous d’autres cieux. “Ce n’est pas l’accueil chaleureux dans les ports et aéroports qui nous fera plaisir, mais plutôt une meilleure considération de la part de l’administration”, conclut-il.Morad EL KHEZZARI

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