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Economie

Compétitivité territoriale
Un gros problème d’informations

Par L'Economiste | Edition N°:1667 Le 22/12/2003 | Partager

. Les revenus d’une ville peuvent venir de la ville voisine. De plus, l’informel pèse lourdPour développer une vision territoriale de la compétitivité, les décideurs ont besoin d’informations à la fois de base et pointues, toutes deux défaillantes. Une bonne partie du rapport est consacré à ce problème d’information. La première phase qu’est le diagnostic de la situation territoriale est elle-même victime de ce vide: “la connaissance statistique présente toujours des lacunes. D’autre part, l’existence d’activités non déclarées contribue à fausser la mesure des grandeurs économiques”. D’autres mesures, à défaut d’être prises par des services statistiques compétents, sont absentes et doivent être estimées. S’appuyant sur une démarche théorique, ses grandeurs sont à prendre avec des pincettes. Par exemple, écrit le rapport, “les productions agricoles provinciales (sont) inconnues”, les experts sont donc passés par d’autres données, “la population active employée et la productivité apparente du travail des provinces présentant des caractéristiques similaires”. Mais la méthode “est toujours critiquable”, dit explicitement le rapport de Ingérop.Donc, face aux problèmes d’accès et de fiabilité de l’information, il ne reste plus que le PIB comme indicateur sûr d’une région. Seulement, le PIB au Maroc n’est disponible qu’à l’échelle nationale. Les rédacteurs de l’étude ont tenté cette approche qui, bien qu’elle demeure approximative, renseigne sur les tendances lourdes que le lecteur reconnaîtra sans trop de surprise (voir infra).La création locale de valeur ajoutée caractérise le niveau de compétitivité économique d’un territoire. Mais la valeur ajoutée régionale ne reflétera pas forcément le niveau de la région, si elle alimente les revenus d’agents extérieurs. Et une grande partie des revenus régionaux ne provient pas de la valeur ajoutée locale. C’est ainsi que des villes, telle qu’El Jadida, proche du pôle industriel de Jorf Lasfar, sont considérées comme des villes-dortoirs dont une bonne partie des revenus vient de l’activité industrielle (Jorf, là où sont implantées les entreprises). Le PIB donc est un indicateur global qui ne prend pas en compte les “écarts de distribution spatiale” des performances entre les secteurs d’activité. “Les strates d’analyse sont très rarement spatialisées”. Par ailleurs, l’image de l’économie territoriale est largement biaisée par le poids du secteur informel. Le marché du noir est florissant au Maroc. “Omniprésentes dans des secteurs-clés comme la construction, le commerce, le tourisme ou l’artisanat, les activités informelles participent même à l’efficience économique de filières entières”. L’informel est tellement important que pour certaines provinces, ne pas en tenir compte (forcément, puisqu’il n’y a aucun chiffre sur le secteur), comme le commerce lié à la contrebande ou la production de cannabis, ne permet pas de comprendre pourquoi “autant de migrants à la recherche d’emploi se dirigeraient vers des territoires aussi démunis”, note avec pertinence le rapport.M. Kd.

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