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    Economie

    Claude Jamati: “La gestion déléguée de l'eau a besoin d’un régulateur”

    Par L'Economiste | Edition N°:1921 Le 21/12/2004 | Partager

    Claude Jamati, ancien directeur de développement de la Lydec à Casablanca est un connaisseur du secteur de la distribution déléguée au Maroc. Il s’est associé en tant que consultant privé dans la démarche suisse.. L’Economiste: Quelle place pour le privé marocain dans la gestion déléguée de l’eau?- Au Maroc, le secteur privé a fait une introduction réussie dans le domaine de la distribution d’eau. Il y a une volonté du gouvernement marocain d’inclure non seulement des partenaires privés institutionnels mais aussi professionnels. Aujourd’hui, ces partenaires privés sont demandeurs et, en même temps, l’Etat marocain a la volonté politique de les impliquer. D’un autre côté, les besoins sont importants au Maroc, le public ne peut pas tout faire et le secteur privé international ne fera pas tout. Il y a des villes où le secteur privé international n’ira pas. Donc il y a de la place pour le secteur privé marocain en matière de gestion déléguée. . La gestion déléguée pourrait-elle annoncer la fin du secteur public en matière de distribution? - La démarche de la délégation a démontré que c’est utile aussi pour le secteur public marocain. Le secteur privé oblige à mettre noir sur blanc, tous les problèmes: montage de dossiers, responsabilités, mais aussi services aux démunis ou la gestion des risques, entre autres. Ce qui permet au secteur public marocain de s’auto-diagnostiquer et d’évoluer par une certaine émulation et de dialogue permanent avec le privé. . Quel profit tirer des expériences d’autres pays?- Le pays a beaucoup à gagner à se pencher sur les expériences des autres, afin de tenir compte des avancées qui ont été réalisées ailleurs. Notamment, un secteur national est en train de se développer dans certains pays qui ont opté pour la gestion déléguée, et qui est la volonté conjuguée du secteur privé, de l’Etat et des institutions financières internationales. Parmi ces derniers, la Malaisie figure en très bonne position.Par contre, le Maroc n’a pas à avoir de complexes avec son système de gestion de l’eau. Il a très tôt placé cette ressource comme une priorité, aussi bien au niveau de sa mobilisation que de sa gestion. Au Maroc, on peut retrouver tous les systèmes, c’est une sorte de laboratoire pour le secteur de l’eau et de l’assainissement. . a-t-il besoin d’un organisme de régulation ?- Oui absolument, il y a besoin d’un régulateur, l’opérateur et l’Etat en ont tous les deux grand besoin. Si on veut qu’il y ait une relation durable au sein d’un contrat à longue durée impliquant le privé, il faut qu’il y ait un régulateur qui puisse aider les collectivités locales à gérer au jour le jour ce contrat. Et ce depuis sa naissance jusqu’à sa terminaison. Et il est important que le régulateur soit assez indépendant et dispose de ressources financières et humaines afin d’exécuter sa tâche en toute indépendance. Propos recueillis par Ali ABJIOU

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