×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Affaires

CGEM: Tirs groupés sur le projet des statuts

Par L'Economiste | Edition N°:1881 Le 22/10/2004 | Partager

. Beaucoup de membres lui reprochent de manquer d’audace. Le projet sera discuté le 26 octobre par le Bureau de la ConfédérationC’EST au cours de la prochaine réunion du Bureau prévue dans moins d’une semaine que seront discutées les propositions de la réforme des statuts de la CGEM émanant d’un groupe de travail constitué à cet effet. Mais le débat, lui, a déjà commencé chez les adhérents et les fédérations. Et les discussions promettent d’être électriques vu les critiques qui fusent de partout sur le thème du «manque de combativité du patronat» et des plaies pas totalement cicatrisées des élections de juillet 2003.Dans l’ensemble, c’est la déception qui domine auprès des membres qui espéraient que le projet de réforme serait plus radical. Sous couvert d’anonymat, une des personnalités de la Confédération constate que «l’on ne se satisfera pas d’une réformette ou d’une correction de dysfonctionnements qui ont pu surgir ces deux dernières années». Il faut, poursuit-il, «aller plus en profondeur» sans préciser ce qu’il entend par «aller en profondeur». La cooptation, autre sujet brûlant, a été abordée longuement par les sages du groupe de travail de réforme des statuts. Personne ne remet en cause le principe de choisir en fonction de leur compétence et de leur disponibilité, des personnalités qui accompagnent le président dans sa mission. «La cooptation est nécessaire pour amener des compétences nécessaires au bon fonctionnement de la CGEM et équilibrer le pouvoir entre le président et ses compères des fédérations et associations élus par des assemblées partielles», motive le groupe de travail chargé de proposer des pistes de réforme. Elle permet par ailleurs d’injecter plus de jeunesse et de femmes dans les organes de gestion du syndicat patronal. Mais, mais… le travail de tout ce monde étant basé sur le bénévolat, ces personnalités ne sont pas toujours disponibles, chacun étant d’abord -ce qui est légitime- occupé par sa propre affaire. Résultat, l’absentéisme qui, pour certains, traduit un désintéressement, dans les travaux de commission ou dans les réunions de bureaux est au plus haut. Pour le combattre, il est suggéré d’aménager le mandat des cooptés en le limitant à une année, renouvelable. Le phénomène est transversal à toutes les associations professionnelles. L’implication dans la vie associative prend l’air du militantisme car il faut dégager du temps, reconnaît un chef d’entreprise. Il s’empresse aussitôt de préciser que «cela ne doit pas être une circonstance atténuante» pour la Confédération. Le problème, dit-il, est ailleurs.Pour lui, «tout se passe comme si l’on cooptait des personnalités pour le décor», fustige ce membre de la CGEM. Le reproche fait au président actuel de la Confédération patronale est de «ne pas s’être appuyé sur de nouvelles énergies». En clair, que ces nominations ne soient pas toujours représentatives de la diversité des membres et des courants du patronat. Dans ses propositions, le projet de réforme suggère de ramener la proportion des cooptés dans les organes de la CGEM à 25% et leur vote au Bureau se déroule à bulletin secret. Certains membres réclament de réduire ce taux à 10%. Sont particulièrement visées les présidences des commissions spécialisées dont certaines manquent de dynamisme en raison du désintéressement de leur pilote.Le projet de réforme des statuts maintient le lien entre le poids économique et financier de l’adhérent (sa cotisation) et son poids électoral. En fonction de leur importance, les fédérations et les associations disposeront entre 5 et 10 voix, et les grandes entreprises, d’un plafond de dix voix lors d’une élection. Le groupe des «sages» propose de créer dix tranches en affectant un nombre de voix fixe à chacune. Pas sûr que cela puisse passer sans faire grincer des dents. Les grandes fédérations structurées (textile, aviculture, agroalimentaire, BTP) ont toujours contesté le fait d’avoir le même nombre de voix que des petites associations. Elles souhaiteraient que soit reconnue leur importance économique. Les gros contributeurs ont insisté pour que soit maintenu l’alignement entre leur cotisation et leur «poids politique» au sein des instances du patronat (voir tableau). La revendication est plus que légitime, reconnaît un membre de la CGEM, d’autant plus que les grands groupes sont aussi parmi les plus à jour de leur contribution. Les grandes entreprises n’auront aucun mal à faire passer cette disposition, d’autant plus que le plafond de la cotisation a été relevé, passant de 40 à 80.000 dirhams. L’argument financier est plus que dissuasif tant les arriérés de cotisations constituent un trait structurel de l’organisation. Mais le risque est de voir les grandes entreprises prendre le contrôle de tous les rouages du patronat alors que ce sont les plus petites qui ont le plus besoin de cette structure pour faire remonter leurs requêtes auprès des pouvoirs publics, mais aussi pour leur «encadrement». Au sujet de l’adhésion, la règle ne changerait pas non plus en profondeur. La CGEM qui, comme son nom l’indique, devrait être une association des associations, continuera à accepter en son sein de manière individuelle les entreprises aux côtés des associations et des fédérations. La Commission des «sages» précise qu’il revient au Bureau d’apprécier l’opportunité d’accepter ou de refuser une adhésion. Mais elle se garde bien de trancher sur le cas d’associations rivales d’un même secteur qui se prévalent chacune de représentativité exclusive. Cette cohabitation a par le passé provoqué des vives tensions au sein du patronat.Abashi SHAMAMBA

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc