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    Economie

    Casablanca n’attire pas trop les touristes

    Par L'Economiste | Edition N°:2081 Le 08/08/2005 | Partager

    . Une hausse de seulement 8% des nuitées entre janvier et juin 2005 . Infrastructure insuffisante et investisseurs peu convaincusLes derniers chiffres (janvier-juin 2005) du tourisme à Casablanca sont là. La tendance générale est à la hausse. Au cours des deux premiers trimestres 2005, le nombre des nuitées a augmenté de plus de 8% en comparaison avec la même période de l’année précédente. C’est le marché français qui a drainé le plus grand nombre de touristes. En effet, les Français semblent avoir une prédilection pour Casablanca. Leurs nuitées ont enregistré une hausse de 11% alors que les arrivées dans les hôtels classés ont augmenté de 14%. Une hausse qui fait la joie des responsables du secteur. Or, il n’y a pas de quoi crier victoire. La situation touristique dans la ville est plus complexe que cela. Les dernières statistiques en témoignent. Que ce soit en termes de nuitées ou d’arrivées, la capitale économique enregistre des hausses bien inférieures à celles relevées au niveau national qui sont d’environ 30%. Même Rabat a fait mieux avec des hausses de plus de 20%. En termes de nuitées, cette comparaison est inquiétante du fait que Casablanca est la première destination du tourisme d’affaires au Maroc. Des problèmes qui se posent ainsi au secteur du tourisme dans la métropole. Ceux-ci se rapportent essentiellement à l’infrastructure et ils sont les plus alarmants. La capitale économique compte actuellement 50 hôtels classés, dont seulement six hôtels 5 étoiles. Ces derniers ont cumulé avec les treize hôtels 4 étoiles plus de 75% des nuitées pendant le mois de juin 2005. Par ailleurs, l’infrastructure c’est bien plus que des hôtels. Pour arriver à l’ambition affichée par les responsables du tourisme au niveau de la ville (recevoir plus de 1.000.000 de visiteurs internationaux et 250.000 nationaux en 2012), il faudra se mettre sérieusement à la réalisation, ne serait-ce que du quart des projets annoncés.En 2004, un contrat-programme dressant une vision pour développer la destination touristique Casablanca, entre 2004 et 2012, a été signé par différents intervenants: responsables de l’administration, professionnels et Conseil régional du tourisme de Casablanca. Un document comportant d’ambitieux projets et donnant une vision aussi ambitieuse pour faire de Casablanca une destination à la fois du tourisme d’affaires et de loisirs. Un an après, quelques projets sont lancés: le projet de la Marina relancé par la CDG, le “Casa City Center” du groupe Accor, le réaménagement de la gare Casa port par l’ONCF… Mais ce n’est qu’une petite partie de ce qui a été promis. En attendant, l’infrastructure touristique à Casablanca se développe à un rythme assez lent. L’investissement ne serait pas à la hauteur des attentes. Le directeur du CRT (Conseil régional du tourisme) de Casablanca, Saïd Mouhid, souligne d’ailleurs que c’est une question sur laquelle le CRT travaille. L’investissement est en effet un facteur essentiel dans le développement de l’infrastructure touristique. Selon Mouhid, les investisseurs seraient découragés. La ville, explique-t-il, dispose de plusieurs atouts comme le réseau ferroviaire important, les port et aéroport de Casablanca, les plus grands du Maroc, etc. Des atouts qui ne sont pas pour autant suffisamment attractifs pour les capitaux étrangers et nationaux puisque leur mise à niveau est négligée. D’autres problèmes (voiries, propreté de la ville…) sont également, selon Mouhid, pris en compte dans les stratégies du CRT qui essaie de les régler en concertation avec les autorités habilitées.


    La promotion, en attendant les projets

    Forte campagne de publicité pour Casablanca. Le CRT, producteur essentiel de supports promotionnels touristiques, ne cache pas sa satisfaction par rapport à ses produits marketing. “Casablanca est la première ville à avoir eu son guide touristique”, affirme le directeur du CRT. “Nous sommes également les premiers à avoir créé un kiosque de renseignements pour les touristes”, ajoute-t-il. Le CRT compte aussi entamer la promotion des atouts en “développement”. “Pendant la réalisation des projets prévus dans le cadre du contrat-programme 2004-2012, nous n’allons pas rester les bras croisés. Nous allons donc axer notre campagne publicitaire sur ce que Casablanca est en train de devenir”, explique Mouhid. Un outil de communication sous forme d’un coffret a été également élaboré. Il est distribué dans divers forums et rencontres professionnelles internationales et vise à attirer les organisateurs de ces rencontres vers Casablanca. La ville ne dispose pourtant pas encore d’un véritable centre de congrès.Ichrak MOUBSIT

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