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Economie

Campagne agricoleTout dépendra des pluies de printemps

Par L'Economiste | Edition N°:1665 Le 18/12/2003 | Partager

. Hausse de 21% de la superficie semée en céréalesLes précipitations importantes et généralisées que le Maroc a connues ce dernier mois incitent à l’optimisme. Toutefois, les experts affirment qu’une bonne campagne agricole dépend d’autres facteurs tout aussi déterminants. Les mesures d’accompagnement comme le traitement des mauvaises herbes et des maladies et le facteur azote, sont d’un apport crucial.«C’est un bon démarrage, mais il est encore tôt pour se prononcer», a affirmé un responsable au ministère de l’Agriculture. Les dernières pluies ont eu un impact positif sur le secteur agricole, notamment en matière d’accélération du rythme des installations des cultures d’automne, d’amélioration de la situation de l’arboriculture (olives et agrumes) et le développement du couvert végétal en général et des parcours en particulier, indique un communiqué du ministère. La superficie totale semée en céréales d’automne a atteint près de 3,4 millions d’hectares, soit une hausse de près de 21% par rapport à la campagne précédente et de 31% par rapport à la moyenne des cinq dernières campagnes à la même date. «Les effets bénéfiques des pluies précoces restent toutefois tributaires des pluies printanières de février et mars», affirme Bennasser Alaoui de l’Institut vétérinaire et agronomique Hassan II. Le problème au Maroc, dit-il, c’est la rupture des pluies pendant une période de un ou deux mois qui compromet souvent la campagne et notamment des cultures céréalières. Le dernier mot revient aux agriculteurs qui sont appelés à produire plus d’efforts, notamment dans la protection phytosanitaire et l’azote qu’il faut appliquer en quantités plus importantes en cas de pluies abondantes.La forte demande sur les intrants démontre toutefois que les agriculteurs ne comptent pas réagir tardivement comme cela a été le cas l’année dernière. Les ventes globales de semences ont atteint plus de 503.000 quintaux, soit une hausse de 20% par rapport à la campagne précédente. Les disponibilités en semences céréalières certifiées sont évaluées à près d’un million de qx, avec une large gamme de variétés permettant de répondre à la demande. Certaines cultures ont toutefois plus profité des dernières précipitations que d’autres. Les exportations globales des primeurs ont atteint, à la mi-décembre, 101.000 tonnes, soit une hausse de 25% par rapport à la campagne précédente à la même date. En hausse également de 15% par rapport à la campagne antérieure, les exportations de tomate se sont élevées à 67.000 t. Tandis que celles des légumes et fruits divers ont totalisé 34.000 t, en hausse de 48%. Les agrumes ont été les premiers à profiter de ces pluies précoces qui leur donnent de la couleur notamment les rosacés fruitiers (pommes). En revanche, «la vague de froid de fin novembre a freiné la croissance des produits maraîchers», regrette Samir Tazi de l’Association des producteurs de fruits et légumes (APEFEL). «Les réserves en eau des barrages à usage agricole qui ont atteint 8,6 milliards de m3 à la mi-décembre seront assurément d’un apport important pour respecter nos engagements dans le cadre du nouvel accord avec l’UE», a t-il conclu.


Cultures sucrières en baisse

Pour les cultures sucrières, la superficie semée en betteraves à sucre est estimée à plus de 51.000 Ha (73% du programme), soit une baisse de 12% par rapport à la campagne précédente. Cette baisse est due, indique le communiqué du ministère de l’agriculture, aux difficultés d’accès aux champs suite aux précipitations. Ce retard pourrait néanmoins être rattrapé dès le ressuyage des sols. En revanche, les prévisions de production de la canne à sucre sont estimées à plus d’un million de tonnes, avec une nette amélioration du rendement estimé en moyenne à 72 T/Ha contre 68T/Ha la campagne précédente. Noureddine FASSI

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