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Economie

Budget 2005: Oualalou a 70 jours pour convaincre

Par L'Economiste | Edition N°:1881 Le 22/10/2004 | Partager

. Après l’exposé du ministre en séance plénière, le projet sera transféré à la commission des FinancesFathallah Oualalou affûte ses armes et agence ses arguments pour présenter le projet de la loi de Finances pour 2005 devant la Chambre des Représentants. Le Conseil du gouvernement express de mercredi après-midi a définitivement adopté le projet de budget. Le Conseil des ministres programmé vendredi dans la soirée à Casablanca devait l’approuver. Les rotatives de l’imprimerie officielle sont prêtes pour les éventuelles modifications apportées au texte. Sinon le plus gros du budget est emballé et n’attend que le feu vert pour l’acheminer vers le Parlement. Après cette étape décisive, le projet sera déposé aujourd’hui au Parlement. Là encore, toute logistique sera mise à contribution. Selon un fonctionnaire du ministère des Relations avec le Parlement, la mécanique est rodée: le bureau de la Chambre des Représentants se réunira vendredi matin pour programmer une séance plénière dans la soirée après 20 heures pour que le ministre des Finances et de la Privatisation vienne exposer les grandes lignes de son projet. Après cette présentation très attendue par les députés, le texte sera transféré à la commission des Finances samedi soir, au plus tard lundi pour démarrer son examen. Le calendrier est serré et les députés sont conscients qu’il est impérieux de rattraper le temps perdu. Mustapha Hanine, fraîchement élu président de cette commission (il en a été le rapporteur), est déterminé à jouer son rôle de coordinateur pour que le travail des élus soit positif pour le projet de budget.En tout cas, dans son exposé, Oualalou reviendra sur les priorités du gouvernement dans la conception de cette loi jugée difficile à cause notamment de la masse salariale, la flambée des prix du pétrole et le poids de la dette extérieure. A cela s’ajoutent les 2,6 milliards consécutifs du tremblement de terre d’Al Hoceima et le coût de la lutte contre les criquets évalué à 800 millions de DH. Cependant, ces contraintes ne doivent pas arrêter le train des réformes. Il faut maintenir le cap contre vents et marées. Le ministre ne manquera pas de rappeler le volontarisme de cette loi de Finances et la nécessité de maintenir les équilibres macro-économiques. L’accent sera mis sur l’effort du gouvernement pour augmenter le niveau de l’investissement public à 70,8 milliards de DH contre 64 milliards au cours de cet exercice. Les dépenses de fonctionnement explosent en 2005 avec près de 101,6 milliards de DH contre 81 milliards pour l’exercice en cours, soit un bond de 25,41%. Oualalou reviendra également sur les différentes actions proposées pour l’harmonisation de la fiscalité locale. Au menu également, la mise à niveau. Le gouvernement compte revoir le Foman pour l’adapter aux attentes des entreprises. La recapitalisation des PME pour les mettre à niveau est indispensable.L’innovation de la loi de Finances est relative à l’emprunt de 11 milliards de DH que le gouvernement compte lever sur le marché financier local pour éponger les dettes de l’Etat à l’égard de la Caisse marocaine des retraites.


Trois nouveaux fonds

La loi de Finances mettra en place trois nouveaux comptes d’affectation spéciale. Le premier, baptisé Fonds de service universel, permettra de mieux comptabiliser les contributions des exploitants des réseaux publics de télécom. Cela entre dans le cadre de leur participation au financement des missions de service universel. Le deuxième sera le Fonds de modernisation de l’administration publique. Il servira à financer les opérations visant l’amélioration de la gestion des ressources humaines, la simplification, l’harmonisation des procédures et le développement de l’administration électronique. Ce fonds est alimenté par les contributions des institutions internationales et du budget de l’Etat. Dernier compte à mettre en place, le fonds de soutien à la gendarmerie royale. Ses ressources seront constituées notamment de 40% du produit des amendes sur la conservation de la voie publique, la police de la circulation. Mohamed CHAOUI

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