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Bruxelles relance le débat de l’immigration économique

Par L'Economiste | Edition N°:1937 Le 13/01/2005 | Partager

. Les 25 appelés à réagir d’ici le 15 avril sur un nouveau plan d’actionLa Commission européenne a prudemment relancé le 11 janvier le débat, politiquement très sensible, de l’ouverture d’une immigration économique dans l’UE afin de combler les déficits en main-d’oeuvre prévisibles dans certains secteurs avec le vieillissement de la population.“Entre 2010 et 2030, aux taux d’immigration actuels, le déclin de la population active de l’Europe des 25 occasionnera une baisse du nombre de travailleurs de l’ordre de 20 millions”. C’est ce qu’a constaté la Commission dans un “livre vert” sur lequel Etats membres, syndicats ou employeurs sont invités à réagir d’ici le 15 avril en vue d’un plan d’action à la fin de l’année.“Des flux d’immigrations plus soutenus pourraient être de plus en plus nécessaires pour couvrir les besoins du marché européen du travail”, ajoute la Commission qui avait déjà lancé, sans succès, ce débat en 2001.Pour le commissaire à la Justice, la Liberté et la Sécurité, Franco Frattini, cette ouverture est nécessaire, en dépit du taux de chômage élevé dans l’UE, car “les migrants peuvent occuper des emplois dont les citoyens européens ne veulent plus ou combler des carences très particulières”.En aucun cas il ne s’agirait de fixer le nombre de travailleurs autorisés à venir dans chaque pays, qui restera une compétence nationale comme le prévoit le projet de Constitution européenne.Mais la Commission relève que la décision d’admettre des immigrants sur le territoire d’un Etat affecte aussi les autres Etats.Ainsi, Frattini propose d’adopter des critères communs pour l’admission des migrants, en posant toute une série de questions.Faut-il une législation générale ou par secteurs? L’admission des candidats doit-elle être liée à un emploi à pourvoir ou peut-il y avoir des systèmes plus flexibles tels que les permis de travail (cartes vertes)? Comment appliquer dans ce contexte la “préférence communautaire” (qui donne la priorité aux demandeurs d’emplois et européens et aux résidents légaux)?L’Italie, qui a récemment procédé à des régularisations massives, voit dans l’immigration légale un moyen de réduire les flux de clandestins, la part du travail au noir, tout en satisfaisant les demandes de son patronat.La France est par contre très réticente car elle a un taux de chômage élevé et n’a pas le même problème de démographie que ses voisins.Même si elle a récemment eu recours à des quotas sectoriels (dans l’informatique), l’Allemagne s’est toujours opposée à une harmonisation des règles, voulant garder une totale maîtrise de son marché du travail. Les nouveaux Etats membres risquent eux de faire remarquer ironiquement que les ex-Quinze ont imposé à leurs ressortissants des clauses de restriction temporaire pour venir travailler à l’Ouest.L’issue du débat est donc plus qu’incertaine, mais pour le commissaire à l’Emploi, Vladimir Spidla, “l’immigration économique est un processus naturel et l’important pour l’Europe est de bien gérer ce processus”.Synthèse L’Economiste

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