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BCP/CIH: Pas de rapprochement en vue selon BAM

Par L'Economiste | Edition N°:1662 Le 15/12/2003 | Partager

. Les cours du CIH dans une spirale baissière. Les petits porteurs devront supporter de nouvelles pertes Que n’a-t-on pas encore dit à propos des mésaventures du CIH, cette banque étatique en déroute, qui fait parler d’elle depuis une décennie? L’Etat avait volé à son secours, pour lui éviter le dépôt de bilan en y injectant de l’argent frais. Deux opérations de titrisation d’une partie des engagements ont été lancées. Et un plan de redressement qui court jusqu’en 2007 avait été mis en place pour rééquilibrer la situation bilantielle et réorganiser les activités. Voilà que les rumeurs s’amplifient encore une fois quant à l’imminence de sa reprise par la Banque centrale populaire. L’information a même acquis son cachet quasi-officiel lorsqu’elle a été rapportée dans la presse. Exaspérés par la tournure qu’ont prises les choses, les responsables de BAM comptent démentir officiellement la nouvelle. «Un communiqué devrait être édité dans les prochains jours pour tirer au clair cette affaire», apprend-on auprès de la Banque centrale. Cela pour prévenir les conséquences négatives de cette information sur les arbitrages des petits investisseurs en Bourse, et rassurer les actionnaires et les clients du CIH et de la BCP. En effet, après que l’information de rapprochement BCP/CIH ait circulé, une vraie frénésie s’est déclarée. Les spéculations sur le titre CIH ont ensuite porté son cours à la date du 10 décembre 2003, à plus de 77,9 DH, soit une performance d’environ 70% depuis le début du mois de septembre.L’information qui avait été rapportée, vendredi dernier, sur le démenti de BAM, a fait chuter le cours boursier du CIH de 5,98% à 69,48 DH. Une séance auparavant, l’action a lâché près de 2,76% de sa valeur. Face à la frénésie boursière qui a concerné le titre CIH, le black-out était en effet total aussi bien du côté des responsables du CIH que ceux de la BCP. «C’est malheureux que des informations fausses concernant une société cotée circulent sur le marché sans que les parties concernées ou l’autorité qui veille sur l’épargne publique ne les démentent officiellement», s’indigne un boursicoteur. Et d’ajouter qu’«il faudrait que les sociétés cotées soient réactives face à ce type d’informations, qui nuisent certainement à la bonne marche du marché boursier». Les premiers qui en font les frais sont les petits porteurs.Selon un financier, l’opération de reprise du CIH par la BCP est peu probable dans l’immédiat. La BCP est engagée dans un projet de privatisation, et la reprise du CIH plombera sérieusement ses finances.En effet, selon les informations disponibles, le spécialiste de l’immobilier compte dans ses 20 milliards de DH d’engagements près de 7 milliards de créances en souffrance irrécouvrables.Bouchaïb EL YAFI

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