×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Affaires

    Attakmili, le nouveau-né de la CMR

    Par L'Economiste | Edition N°:1786 Le 09/06/2004 | Partager

    . Il s’agit d’un produit de retraite complémentaire et facultativeA son ancien système de retraite obligatoire basé sur la répartition, la Caisse marocaine de retraite projette d’ajouter un autre complémentaire et facultatif. Mais, cette fois-ci, c’est la gestion par capitalisation qui l’emporte. En effet, la CMR prévoit, dans le cadre de sa politique de diversification des prestations fournies, la naissance en janvier 2005 d’un produit de retraite complémentaire baptisé «Attakmili». Selon la direction de la CMR, ce projet est un moyen de développer une culture de l’épargne et de la prévoyance sociale chez les fonctionnaires. Aussi, la conception d’un tel produit répond aux attentes tant exprimées des affiliés de la Caisse. Attakmili offre l’occasion aux fonctionnaires de renforcer leur couverture par une retraite complémentaire et selon l’option qui leur convient le mieux (voir encadré). Quand on dit complémentaire, cela laisse entendre une insuffisance des régimes obligatoires. A ce titre, Ali Khoujahi, responsable de la communication à la CMR, répond par l’infirmative: «Les régimes de base sont généreux étant donné que l’assiette de calcul de la pension est constituée du dernier salaire d’activité». L’insuffisance de prévoyance est plutôt perçue dans les cas de décès ou d’invalidité. «Et c’est cette lacune que le régime Attakmili vient combler», ajoute-t-il.Sur le registre de la gestion, la CMR délaisse cette fois son système habituel de répartition échelonnée au profit de celui de capitalisation. Ainsi, les cotisations versées par chaque affilié basculeront vers un compte d’épargne individuel. Quant à la revalorisation de l’épargne constituée, la Caisse prévoit l’application d’un taux de rendement variable en fonction des résultats techniques et financiers de l’année en cours.Par ailleurs, pour la gestion des garanties complémentaires, la CMR se conforme aux dispositions de la réglementation en vigueur. Ce service sera ainsi délégué à une compagnie d’assurances, indique la direction.Il est à noter que la gestion de ce produit génère des coûts. Cependant, la CMR estime qu’elle dispose des moyens nécessaires pour l’effectuer à moindre coût. Sous argument que les adhérents à ce nouveau système seront les affiliés même de la Caisse. D’un autre côté, l’automatisation de la base de données des affiliés à l’ancien régime est un atout pour garantir une plus grande adhésion. Rappelons que ce projet, adopté par le Conseil d’administration de la CMR le 28 mai dernier, n’attend plus que l’aval officiel de l’autorité de tutelle avant d’être mis en oeuvre dès janvier 2005.Dans le pipe également, la création de six représentations régionales de la CMR d’ici 2008, soit la fin de l’exécution de l’actuel plan quinquennal 2004-2008. C’est une nécessité qui s’impose surtout suite au nombre considérable des visites des allocataires aux annexes de la CMR de Rabat. En effet, il est d’une importance cruciale de développer une politique de proximité de l’établissement avec ses affiliés. D’ailleurs, la Caisse «en tant qu’institution citoyenne à vocation sociale se doit de se rapprocher de son public», affirme Khoujahi. C’est aussi un moyen d’éviter aux retraités âgés des déplacements lointains et pénibles.Notons que cette politique de déconcentration concerne les villes de Laâyoune, Oujda, Casablanca, Agadir, Fès et Marrakech. Selon la CMR, le choix est basé sur des critères d’éloignement et de concentration de la population des affiliés que des retraités.


    Affiliation

    L’affiliation à Attakmili est ouverte aux personnes affiliées aux régimes de pensions civiles et militaires. Cependant, la Caisse n’impose ni le mode ni le montant de la cotisation. Ils sont laissés au libre choix de l’adhérent selon sa capacité financière. La cotisation peut être une somme forfaitaire (à partir de 50 DH) ou encore un pourcentage (1, 2, 3%…).Meryeme MOUJAB

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc