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    Economie

    Assises nationales du tourisme
    Un comité stratégique, pour quoi faire?

    Par L'Economiste | Edition N°:1914 Le 10/12/2004 | Partager

    . C’était une pièce maîtresse de la vision. Mais il ne fonctionne pas. Rectificatifs proposés par le ministère et la FédérationLes réunions du comité stratégique du tourisme ne se sont pas déroulées aux dates prévues. Programmées initialement tous les mois, elles sont loin d’avoir respecté les délais auxquels les parties prenantes s’étaient engagées au moment de la création de cet organe, lorsque la Vision 2010 a été élaborée. Une rencontre a en effet été présidée par le Premier ministre, Driss Jettou. C’était en décembre 2003. Depuis, très peu de rencontres ont eu lieu. “Jamais aucune réunion n’a rassemblé tous les ministres supposés y assister, hormis la première et dernière tenue sous la présidence de Jettou”, explique Azzelarab Kettani, secrétaire général de la Fédération nationale du tourisme (FNT). Un des objectifs de la mise sur pied du comité stratégique est pourtant de permettre aux divers ministères concernés, hormis celui du tourisme, de suivre les chantiers dans lesquels ils sont également impliqués. Il s’agit principalement du ministère de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire, de celui des Transports et de l’Equipement et du ministère des Finances. “Certains chantiers ne concernent pas uniquement le ministère du Tourisme, ajoute Adil Douiri, ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Economie sociale, toutes les parties prenantes doivent donc suivre l’évolution de ces chantiers”. Pour lui, “il est utile de disposer d’un organe de coordination qui joue le rôle d’une courroie d’entraînement”. Si l’utilité d’une telle structure n’est pas remise en cause, aussi bien du côté privé que public, les deux parties qui la constituent, son efficacité est aujourd’hui sujette à discussion. A la veille des Assises nationales du tourisme, les interrogations sur les divers aspects de la politique touristique menée par le gouvernement en la matière sont passées au crible. Et, si le comité stratégique n’est pas un aspect de cette politique, il n’en reste pas moins un organe important d’accompagnement. Du moins tel qu’il a été conçu dans l’accord d’application, lors de sa création. Avec des réunions tous les mois, le comité stratégique est supposé faire le point sur l’état d’avancement des chantiers, débattre des problèmes afférant au secteur et, lorsque la situation s’y prête, “réguler et rectifier le tir”. Son efficacité dépasse donc le cadre de l’observation. Le comité est un organe de régulation chargé, en concertation avec les différents partenaires publics et privés, de proposer les solutions jugées adéquates aux problèmes conjoncturels, voire structurels. “Il s’agit d’un outil de pilotage et d’arbitrage de l’ensemble de la Vision 2010. C’est à travers ce comité et sa production que nous mesurons le niveau réel de la mobilisation des gouvernements car c’est bien et en premier lieu le gouvernement qui est signataire avec la Confédération générale des entreprises du Maroc”, déclarait Jalil Belabbès Taârji, président de la FNT. Le débat actuel concerne, non pas l’existence du comité, ni son hypothétique efficacité, mais son travail effectif. “Il faudrait peut-être revoir le mode de fonctionnement du comité”, estime un opérateur. Pour le ministre du Tourisme, c’est davantage le mode de convocation des membres qui composent cet organe qui devrait être remis en cause et non le mode de composition. “Il faudrait que les représentants du secteur privé soient plus nombreux, explique-t-il, nous pouvons aujourd’hui totalement faire confiance au privé”. Pour le secrétaire national de la FNT, “la concertation entre le secteur public et privé est au beau fixe. C’est ce qui compte, quelle que soit la périodicité des réunions du comité. L’état d’esprit de la profession est constructif, ce qui permet un réel avancement des chantiers engagés”. Il donne pour exemple de cette concertation la création de l’Observatoire du tourisme. Douiri estime pour sa part qu’il “serait probablement intéressant de réfléchir sur une forme plus opérationnelle, qui serait moins lourde et permettrait de ce fait le respect de la périodicité ainsi qu’une plus grande efficacité”. Autre grand couac du comité, l’absence de rapports. Le comité était initialement sommé de rendre public, par voie de presse, un rapport sur ses activités et l’état d’avancement des chantiers... tous les trois mois. Cette pratique n’a jamais été respectée. Aucun rapport n’a été rendu public à ce jour. A la veille des assises, ce mercredi 8 décembre, une dernière réunion du comité stratégique a eu lieu. A l’ordre du jour, la fiscalité locale et la tarification de l’eau destinée aux professionnels de l’hôtellerie, des sujets qui seront certainement débattus au cours de la manifestation du 11 décembre car ils tiennent à cœur aux professionnels.Amale DAOUD

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