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Economie

Assises nationales du tourisme
Le transport aérien marginalisé

Par L'Economiste | Edition N°:1916 Le 14/12/2004 | Partager

. Le low-cost n’a pas encore fait sa véritable entrée. L’Observatoire du tourisme prochainement crééGrand changement aux assises nationales du tourisme tenues à Marrakech ce 11 décembre. Du moins en ce qui concerne le transport aérien. Constamment pointé du doigt lors des dernières rencontres du secteur, il n’a pratiquement pas été évoqué cette fois-ci. Ou très peu, à peine pour affirmer que “le transport aérien se porte relativement bien”. Cela signifierait-il pour autant que tous les verrous ont sauté? “Le développement de la destination Maroc a longtemps été tributaire du manque de lignes aériennes reliant les principaux pays partenaires aux villes touristiques marocaines, explique un professionnel, et le monopole de la compagnie aérienne nationale sur le transport aérien n’arrangeait guère les choses”. C’est pourtant aujourd’hui un problème réglé. Décrétée depuis le 12 février dernier, la libéralisation du transport aérien intervenait essentiellement pour permettre la réalisation des objectifs de la Vision 2010. Les dix millions de touristes que compte en effet accueillir le Royaume doivent disposer des moyens de transport nécessaires et suffisants. Et l’événement de la libéralisation avait particulièrement été marqué par l’annonce de la création de la première compagnie low-cost marocaine, Atlas Blue. “L’année en cours est destinée à mettre sur pied les structures de la compagnie”, indique le président de son directoire, Zouheir Elaoufir. Et si l’essentiel de l’activité de la compagnie provient de Royal Air Maroc, cette dernière ayant transféré son activité charter à Atlas Blue, 30% reste encore à développer. “Nous avons reconduit la quasi-totalité des contrats avec les tour-opérateurs traditionnels de la maison mère, ajoute Elaoufir, car la destination reste bien perçue par les partenaires du Maroc”. Près de 650.000 passagers doivent voyager dans les appareils aux couleurs d’Atlas Blue au cours de l’année prochaine. C’est davantage le mode de distribution qui semble aujourd’hui constituer une entrave au développement du low-cost au niveau national. Le principal mode de distribution de ce segment de l’aérien reste la vente on-line, un mode encore peu usité au Maroc. “Les clients nationaux ne disposent pas encore de la possibilité d’acheter via Internet grâce à une carte de crédit; ce qui handicape drastiquement notre développement local, explique le président du directoire, et un travail de fond reste à faire à ce niveau puisque le paiement on-line représente le modèle de notre business”. . Et le fonds de soutien?Le low-cost se caractérise en effet par une réduction maximale des coûts de production dont le réseau de distribution fait partie. Aux Etats-Unis et en Europe où l’activité low-cost bat son plein depuis plus d’une décennie, les ventes des compagnies de ce segment se font par le biais de l’outil informatique à hauteur de 90%, voire 95% pour certaines d’entre elles. “30% de notre activité devrait se faire dans le sens Sud-Nord, ce qui reste encore impossible à réaliser”. Le soutien à la création de nouvelles lignes reste également une des principales entraves au développement de l’activité low-cost. “De nouvelles lignes aériennes doivent être créées desservant des destinations encore embryonnaires en matière de flux touristique, explique le responsable; elles devaient bénéficier de l’apport d’un fonds de soutien, qui n’est pas encore mis sur pied”. La création de ce fonds “indépendant” permettrait à Atlas Blue de desservir des marchés potentiellement intéressants pour le Maroc sur le plan touristique. Selon Elaoufir, de nombreux aéroports proposeraient à la compagnie des “ristournes significatives sur les taxes d’aéroport” pour permettre aux appareils de la low-cost marocaine d’effectuer des vols sur ces destinations. Ces marchés seraient pour l’instant “non rentables”. Atlas Blue projette toutefois une progression annuelle de 15 à 20% sur le marché français. En attendant que l’Italie, l’Allemagne et l’Angleterre, marchés prioritaires dans la stratégie gouvernementale nationale, atteignent des taux de progression similaires. De vastes campagnes de communication figurent au programme dès la fin de cette année.


Un observatoire pour bientôt

Le secteur touristique devrait très prochainement, voire dans les jours qui suivent disposer d’un “observatoire”. L’annonce a été à maintes reprises faite par les institutionnels lors des assises nationales du 11 décembre. Les statuts de ce nouvel organe, dont la création est prévue par l’accord-cadre, auraient été d’ores et déjà approuvés. Cet observatoire constitue un instrument “neutre et indépendant”, qui réalisera des études détaillées du secteur. Il permettra ainsi de “dresser de façon constante la situation du secteur”. Ce sera, pour les professionnels nationaux et étrangers, le tableau de bord nécessaire pour développer leurs activités. C’est du moins ainsi qu’il a été présenté. “Les investisseurs, particulièrement étrangers, doivent disposer des informations nécessaires pour entreprendre au Maroc”, devait expliquer Amine Alami, un des principaux artisans de l’accord-cadre. La création de cet observatoire et la révision du rôle des conseils régionaux du tourisme figurent parmi les chantiers prioritaires de l’année 2005. Le mode de pilotage devrait également être revisité. La forme adoptée jusqu’à présent n’ayant pas abouti aux objectifs assignés.Amale DAOUD

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