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Economie

Assises du tourisme
2005 sera une année décisive
Entretien avec Adil Douiri, ministre du Tourisme

Par L'Economiste | Edition N°:1938 Le 14/01/2005 | Partager

Le ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Economie sociale se dit satisfait de l’état de réalisation du plan de développement du tourisme. L’aérien et le plan Azur «roulent». Mais de grands défis restent à relever, notamment la commercialisation des stations aménagées. Il faudra trouver une réponse au manque de fonds propres. - L’Economiste: Si vous devriez émettre une appréciation sur l’état d’avancement de la «vision 2010», quelle serait-elle? - Adil Douiri: Globalement, le bilan est satisfaisant. Le plus important a été de maintenir le cap malgré les tempêtes et les obstacles. En faisant sauter des verrous et en s’inscrivant dans une démarche structurelle, certaines réalisations ont eu un impact psychologique important sur le programme. Il faut se garder de tomber dans l’autosatisfaction et continuer à travailler. De notre capacité à persévérer dépendra la concrétisation de cette vision à long terme qu’est le plan de développement du tourisme. Il s’agit de mobiliser et de fédérer les énergies. - Quelles ont été ces réalisations d’étape?- La politique de rupture et l’approche pragmatique de mon collègue du Transport ainsi que la démarche proactive en direction des compagnies aériennes étrangères ont été décisives. Le Maroc a démontré qu’il pouvait libéraliser le transport aérien en encourageant une compétition effective sur les liaisons régulières à travers des règles de jeu claires pour tous les acteurs. La deuxième a été la réintroduction de la destination dans le réseau mondial de grands voyagistes, indispensable pour élargir le nombre de clients. L’impact a été immédiat, 800.000 touristes supplémentaires, même si nous avons bénéficié d’une conjoncture favorable dans les pays émetteurs. Enfin, la poursuite du programme d’attribution des sites du plan Azur aux aménageurs-développeurs a eu un effet multiplicateur sur toute la vision 2010.Cependant, de nouveaux obstacles se sont dressés. Une partie des hôtels n’a pas de taux de remplissage satisfaisant alors que les produits hôteliers de dernière génération manquent de capacité. Les tour-opérateurs avec lesquels nous avons passé des accords ont quelques inquiétudes à ce niveau. L’enjeu critique est d’être au rendez-vous des stations balnéaires du plan Azur. - Est-ce le grand défi pour 2005?- Nous n’avons plus le choix. Saïdia doit ouvrir dans les délais et Mogador, rattraper son retard. Le deuxième enjeu majeur pour cette année concerne l’Office national marocain du tourisme (ONMT). Il doit arriver à mettre en pratique le niveau de sophistication acquis dans les études de marché que nous avons réalisées. Les segments de clientèle sont aujourd’hui identifiés de même que le portrait-robot du touriste que nous pouvons amener au Maroc. Avec l’ouverture des capacités projetées en 2006, il faut que l’ONMT se mette en action. Pour cela, il faut changer les habitudes et les mentalités. Lorsque ces défis seront relevés, on entrera dans une phase qualitative. Qualité de la prestation, de l’accueil… pour basculer progressivement vers la mise en place de facteurs qualitatifs. - Existe-t-il une demande pour les terrains des stations concédées?- L’exercice de commercialisation agressif n’a pas démarré. Les aménageurs doivent commencer à commercialiser les terrains dès avril. Certains ont déjà lancé les travaux de construction des hôtels. Il faut à présent s’assurer qu’il y a une demande suffisante. . Alléger le poids du coût finalNous avons un souci de pilotage. Il faut susciter des candidatures à la propriété. Un des grands chantiers est celui du financement de l’investissement dans l’hôtellerie. Nous allons commercialiser les terrains à 250 dirhams le mètre carré de manière à alléger le poids du coût final. La problématique est de susciter le maximum de candidatures à travers des modifications réglementaires. Il faut trouver des solutions au financement en fonds propres. Nous incitons par ailleurs les aménageurs à faire de la péréquation entre le terrain et la construction immobilière. Le prix des terrains est fixe. - Comment comptez-vous renforcer les ressources de la promotion, un domaine où le Maroc accuse un retard par rapport à la concurrence?- La norme à l’Organisation mondiale du Tourisme est de consacrer environ 3% des recettes touristiques à la promotion. Nos recettes avoisinent 34 milliards de dirhams, hors transferts MRE. Cela correspond à un milliard de dirhams en 2004. Or, le budget alloué à la promotion est de 400 millions de dirhams. Dans la vision 2010, on projette d’ajouter 20.000 lits par an. Il faut les remplir. Donc forcer sur la promotion. Pour cela, la réforme de la taxe de promotion touristique est nécessaire. Elle n’a pas été modifiée depuis 1982. Il faut également envisager une approche budgétaire pluriannuelle pour sécuriser les ressources. Propos recueillis par Amale DAOUD

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