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Economie

Assainissement liquide
Les projets «MDPables»
Entretien avec Ali Fassi Fihri, directeur général de l’Onep

Par L'Economiste | Edition N°:1971 Le 04/03/2005 | Partager

. Energie propre dans quelques stations d’épuration . Réutilisation des rejets, ce qui reste à faire En Afrique, le Maroc est cité comme exemple en matière de généralisation de l’eau potable. En revanche, l’assainissement est à la traîne. Les chantiers sociaux d’après l’Indépendance n’ont pas intégré cette problématique, qui menace maintenant de détruire tout ce qui a été fait. - L’Economiste: Votre programme d’assainissement s’étale jusqu’en 2015. Cette durée est-elle suffisante pour rattraper plus de 40 ans de retard?- Ali Fassi Fihri: Le programme de développement à l’horizon 2015 est censé fournir à l’Onep une visibilité de long terme lui permettant de bâtir sa stratégie dans le domaine, de disposer d’un outil de planification et surtout de pouvoir proposer aux bailleurs de fonds une banque de projets étudiés et chiffrés.D’un autre côté, je précise que ledit programme concerne seulement les communes dans lesquelles l’Onep gère le service de distribution d’eau, à savoir quelque 400 communes. D’autres opérateurs privés et publics dans les grandes villes ont également leur propre programme d’investissement.Par ailleurs, j’aimerai souligner que pour réaliser son programme, l’Onep travaille en collaboration directe avec les communes concernées qui mettent à sa disposition le foncier nécessaire pour réaliser les stations d’épuration et qui contribuent jusqu’à 30% du coût, au financement des projets, et en coordination étroite avec les services du ministère de l’Intérieur, en l’occurrence la DGCL, en tant que tutelle des collectivités locales. - Vous avez annoncé une enveloppe d’investissement de 15 milliards de DH. Avez-vous les moyens de vos actions?- Moi, je dirai est-ce que nous avons vraiment le choix? Nous sommes pratiquement en situation de devoir porter assistance à personne en danger. Le retard pris par notre pays dans ce secteur contraste avec tous les efforts déployés dans le domaine de l’eau potable et risque même de les inhiber.Il a fallu réagir rapidement et prendre effectivement certains risques mesurés. La question posée était, soit d’attendre que tous les préalables sur les plans institutionnel, tarifaire, contractuel, technique etc., soient remplis avant de démarrer notre action dans ce domaine ou, au contraire, adopter une démarche pragmatique dictée par l’urgence de la situation d’un secteur en danger.Nous avons opté pour cette option, moins confortable certes, en essayant à chaque fois de minimiser les risques par une démarche de hiérarchisation des priorités et en prenant un ensemble de mesures d’accompagnement. Car s’il est vrai que l’argent est le nerf de la guerre, les aspects liés à l’organisation, à la GRH et à la logistique sont tout aussi importants. Et comme vous le savez, beaucoup de choses ont été réalisées dans ce domaine, que ce soit en matière de décentralisation, d’optimisation des achats, de renforcement des capacités etc.- Le Maroc vient de célébrer l’entrée en vigueur du Protocole de Kyoto. Votre projet d’assainissement est-il éligible au mécanisme de développement propre?- Quelques-uns le sont effectivement, notamment pour ce qui concerne certains types de stations d’épuration des eaux usées, nos STEP, où l’on pourrait récupérer les gaz dégagés sous l’effet de biodégradation naturelle opérée dans des bassins de lagunage anaérobique, pour les recycler afin de générer de l’énergie nécessaire pour le fonctionnement de la STEP. L’énergie ainsi récupérée permet d’éviter d’utiliser l’énergie conventionnelle.J’aimerai signaler, par ailleurs, que des projets d’eau potable sont également “MDPables”, par le recours à des énergies renouvelables. C’est le cas par exemple du projet de station de dessalement de TanTan couplé à l’utilisation de l’énergie éolienne.- La réutilisation des rejets épurés est-elle intégrée dans le processus d’assainissement?- Absolument. Elle est en tout cas prise en compte comme option dans les études du projet. Sa mise en œuvre nécessite cependant des préalables, en particulier l’acceptabilité sociale, la mise en valeur de l’eau usée épurée etc. Car la réutilisation nécessite des investissements supplémentaires pour permettre d’affiner le niveau d’épuration des eaux, mais dans tous les cas, les stations d’épuration sont conçues à cet effet pour qu’elles soient évolutives. La STEP de Benslimane, par exemple, produit de l’eau réutilisée dans l’irrigation du golf. La même chose est programmée à Bouznika, et dans bon nombre de sites touristiques tels que Saïdia ou Azemmour. A TanTan, il est envisageable d’irriguer la ceinture verte destinée à contrecarrer la progression des sables, par les eaux de la STEP projetée…Les milliers de tonnes d’eau réutilisées sont autant de tonnes d’eau potable économisées, qui pourraient servir à alimenter le monde rural notamment.Propos reccueillispar Nadia LAMLILI

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