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Alitalia évite la faillite

Par L'Economiste | Edition N°:1870 Le 07/10/2004 | Partager

. Elle doit être recapitalisée pour vraiment redécollerAlitalia va pouvoir mettre en oeuvre son plan de sauvetage après l’accord conclu in extremis le 6 octobre sur l’indemnisation des salariés licenciés. Cependant, la compagnie aérienne italienne doit encore être recapitalisée et reconquérir des clients pour pouvoir vraiment redécoller. “Nous avons mis la première pierre, maintenant nous devons construire l’édifice”, a dit le président d’Alitalia, Giancarlo Cimoli, après la conclusion de l’accord. L’accord signé entre huit syndicats sur neuf, dirigeants et gouvernement sur l’indemnisation du personnel licencié ouvre la voie à une restructuration de la compagnie, dont les caisses étaient pratiquement vides fin septembre dernier. Les quelque 3.700 salariés qui perdront leur emploi seront inscrits au chômage technique pendant deux ans et pourront ensuite bénéficier d’un fonds complémentaire d’indemnisation qui sera créé et alimenté par les salariés et les entreprises du secteur aérien, ont indiqué les syndicats. Ces mesures devraient coûter environ 300 millions d’euros à Alitalia, selon son président. L’Etat met aussi la main au portefeuille dans la mesure où il étend au secteur aérien le bénéfice des caisses complémentaires de chômage technique, jusqu’ici réservées à l’industrie lourde. Le Conseil d’administration de la compagnie devait se réunir pour approuver le plan de sauvetage et entériner les résultats du premier semestre, ce qui permettra à Alitalia d’accéder au prêt bancaire relais garanti par l’Etat de 400 millions d’euros en attendant la recapitalisation. L’accord “sauve la compagnie de la faillite. C’est un bon accord, le sens de la responsabilité a prévalu”, a dit le secrétaire général de l’UIL, Luigi Angeletti.Toutes les parties sont cependant conscientes qu’attirer investisseurs et clients sera au moins aussi difficile que la restructuration de l’entreprise.Cet accord “est un point de départ et non d’arrivée. Il rend possible la mise en place du plan de restructuration mais il faudra ensuite affronter le marché”, a commenté le ministre des Affaires sociales, Roberto Maroni, sur Radio 24. L’Etat, actionnaire à 62,3%, s’est engagé vis-à-vis de Bruxelles à passer sous les 50% mais aussi à garder au moins 30% du capital, pour rassurer les salariés. Quelque 750 millions d’euros ont été prévus dans le projet de budget 2005 de l’Italie pour participer à la recapitalisation de la compagnie prévue d’ici mars prochain. La compagnie va devoir attirer des investisseurs privés alors qu’elle ne prévoit de revenir à l’équilibre qu’en 2006, un pari difficile selon les analystes. Elle va aussi devoir regagner rapidement des parts de marché en Italie. “Aucune compagnie de référence ne peut espérer gagner de l’argent avec une part de marché national inférieure à 50% et si elle ne domine pas son propre marché”, soulignait récemment David Jarach, professeur de marketing du transport à l’université milanaise Bocconi. Or la part de marché d’Alitalia en Italie est tombée à 45% sur les cinq premiers mois de l’année. A plus court terme, Alitalia doit obtenir le feu vert de Bruxelles à son plan, en particulier sur l’éventuel transfert de sa dette dans une société regroupant les activités de services au sol, ce que dénonce la concurrence.Synthèse L’Economiste

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