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    Economie

    ALE: Le Conseil des ministres relance le processus

    Par L'Economiste | Edition N°:1924 Le 24/12/2004 | Partager

    . Mais le retard de 3 mois ne pourra pas être rattrapé. Les élus devront faire très vite pour redresser l’image du paysAvec le passage devant le Conseil des ministres, le mercredi 22 décembre 2004, le Maroc sauve peut-être la face, mais pas le calendrier, dans ses relations avec les Etats-Unis, la Turquie ainsi que la Jordanie, la Tunisie et l’Egypte (ces trois derniers regroupés dans l’accord dit “accord Quadra”). En effet, même en faisant travailler les élus à toute vitesse, avant la clôture de la session, il y a un délai incompressible de 3 mois et 1 jour après la ratification par le Parlement avant que ces accords n’entrent en vigueur. Or l’engagement marocain était pour le 1er janvier 2005 (cf. L’Economiste du 1er décembre 2004, qui s’inquiétait du retard pris par tous les projets d’accord de libre-échange; www.leconomiste.com).Le retard pris par la partie marocaine a alimenté bien des conversations. Dans les milieux diplomatiques, l’information était correcte: il s’agissait de “la mauvaise habitude des Marocains” de ne pas tenir aux dates prévues les Conseils des ministres. Il ne fallait y voir que de la négligence, mais pas le désir politique de faire échouer, avec des manoeuvres dilatoires, le processus d’ouverture commerciale et financière du Royaume.Pour les entreprises installées au Maroc, le retard est une douche froide. Elles avaient compris que ces accords faisaient partie de l’axe majeur de la politique économique du pays et les voilà repoussés sine die. Des observateurs avaient cru opportun d’en déduire que le Maroc avait signé à contrecœur et utilisait donc des manœuvres pour ne pas avoir à appliquer ses engagements, jusqu’à ce que le Conseil des ministres de mercredi, à Marrakech, les relance. Ce processus d’ouverture à de nouveaux espaces avait commencé avec la signature en février 2004, à Rabat, de l’accord Quadra, de son nom légal la “Convention créant une zone de libre-échange entre les Etats arabo-méditerranéens”. Ceux-ci comprennent la Jordanie, la Tunisie et l’Egypte. Cet accord est fortement soutenu par l’Union européenne. Le projet de loi associé à cette convention porte le numéro 7-04 indiquant qu’il s’agit du septième projet de loi de l’année 2004. Il n’est arrivé à entrer dans le processus de ratification que cette semaine.Le deuxième accord, de son vrai nom, la “Convention de libre-échange entre le Royaume du Maroc et la République de Turquie”, a été fait le 7 avril 2004. Son projet de loi associé porte le numéro 20-04.Enfin, celui qui est le plus en vue, même s’il ne sera peut-être pas le plus important pour les échanges réels, est “l’Accord de libre-échange entre le Royaume du Maroc et les Etats-Unis d’Amérique”. Il avait été fait à Washington le 15 juin 2004. Son projet de loi associé porte le numéro 28-04.Divers secteurs industriels ont peur de ces accords, d’autres les attendent comme une bouée de sauvetage. Les cimentiers, mais pas tous, redoutent par exemple les ciments égyptiens, les laboratoires pharmaceutiques n’aiment pas l’idée de se frotter aux américains… Dans plusieurs secteurs, les surcoûts de productions du Maroc, en provenance de prix de monopole ou de taxes, sont handicapants. Le moment peut-être de faire sauter ces règlements et fiscalité? Les industries du textile, qui sont d’ordinaire férocement protectionnistes, ont en la matière une position d’ouverture. L’explication tient à la fin de l’Accord multifibres (AMF). A partir du 1er janvier, autant dire la semaine prochaine, les produits du Maroc exportés en Europe cesseront d’être protégés par des quotas. Ils seront directement en concurrence avec les produits d’Asie, où les coûts de production sont très inférieurs. Les jeux sont faits, “nous sommes morts” sauf si des arrangements permettent aux méditerranéens d’abaisser aussi leurs coûts. C’est pour cette raison que les négociateurs marocains voulaient que leurs conventions, surtout avec les pays de la Méditerranée, entrent en vigueur avant le 1er janvier 2005: les producteurs auraient eu le temps de s’organiser, de monter leurs “fameux cumuls diagonaux” pour faire face à la “déferlante asiatique” sur leur marché traditionnel, l’Europe. Même cas de figure, mais en moins pressants et moins dangereux, pour l’électronique, l’agroalimentaire…Maintenant restera à trouver le moyen de “faire le joint” en attendant que les conventions et accords soient votés puis promulgués, c’est-à-dire publiés au BO.N. S.

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