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Economie

Agrumes: La prime à l’investissement reconduite

Par L'Economiste | Edition N°:1945 Le 26/01/2005 | Partager

. Le plan de bataille du nouveau bureau de l’Aspam . Priorité: Réactiver le plan agrumicole. Initié en 1998, il est réalisé à 40%A peine élu, le nouveau bureau de l’Association des producteurs d’agrumes (Aspam) retrousse ses manches. L’Association, maintenant présidée par Hassan Lyoussi, appelle producteurs et exportateurs à redoubler d’efforts pour redynamiser la filière, compte tenu des opportunités que doivent offrir les ALE. Le challenge de la nouvelle équipe est de relancer l’activité tant au niveau de la production qu’à l’export. Le tout est de réactiver le fameux plan agrumicole (1998-2010), qui a pris beaucoup de retard. “Nous sommes en perte de vitesse et nous étudions comment redresser la situation”, explique Ahmed Darrab, qui a été reconduit au poste de secrétaire général.Il s’agit maintenant d’amener les producteurs à renouveler le verger et relancer la mise à niveau de la filière. A cet effet, l’Aspam vient d’obtenir de l’Etat la prorogation de la prime à l’investissement qui est de 7.800 DH/hectare. Décidé en juillet 1999 pour 5 ans, le versement de cette prime a pris fin en juillet 2004. “Nous avons intervenu auprès de l’Etat pour qu’elle soit prorogée de 5 années supplémentaires et ce, compte tenu des difficultés enregistrées”, souligne le secrétaire général. Et d’ajouter que la prime rentre dans le cadre des mesures d’accompagnement et subventions instituées par le plan d’action agrumicole national initié en 1998. Rappelons que ce plan avait prévu un certain nombre d’aides aux producteurs pour renouveler le verger et étendre les superficies. L’objectif est d’atteindre 32.000 hectares à l’horizon 2010. Côté production, la profession table sur 1,85 million de tonnes dont 850.000 à l’export. Ces prévisions, souligne un producteur, tiennent compte de trois paramètres. D’abord, l’accroissement démographique, ensuite l’augmentation de la consommation et l’amélioration des revenus. Enfin, le changement des habitudes de consommation avec une plus grande expression des besoins qualitatifs et nutritionnels. Ainsi, à lui seul, le marché local aura besoin de 1 million de tonnes à l’horizon 2010. “Cette année, nous prévoyons d’atteindre 540.000 tonnes”, annonce Darrab. Pour réaliser l’objectif du plan, l’Etat avait mis en place des mesures d’accompagnement (aides, subventions…) afin d’encourager les producteurs. Parmi elles, des subventions de 15.800 DH/hectare planté ou renouvelé. Ce montant comprend 3 volets: une subvention de 8.000 DH répartie entre l’achat de plants certifiés et l’équipement ainsi que la micro-irrigation, un dispositif à double objectif. Car il permet d’abord une utilisation rationnelle de l’eau et ensuite une économie de cette ressource allant jusqu’à 40% des besoins. Le troisième volet porte sur une prime à l’investissement de 7.800 DH. C’est cette dernière qui vient d’être prorogée. Voilà pour les prévisions. Qu’en est-il des réalisations?Valeur aujourd’hui, la filière en est à peine à 40% des objectifs du plan. Et pour cause, les professionnels pointent du doigt notamment le retard enregistré dans les textes d’application. “Ces textes ont mis 2 ans avant d’être publiés”, souligne un producteur. Du coup, la profession ne pouvait bénéficier des aides à temps. La sécheresse, qui a sévi 4 ans de suite (1998-2002), y est également pour quelque chose.Pour la campagne actuelle, les derniers chiffres sont jugés plutôt favorables. Au 23 janvier, quelque 252.000 tonnes ont été exportées contre 204.000 la campagne précédente à la même date, soit une augmentation de plus de 24%. A l’origine de cette évolution, les conditions climatiques du début de la campagne. Ces dernières ont permis d’améliorer le calibre et la vague de froid la coloration des fruits. Aussi ce “frigo naturel” a-t-il assuré une meilleure conservation des agrumes. D’habitude, quand la température baisse considérablement, cela peut occasionner des gelées et blessures, précise un producteur. Heureusement, jusque-là, le problème ne s’est pas posé, ajoute-t-il. Quant aux pluies, il faut dire qu’un léger retard a été enregistré à cette période de l’année mais sans conséquences sur le verger. Ce sont surtout les céréales en zone bour qui sont affectées. Pour les agrumes et primeurs donc, dont 90% sont des périmètres irrigués (barrages et nappe phréatique), le problème ne se pose pas encore. Pour cette campagne, les exportations ont été acheminées, jusqu’à fin novembre, vers des marchés hors UE, dits également pays à contrat et plus rémunérateurs (Canada, Russie, Pologne, Lituanie, USA et Scandinavie). Depuis début décembre, la filière est revenue sur les marchés européens traditionnels, la France, le Benelux, la Grande-Bretagne ou encore l’Allemagne.


Quid de la traçabilité?

Autre priorité du nouveau bureau de l’Aspam, la traçabilité. Certes, la filière est en avance sur ce volet compte tenu de sa tradition à l’export, mais certains points noirs persistent, notamment au niveau des vergers et dans certaines stations coopératives. Des actions de sensibilisation viennent d’être enclenchées pour éviter que les petits producteurs et des coopératives ne soient exclus des marchés étrangers. Amin RBOUB

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