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Agriculture: Un plan d’urgence pour mieux négocier l’ouverture

Par L'Economiste | Edition N°:1874 Le 13/10/2004 | Partager

. Le gouvernement annonce un chantier de plus d’un milliard de DH. Production végétale, animale, gestion de l’eau..plusieurs axesPrésidée hier par Driss Jettou, la séance de travail consacrée à l’Agriculture comptait pas moins de 7 ministres, avec en prime les patrons de l’OCP et du Crédit Agricole. C’est dire toute son importance. Accord de libre-échange oblige, le Maroc est tenu de revoir sa stratégie agricole de manière à bien négocier l’ouverture. Hier, Mohand Laenser a annoncé une série de mesures dans le cadre d’un programme qui doit être proposé au prochain Conseil de gouvernement, prévu le jeudi 21 octobre. Ce vaste chantier qui nécessitera selon les premières estimations plus de 1,1 milliard de DH (sur ce total 616 millions de DH sont déjà dépensés annuellement pour le programme classique). En tout cas, le gouvernement veut aller vite. Il compte lancer la mise en œuvre de ces mesures avec le démarrage de cette campagne agricole. Pour ce chantier, deux grands domaines d’intervention ont été identifiés : la production végétale et l’élevage. Pour ce qui est de la production végétale, plusieurs axes d’intervention ont été identifiés. D’abord la production végétale avec pour objectif d’améliorer la productivité. Cela suppose un appui aux intrants, fertilisants, semences et mécanisation. Cela servira à aider l’agriculteur à aller vers des actions à moindre prix, a précisé Laenser. D’ailleurs un arrêté ministériel pour améliorer le soutien des agriculteurs qui utilisent les semences sélectionnées, vient d’être signé. Cet appui sera doublé pour passer de 45 à 100 DH. Pour le renforcement de la mécanisation, il est nécessaire d’inciter les agriculteurs à acquérir des tracteurs à des prix inférieurs. A cet effet, il est proposé d’augmenter le taux de subvention aux tracteurs pour baisser les prix à 85.000 DH au lieu du double maintenant. Le développement des capacités de stockage des céréales s’avère vital. La gestion des risques constitue un deuxième axe. L’idée est d’alimenter le fonds des catastrophes naturelles avec un premier versement de 20 millions de DH comme mise de départ pour que l’Etat puisse intervenir. Les catastrophes naturelles ne doivent pas se limiter à la sécheresse mais s’étendre notamment aux inondations. En tout cas, les aléas climatiques sont mal assurés. L’assurance sécheresse, présentée sous forme de compensation, devait être abandonnée cette année. Il faudra la maintenir et étendre la couverture aux conséquences de la grêle. Sur ce dernier registre, le prix des filets antigrêle est élevé. L’idée est de les introduire sur la liste du matériel bénéficiant de subventions. Troisième axe, l’aménagement des terres. Le ministre propose d’aider les agriculteurs à préparer les sols. Une carte des fertilisants doit être dressée. Dernier axe, le développement de l’arboriculture fruitière, particulièrement l’oliveraie et les amandiers. L’idée est de créer par exemple des périmètres oléicoles. Ces actions seront appuyées par la réhabilitation de la trituration des olives. Les moyens traditionnels ne permettent pas de commercialiser ce produit à grande échelle. Un équipement en machine moderne sera nécessaire. Pour cela, des exonérations en faveur de ces machines sont à prévoir. Pour Laenser, il n’est pas possible de démarrer cette année l’implantation des arbres fruitiers puisqu’il n’y a plus suffisamment de plants. Il faudra relancer cette activité. Comme ce programme s’étalera sur des années, il faudra soutenir les agriculteurs qui acceptent de se reconvertir, jusqu’au moment où ces arbres donnent leurs fruits, rappelle-t-il.S’agissant de l’élevage, le mauvais état du cheptel préoccupe beaucoup la tutelle. Les troupeaux sont de mauvais états (tuberculose). La lutte contre les maladies nécessite 80 millions de DH. Le plan d’action permettra d’améliorer la production animale, avec également le démarrage de la traçabilité et du recensement du cheptel a démarré. Autre composante de ce dispositif: l’hygiène. Un programme pour améliorer la qualité dans les abattoirs et les laboratoires de viande rouge. Cela nécessitera 18 millions de DH. Quant à l’économie de l’eau, il faudra simplifier les procédures et accélérer le déblocage des dossiers pour engager les 300 millions consacrés à cet effet. Ailleurs, il faudra mobiliser l’eau. Mohamed CHAOUI

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