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    Economie

    Agadir-Habitat insalubre
    670 baraques détruites en neuf mois

    Par L'Economiste | Edition N°:1914 Le 10/12/2004 | Partager

    . L’opération s’est inscrite dans le cadre de la résorption des bidonvilles . Près de 12.290 ménages sont concernés par le programme Faire d’Agadir une ville sans bidonvilles à l’horizon 2007, ce qui implique la résorption de 65 quartiers de bidonvilles et la démolition dans ces sites de 10.763 baraques en recasant 12.287 ménages ne sera pas une mince affaire. Ce projet fort ambitieux, sera même un challenge difficile à relever. Ce qui est sûr toutefois pour l’instant c’est que désormais autorités locales et élus sont impliqués dans le programme de résorption. La convention tripartie conclue la semaine dernière entre le ministère de l’Habitat, la wilaya du Souss-Massa-Drâa et la municipalité d’Agadir met désormais tous les intervenants concernés devant leurs responsabilités, notamment en matière de prolifération de bidonvilles. Il faut reconnaître que ces dernières années, malgré quelques bonnes volontés, le phénomène s’est accentué au vu et au su de tout le monde en raison, entre autres, de la faible offre de logements sociaux de la léthargie des uns et des autres. Les autorités locales, en manquant de fermeté et en fermant les yeux sur les extensions et la densité des bidonvilles, les élus en encourageant par des soutiens à des fins électorales la multiplication des ménages dans ces quartiers ont facilité aussi cette prolifération. La municipalité d’Anza qui abrite un des plus gros noyaux de bidonvillois d’Agadir en est l’exemple frappant. Dans le cadre du programme élaboré, ce noyau devrait être résorbé grâce au projet Anza Ouliya qui sera implanté dans le quartier Taddart d’Anza. Ce site de 160 ha offrira à terme pour le recasement de ménages 4078 lots. Pour le moment, le terrain est à 10% viabilisé. La même opération est bien avancée dans les autres sites prévus pour la résorption. Au total, ce sont près de 300 ha répartis sur plusieurs terrains qui sont mobilisés pour la totalité du programme. Pour sa première tranche en cours qui concerne 6.165 ménages bidonvillois, la contribution financière de l’Etat est de 56 millions de DH. La deuxième phase en cours de lancement, destinée à accueillir 6.248 ménages, est d’un coût global de 363 millions de DH avec une participation de l’Etat de 153 millions de DH. Selon les représentants de l’Habitat, plus de 670 baraques ont été détruites entre mars et novembre 2004. Par ailleurs, le recasement d’un grand nombre de ménages est déjà réalisé depuis le lancement de l’opération qui prévoit la formule de l’auto-construction. Au Hay Mohammadi, la distribution de lots a déjà démarré depuis septembre. Pendant que les travaux de viabilisation du lotissement se poursuivent, ils sont à 70% réalisés, plus de 160 lots de recasement ont été alloués.De notre correspondante, Malika ALAMI

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