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Affaires

Agadir: Grogne des fournisseurs de matériels de pêche

Par L'Economiste | Edition N°:1665 Le 18/12/2003 | Partager

. La prolongation de l’arrêt biologique a de lourdes retombées sur le secteurLes répercussions du prolon-gement de l’arrêt biologique de la pêche céphalopodière commencent à se faire sentir à Agadir. Pendant que la tension monte chez les marins (www.leconomiste.com), les fournisseurs de matériels de pêche, réunis dans l’association professionnelle des opérateurs économiques navals du sud (APENAV), manifestent égale-ment leur mécontentement. Il y a quelques semaines, ils étaient sur le point de faire une marche, refusée par les autorités. A l’origine de leur colère, les pertes financières considérables qu’ils accusent ces dernières années. Une situation engendrée par les difficultés de trésorerie des armateurs dont l’activité fait face à de nombreux problèmes actuellement, en raison de multiples arrêts biologiques. Pour Atmane Moutia, président de l’APENAV, une prolongation de l’arrêt de pêche au-delà de janvier 2004 serait fatale pour l’ensemble de la profession, car l’état de l’activité est déjà précaire. En effet, la baisse de la demande due à l’immobilisation des chalutiers durant plusieurs mois a entraîné une baisse du chiffre d’affaires de la filière atteignant 50% durant les trois dernières années. Par ailleurs, selon le président de l’APENAV, les armateurs ne peuvent plus honorer leurs engagements suivant les délais convenus. “Nos clients nous paient avec un retard allant jusqu’à un an pour un matériel que nous payons parfois par avance et en devises à nos fournisseurs étrangers”, déplore Moutia. Selon lui, le montant des créances impayées des armateurs auprès des fournisseurs de matériels de pêche a atteint actuellement 130 millions de DH engendrant une situation de quasi-cessation d’activité de la plupart des entreprises membres de l’APENAV. Plus de 2.000 emplois sont menacés. Par ailleurs, les armateurs risquent d’être confrontés à des problèmes d’approvisionnement en matériels pour leurs chalutiers. “Les fournisseurs, en raison du manque de rentabilité, ne peuvent plus immobiliser du stock, surtout de matériels spécifiques, pendant plusieurs mois”, explique le professionnel. Les armateurs de la pêche hauturière de leurs côtés sont conscients des conséquences que peuvent engendrer les difficultés de leurs fournisseurs mais sont pour le moment impuissants face à la crise qu’ils considèrent comme une véritable catastrophe. Pour l’instant, ils sont dans l’expectative sans visibilité. Le ministère de tutelle a annoncé, lors du prolongement de l’arrêt de pêche jusqu’à décembre, que la reprise est conditionnée par les résultats des prospections de l’INRH (Institut national de recherches halieutiques). En attendant de connaître leur sort, ils parlent déjà de réduire de 50% les salaires de leurs employés à terre à partir de janvier.


Carte de visite

 réée en 1999, l’Association professionnelle des opérateurs économiques navals du Sud (APENAV) réunit 48 membres. Ceux-ci constituent la plus grande partie des fournisseurs de bateaux de pêche dans le sud du Royaume en matériels, vivres, carburants, lubrifiants... La plupart d’entre eux sont des importateurs. La filière, qui a créé 2.000 emplois directs et indirects, a réalisé en 2000 un chiffre d’affaires de 500 millions de DH. De notre correspondante, Malika ALAMI

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