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Affaires

Affaire Tel Quel: Un procès expéditif?

Par L'Economiste | Edition N°:2089 Le 18/08/2005 | Partager

. «Le droit à la défense n’a pas été respecté» . Une plainte a été adressée au ministre de la Justice Le monde de la presse est sous le choc. Après le verdict du Tribunal de première instance de Casablanca, rendu lundi 15 août, à l’encontre des deux journalistes de l’hebdomadaire Tel Quel, Karim Boukhari et Ahmed Reda Benchemsi, l’heure est à la mobilisation. La Fédération des éditeurs et le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) ont rapidement réagi, soutenant les journalistes et demandant la révision du jugement. Rappel des faits. Les deux journalistes sont condamnés pour diffamation de la députée du Mouvement Populaire (MP), Halima Assali. La sentence est lourde: deux mois de prison avec sursis et une amende de 25.000 DH chacun et un million de dirhams à titre de dédommagement. Avant de faire appel, l’avocat des journalistes, Me Mohamed Karam, a adressé, hier mercredi 17 août, une plainte au ministre de la Justice, condamnant les irrégularités qui ont caractérisé le procès des deux journalistes. Me Karam a assuré que le verdict rendu «est un scandale». «La rapidité avec laquelle cette affaire a été jugée donne beaucoup à réfléchir», souligne l’avocat. «Je ne comprends pas cette précipitation, alors que les tribunaux sont en période de vacances», ajoute-t-il. L’avocat estime le montant d’un million de dirhams pour dédommagement «exorbitant». L’affaire a commencé lorsque les deux journalistes ont été convoqués par le Tribunal, le 20 juillet 2005.Lors de la première audience, qui a eu lieu le 8 août, l’ex-avocat de la défense, Me Mohamed Tayeb Omar, avait demandé un report suffisant, vu que le directeur de la publication de Tel Quel est en mission aux Etats-Unis jusqu’au mois de septembre. «Mais le juge ne lui a accordé qu’une semaine!» souligne Me Karam. Après, pour des raisons personnelles, Me Mohamed Tayeb Omar s’est retiré de l’affaire, qui a été confiée à Me Karam.Selon ce dernier, avant la deuxième audience, qui a eu lieu lundi 15 août, le juge et lui se sont mis d’accord pour que celle-ci ait lieu à 14h30. «Vu que Benchemsi est toujours en mission, et que j’avais besoin de temps pour mieux préparer ma défense, j’avais l’intention de demander un report», explique l’avocat. «Mais à mon arrivée à l’heure convenue, j’ai été surpris de voir que l’audience avait eu lieu à 14h15, en notre absence», poursuit Karam. «Le pilier de tout procès équitable qu’est le droit à la défense, n’a pas été respecté dans cette affaire», rappelle-t-il. De son côté, Karim Boukhari, auteur de l’article incriminé, déclare être incapable de réaliser ce qui s’est passé. «Nous n’avons même pas eu le droit de nous exprimer», indique Boukhari. «L’article incriminé était humoristique et ne cite même pas de nom», ajoute-t-il.Il est à rappeler que ledit article est paru dans le numéro 184 de Tel Quel.Mohamed AKISRA

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