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“Le projet Renault n’est pas sujet aux aléas de l’ouverture”

Par L'Economiste | Edition N°:1763 Le 07/05/2004 | Partager

. Il n’est pas basé sur la protection du secteur. La loi sur l’intégration-compensation est en cours d’abrogation- L’Economiste: Quel sera l’impact de l’accord de libre-échange avec la Turquie sur cette industrie à peine naissante?- Jamal Eddine El Jamali: Tout d’abord l’industrie automobile au Maroc n’est pas naissante, elle date du début des années 60. L’accord avec la Turquie est un accord qui prévoit un démantèlement sur 10 ans pour les produits fabriqués localement, après son entrée en vigueur. Dans le meilleur des cas, on atteindra 0% de droits de douane pour les produits fabriqués localement en 2014-2015. Soit 2 à 3 années après l’accord avec l’UE. Contrairement aux productions précédentes de voitures économiques, l’accord avec Renault va jusqu’à 2015. C’est un projet qui n’a pas été basé sur la protection du secteur mais plutôt sur des avantages comparatifs. Il n’est pas sujet aux aléas de l’ouverture. Le fait que ce projet se mette en place fera que la Somaca sera compétitive. De même que les équipementiers. Nous sommes dans une dynamique plus pérenne puisqu’elle n’est pas basée sur la protection d’un petit marché mais sur une vision d’un marché plus grand et sur des bases compétitives. La problématique de la voiture économique était liée au fait qu’on avait un marché restreint et que le calcul des différents constructeurs était fait en fonction de ce marché restreint qui baissait au fur et à mesure que les droits de douane diminuaient. La seule possibilité pour pérenniser l’assemblage au Maroc réside dans l’exportation. On ne peut pas concevoir un projet de voiture au Maroc s’il n’intègre pas l’exportation, c’est le cas du projet Renault. Un projet visant uniquement le marché local est voué à l’échec. Pour pouvoir exporter, il y a les règles d’origine. Un minimum de valorisation doit être locale pour pouvoir bénéficier des avantages sur les marchés avec lesquels nous avons des accords de libre-échange. Sans oublier qu’il y a des engagements OMC et que la loi sur l’intégration-compensation, qui date déjà de 1981 est en cours d’abrogation. Donc au lieu de fixer les taux d’intégration comme c’était le cas avec Fiat, nous avons préféré que le niveau d’intégration réalisé pour les voitures exportées soit similaire à celui relatif aux voitures vendues sur le marché local. C’est donc de manière indirecte que ce niveau d’intégration sera toujours satisfait. Propos recueillis par Khadija EL HASSANI

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