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    Economie

    600 millions de DH pour le développement rural

    Par L'Economiste | Edition N°:2890 Le 28/10/2008 | Partager

    . Priorité aux projets à vocation agricole ou touristique. Au menu également, réhabilitation des kasbas et ksoursCoup de pouce au développement rural. A la faveur du projet de loi de Finances 2009, le Fonds de développement rural (FDR) a vu son budget doubler, passant de 300 millions de DH en 2008 à 600 millions. «Nous avons voulu faire de ce Fonds un levier de développement rural, qui vient renforcer et compléter les projets de développement sectoriels, ainsi que les programmes communaux ou ceux initiés par la société civile», explique Abdeslam Al Mesbahi, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Habitat, chargé du Développement territorial. Abbas El Fassi, Premier ministre, vient d’ailleurs de signer une convention relative aux modalités de mobilisations et d’utilisation de ce Fonds. «La priorité sera accordée aux régions rurales qui disposent d’atouts n’ayant jamais été suffisamment exploités jusque-là, ce qui permettra de réaliser la complémentarité entre les autres programmes de développement, tels que l’INDH, et, particulièrement, son volet rural qui vise à lutter contre la pauvreté et la précarité», déclare El Fassi lors de la signature de la convention. Entrée en vigueur en octobre 2008, celle-ci prendra fin au mois de décembre 2009. Ladite convention est venue définir la nature des programmes de développement rural intégré éligibles à l’appui du FDR. En effet, ces derniers doivent remplir plusieurs conditions: intégration des composantes des projets entre elles et conformité avec les spécificités et la vocation des régions bénéficiaires de projets… De plus, les projets financés par le Fonds devront être gérés en mode contractuel par les partenaires. «Le Fonds contribuera à financer les Projets de développement rural intégré (DRI), les projets de développement des petites et moyennes hydrauliques dans les oasis… Il participera également à la promotion du tourisme rural et du patrimoine culturel. A ce titre, le FDR financera la réhabilitation des kasbas et des ksours pour leur redonner vie», affirme El Mesbahi. De plus, les centres ruraux émergents, qui sont des agglomérations rurales situées dans les souks ou au niveau des carrefours routiers, sont appelés à devenir de véritables petites villes. «Ces futurs centres urbains devront être dotés des infrastructures de base comme le logement, les routes, les écoles, des centres de santé… Nous préférons agir en amont afin de pouvoir maîtriser le développement de ces villes embryonnaires», précise El Mesbahi.Le FDR s’attachera également à réduire les disparités entre les régions afin d’augmenter leur attractivité en matière d’investissement.


    Développement intégré

    Le Fonds de développement rural (FDR) se veut un instrument d’appoint pour les approches sectorielles et s’appuie sur une approche qui tient compte des attentes et des aspirations des populations. Il s’agit là d’une condition importante afin que celles-ci s’approprient et assurent la pérennité des projets initiés dans leurs régions. Au moment de sa création en février 1994, le FDR était rattaché au ministère de l’Agriculture, avant d’être intégré, en octobre 2007, au ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement de l’espace. Placé sous la présidence du Premier ministre, il est cogéré par les ministères de l’Habitat et de l’Agriculture, respectivement à raison de 40% et 60% de son enveloppe budgétaire. Le premier département ministériel est en charge du développement spatial à travers ses deux composantes, urbaine et rurale ; tandis que le second ministère implémente une stratégie de développement agricole via le plan Maroc vert. Le secteur agricole étant un axe central dans le développement du monde rural.Hassan EL ARIF

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