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    2M s'étend au Nord : L'investissement dans le réseau pèse sur le développement

    Par L'Economiste | Edition N°:204 Le 16/11/1995 | Partager

    Alors que l'existence de deux réseaux autonomes au Maroc rend les investissements trop lourds, la deuxième chaîne s'ouvre prudemment aux autres villes du pays. Le point sur les différentes étapes de la transmission des images.

    2M à Tanger. Ce sera pour bientôt. La seconde chaîne est en train d'y installer un émetteur. Le réseau devrait ensuite s'étendre à d'autres villes du Nord, notamment Tétouan. Raison de cette lente progression: il fallait d'abord consolider les acquis commerciaux avant de s'attaquer au reste du pays. En réalité, explique M. Driss Anouar, directeur technique de la Soread, "le Maroc constitue un cas spécial pour ce qui concerne l'infrastructure télévisuelle" scindée en deux volets. Le premier est constitué de la production des images et des sons et de leur programmation. Le second porte sur l'aspect technique, en particulier la transmission qui permet d'acheminer les images du studio au téléspectateur.

    En général, dans les pays comme la France, les Etats Unis et la Tunisie, les deux volets sont séparés. En d'autres termes, "les différentes chaînes ne s'occupent que du contenu: production, acquisition et promotion", précise M. Anouar. Elles produisent des émissions, confectionnent une grille de programmes et les transfèrent à un diffuseur. Au Maroc, il n'y a pas l'équivalent de TDF comme en France. Il existe actuellement deux réseaux, un pour la TVM et un pour la chaîne privée, qui parfois utilisent les mêmes sites de transmission, installés en général sur des montagnes, des régions difficiles d'accès, avec comme corollaire des problèmes d'alimentation en énergie.

    Le directeur technique de la Soread note que l'utilisation de ces réseaux devient inoptimale du fait que l'infrastructure est très onéreuse. L'investissement par site varie de 2 à 30 millions de Dirhams. Pour rentabiliser une telle infrastructure, "il faudra la faire partager entre plusieurs opérateurs", souligne-t-il. Mais, en plus de la production de ses émissions, chaque chaîne investit des sommes importantes pour disposer d'un réseau de diffusion.

    La production concerne la fabrication technique des images, par exemple des jeux, des variétés et autres. Il est à noter que la deuxième chaîne produit 30% de ses émissions. Le reste est constitué des acquisitions (films, documentaires) et des retransmissions internationales entre autres. La régie finale organise tous les programmes pour les envoyer sur un réseau de transmission. Cette seconde étape est partagée elle-même en deux autres parties: la transmission et la diffusion.

    La transmission consiste à transférer les programmes de la régie finale vers tous les centres de diffusion. 2M, comme la TVM, utilise parallèlement deux modes de transmission qui sont le faisceau hertzien et le satellite. Le câble, un autre véhicule, n'a pas encore fait son apparition au Maroc.

    Une fois envoyé, le programme est acheminé vers un émetteur ou une installation satellite au sol, relais à partir desquels est "arrosée toute une région", de manière à ce qu'un programme puisse être reçu avec une simple antenne UHF.

    La deuxième chaîne dispose d'une quinzaine de sites de diffusion à travers le pays. Ces installations sont localisées dans les principales villes et couvrent chacune une région déterminée.

    A.D.N.

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