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2M: Nouveau bras de fer

Par L'Economiste | Edition N°:602 Le 24/09/1999 | Partager

· Les employés brandissent la menace de grève
· Le personnel s'inquiète sur l'avenir de la chaîne


Menace ou intimidation? Le personnel de la deuxième chaîne de télévision 2M se dit ferme. Il n'exclut pas un mouvement de grève «dont la date sera fixée ultérieurement». Ce n'est pas la première fois que la station d'Aïn Sebaâ connaît un malaise. L'entreprise vit aux rythmes de tensions sociales.
Les revendications du personnel de 2M n'ont pas beaucoup changé. En tête, la visibilité sur «l'avenir et le devenir» de la chaîne. Autrement dit, l'Etat actuellement détenteur de cette entité doit définir une stratégie pour 2M et déterminer clairement son rôle dans le champ audiovisuel.
La chaîne, privée à sa création, est devenue semi-publique suite à une mauvaise gestion. L'Etat marocain l'a sauvée d'une faillite. Objectif, la remettre sur les rails financièrement et ensuite la reprivatiser. Presque quatre ans se sont écoulés et encore aucune visibilité quant aux projets de l'Etat concernant cette chaîne. Pour sa part, son personnel souhaite être informé. Et le contribuable qui verse une redevance pour la survie de cette chaîne aussi.
Les redevances du contribuable et la subvention de l'Etat à 2M sont également au coeur du problème, puisque, selon le syndicat du personnel, 2M n'a reçu aucun versement et ce, depuis 2 ans.
«Dans le contexte actuel, il est impossible que la chaîne survive uniquement avec les recettes publicitaires».
Le retard, le directeur général de 2M, M. Larbi Belarbi, ne le nie pas. «Le fonds de l'audiovisuel qui reçoit les redevances de contribuables a quelques difficultés de fonctionnement auxquelles les responsables sont en train de remédier»
L'autre revendication a trait à la question du «professionnalisme» de la station. «Il faut revenir au label 2M». A sa création, la chaîne s'était distinguée par une certaine audace qui avait été applaudie par les téléspectateurs, mais aussi de l'opposition à l'époque (actuellement au pouvoir). Cette audace et cette qualité de travail se perdent aujourd'hui.
«Il est plus que jamais indispensable de définir une ligne éditoriale».
De son côté, M. Belarbi estime que le label 2M a été maintenu et que la ligne éditoriale est bien définie. «Elle répond à une seule exigence: équilibrer les traitements de l'information».
Autre point revendiqué par le personnel, le côté social. Le protocole d'accord signé en décembre dernier entre les délégations du personnel et la Direction Générale, portait sur trois points: les conditions matérielles de travail, les volets administratif et professionnel et la convention collective. C'est ce dernier point qui n'a pas été respecté selon le personnel. En effet, les deux parties: syndicat et Direction Générale devaient oeuvrer pour élaborer une version définitive de la convention en juin dernier et son entrée en vigueur devait intervenir le mois suivant. C'est échéances n'ont pas été respectées. Et pour cause, explique le syndicat, la Direction Générale refuse de nous fournir des éléments quant à une grille de salaires et un organigramme bien établi. Ce que récuse M. Belarbi: «La convention a accusé un retard parce que c'est la première fois que les deux parties doivent élaborer ce type d'accord».

Badra BERRISSOULE

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