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Politique Internationale

2ème Concours international des pianistes de Meknès : Une pépinière de jeunes talents

Par L'Economiste | Edition N°:239 Le 18/07/1996 | Partager


Réunir près de 200 participants âgés de 7 à 30 ans, venus des quatre coins du monde, dans de parfaites conditions d'accueil et d'hébergement, cela peut, a priori, ressembler à un défi, une gageure. Il en faudrait davantage pour arrêter en chemin Ghizlane Hamadi, pianiste renommée et professeur à Meknès. Forte des résultats plus que prometteurs remportés lors de la première édition en 1994 et déjà rodée aux inévitables difficultés rencontrées en cours de route, elle sait aussi s'entourer d'une solide équipe de bénévoles, bénéficiant des plus hauts appuis; la présidence d'honneur de SAR la Princesse Lalla Meryem, le patronage du Ministère des Affaires culturelles, le parrainage de l'Unesco et du Conseil International de la Musique.
Le jury, composé d'artistes et de professeurs éminents venus d'Allemagne (Pr Ebert), de France (Mme Edel-Labo), d'Italie (Pr Verdirame), du Maroc, il va sans dire, en la personne de Ghizlane Hamadi, était présidé par Mme France Clidat, pianiste française de renommée internationale. Elle devait donner en prélude à ces grandes rencontres un éblouissant récital à l'Institut français de Meknès.

Dans la belle salle des congrès de la Commune de Hayarya-Meknès allait, trois jours durant, se succéder, devant un public attentif toute une pléiade de jeunes artistes, pénétrés, même les plus jeunes, de leur mission; représenter leur pays avec coeur et dignité.
Certes, les étrangers, déjà formés depuis d'assez longues années aux disciplines artistiques, ont brillé dans les niveaux les plus élevés: supérieur, excellence, honneur, et surtout virtuosité où s'affrontaient des représentants du Brésil, du Japon, de Hongrie, d'Italie et de France. La plus haute récompense distinguant la jeune française Nathalie Delanoé remportant le grand prix offert par SAR la Princesse Lalla Meryem et ceci tout juste deux ans après son jeune frère Fabrice, obtenant la même distinction en juillet 1994. Ces jeunes Marseillais font honneur à leur professeur, le regretté Pierre Barbizet, directeur jusqu'à sa mort du Conservatoire de Marseille.

Les nationaux n'ont pas pour autant démérité, bien au contraire.
Il existe au Maroc depuis quelques années un engouement presque extraordinaire pour l'étude du piano. Qu'ils appartiennent aux conservatoires des grandes villes ou qu'ils travaillent avec des professeurs privés, dès l'âge de 7 ans, les futurs Ramzi Yassa ou Abderrahman El Bacha sont de plus en plus nombreux.
Plusieurs ont déjà remporté de flatteuses récompenses dans les concours des conservatoires, au concours des pianistes nationaux instaurés à l'initiative de l'Association des Amis de Chopin et enfin au concours de Meknès. Beaucoup possèdent d'incontestables dons que leurs professeurs sauront faire fructifier. Il faut louer hautement la compétence, le dévouement, la conscience professionnelle de ces enseignantes pour Meknès, Ghizlane Hamadi, présente sur tous les fronts, pour Rabat, Marie Des Aubrys, pour Casablanca, Nicole Foussard, Rachida Fizazi, Nicole Salmon-Boyer.
Discrètes, efficaces et d'une modestie qui les honore, elles ont eu la plus belle des récompenses, voir leurs élèves se comporter dignement.

Est-ce à dire que toute cette jeunesse est appelée à un avenir brillant dans le monde musical? certainement pas. Surtout dans le domaine du piano, il y a et il y aura toujours beaucoup plus d'appelés que d'élus... Mais la voie est tracée, les ambitions légitimes, l'étude du piano est, en soi, un enrichissement, la fréquentation des grands maîtres un bonheur, acquis parfois de haute lutte et d'efforts méritoires qui ne se révéleront jamais stériles. De nombreux prix en espèces et en nature, les félicitations du jury, les applaudissements du public ont fait de ce 2ème concours de Meknès un événement dans le monde musical du Maroc.
A peine les lumières éteintes et le piano refermé, on songe déjà à l'année 1998. "Sans la musique la vie serait une erreur", a rappelé France Clidat, in fine, cette belle phrase de Nietzsche.
Que soient, une fois encore, remerciés ceux et celles qui mettent en pratique cette vérité première.

Françoise FABIEN

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