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Economie

2005, échéance à haut risque pour l'industrie marocaine

Par L'Economiste | Edition N°:1426 Le 30/12/2002 | Partager

. Les pays dont l'amont est encore atrophié seront noyés par des produits de second choix L'Horizon 2005 augure de plusieurs changements. L'ouverture des marchés méditerranéens va confronter les performances de ces industries à la concurrence internationale. Les avantages traditionnels, dont ces derniers bénéficiaient, en revanche, s'affaiblissent. L'intégration des pays d'Europe centrale et orientale à l'espace économique européen, l'adhésion de la Chine à l'OMC, le démantèlement de l'accord multifibre (AMF) transforment les conditions de la concurrence et renforcent les exigences en matière de qualité ou de prix des produits exportés. Le Maroc, déjà engagé dans un processus de démantèlement progressif conclu dans le cadre de l'accord de partenariat avec l'Union européenne, s'inscrit lui aussi dans cette tendance. Sous l'effet conjugué du démantèlement de l'AMF qui prévoit la suppressions des quotas d'exportations à partir du 1er janvier 2005, le Maroc a tout à redouter des répercussions sur son industrie textile. Les pays qui ne seraient pas restructurés, ou dont l'amont est encore atrophié, risquent d'être noyés par les produits asiatiques, particulièrement les seconds choix et les fins de séries. Si aujourd'hui toutes les mesures ne sont pas prises par les textiliens marocains afin d'être capables d'offrir un produit fini, la chute sera brutale.Il est sûr que la suppression des quotas accentuera l'influence de la compétitivité relative des pays producteurs sur le choix des sites de production. Ainsi, le coût de la main-d'oeuvre et la proximité des marchés deviendront des élements de choix primordiaux. Les producteurs focaliseront également sur les pays où l'approvisionnement local en tissus, fils et accessoires sera aisé. Les infrastructures de transport et de commercialisation constituent une plate-forme importante sans laquelle l'attention des producteurs se verrait détournée au profit de pays qui réunissent toutes ces conditions. La meilleure alternative serait le regroupement régional. Depuis la mise en place de l'ALENA autour d'un concept de grande zone nord américaine de libre-échange, «l'effet Nafta» sur les pays tiers a été remarquable. De nouveaux ensembles commerciaux se structurent peu à peu et pourraient à l'avenir constituer de nouveaux blocs économiques (ALENA, Africa Bill, ASEAN…). Pas en reste, l'Europe veut disposer également d'un concept d'intégration euro-méditerranéen.L'Union française des industries textiles a proposé le concept d'une zone préférentielle textile/habillement en Europe, sur le modèle de la zone ALENA.


Ce que serait la zone Euromed...

La zone se constituerait autour de l'Union européenne et comprendrait 32 pays: (l'UE, les pays du Maghreb et la Turquie).Poids économique et social: - 713 millions d'habitants; - PIB cumulé: 9.650 milliards de dollars; - Emplois textile-habillement: 8 millions.Principes:- Priorité à la proximité géographique pour les pays concentriques autour de l'UE;- Priorité à la proximité de filière (préférences accordées aux partenaires dans la zone).Bénéfices attendus:- Développement de la réactivité dans une filière intégrée de zone logistique coûteuse de la délocalisation lointaine;- Localisation des investissements dans la zone;- Stabilisation des effectifs dans la zone.R. L.

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