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    Economie

    200 millions de DH pour l'assainissement à Casablanca

    Par L'Economiste | Edition N°:299 Le 09/10/1997 | Partager

    Ce n'est un secret pour personne. Le réseau d'assainissement casablancais est défectueux. Un mois après son installation, la Lyonnaise des Eaux s'attaque au problème. Attention aux entrepreneurs pollueurs.


    La Lyonnaise des Eaux de Casablanca (LEC) retrousse ses manches. A peine installée, l'entreprise s'attaque au réseau d'assainissement. Dimanche 28 septembre, elle avait procédé à une vaste opération de pompage dans la zone industrielle de Aïn Sebaâ. Depuis plusieurs mois en effet, les industriels de la Zone se plaignent de la défectuosité du réseau et ce, déjà à l'époque de la RAD. Saisie, la Délégation de la Lyonnaise des Eaux de Casablanca s'attaque de front au problème. Pour la Lyonnaise, le réseau d'assainissement de Casablanca doit être contrôlé de très près. Une surveillance s'impose même après curage. En fait, l'ennemi numéro un est le pollueur, qu'il soit volontaire ou involontaire. «Nous constatons une certaine négligence de la part d'industriels», souligne M. Canale, responsable de la Délégation. Il leur a été demandé d'éviter des rejets de fuel ou d'autres produits. Mais, pour l'heure, la Lyonnaise n'a aucun moyen de contrainte.

    En prenant la gestion déléguée début août, elle s'attendait à rencontrer ce genre de problèmes. Les plaintes similaires sont nombreuses, affirme le responsable. C'est d'ailleurs sans grande surprise. En effet, les inondations des deux dernières années ont mis à nu l'état du réseau d'assainissement. Ainsi, dès son installation, la Lyonnaise des Eaux a procédé à un diagnostic complet. Résultat: outre les rejets de fuel dans les zones industrielles, l'analyse a relevé des problèmes d'encrassement allant jusqu'à 75% dans certaines zones, indique M. Guy Canavy, directeur général de la Lyonnaise des Eaux de Casablanca.
    Par ailleurs, le réseau étant unitaire, il reçoit aussi bien des eaux usées que pluviales. D'où un passage d'eau très difficile lors de fortes pluies. Des opérations de curage ont démarré il y a deux mois. Près de 10 hydrocureurs tournent à Casablanca et ses environs, «l'objectif étant d'effectuer le nettoyage avant les fortes pluies», est-il indiqué.

    Curage préventif


    Reste qu'en dépit de ces actions les problèmes peuvent surgir en cas d'intempéries. «Face à la défectuosité du réseau, nous ne pouvons résoudre tous les problèmes en quelques mois», tient à souligner le directeur général de la Lyonnaise. Pour l'heure, l'entreprise s'organise en interne. Un plan d'action pour réagir immédiatement aux conséquences des orages a été mis en place.
    A moyen terme, il est prévu un renforcement des structures.
    En outre, l'entreprise étudie actuellement un projet de délestage du collecteur ouest qui soulagera les réseaux et déversera les eaux pluvieuses dans la mer de la zone Sidi Bernoussi. Cette opération qui n'était pas prévue dans le contrat signé avec la Commune demande un investissement important. Ce plan d'urgence (travaux d'assainissement et délestage) nécessitera une enveloppe de 200 millions de DH.
    Côté entretien, la LEC souhaite, une fois les travaux d'assainsisement effectués, mettre en place «un curage préventif plutôt que curatif». Elle équipera ainsi le réseau de caméras de télévision afin d'inspecter à tout moment l'état des lieux.

    Visite à Aïn Sebaâ


    Saisie par les industriels de Aïn Sebaâ, la Délégation de la Lyonnaise de Eaux de cette région s'est rendue sur place pour voir l'état du réseau. Une visite sur les lieux a permis de constater le mauvais état de celui-ci. Le tronçon dont il est question se trouve dans la zone où opèrent les sociétés Manatex, Moulitex et Ecoprint (ex-société Sicop). Une inspection des lieux a relevé des résidus de fuel lourd et des déchets dans les canalisations. «Le fuel lourd résulterait probablement de l'activité de ces entreprises», explique M. Joseph Canale. Après pourparlers avec les industriels, une solution a été trouvée. Les industriels prennent en charge le pompage et l'évacuation. Coût approximatif de l'opération 5.000 DH chacun. Le curage et la refection du réseau estimés à 200.000 DH sont à la charge de la Lyonnaise.

    Fatima MOSSADEQ & Badra BERRISSOULE


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